" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
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Les sept crimes de Rome, de Guillaume Prévost (10/18, 285 pages). Terminé le 25 décembre 2007.
Genre : roman policier historique
Avis : 4/5
RESUME
EDITEUR : Rome,
décembre 1514. Un jeune homme décapité est découvert sur la statue de Marc
Aurèle. Une inscription au sang marque le crime: " Eum qui peccat...
" (Celui qui pèche... ). Peu après, c'est un vieillard qui est retrouvé
sur le Forum, nu, mort et attaché à une échelle, et cette fois encore, le crime
est signé: " ... Deus castigat " (Dieu le punit). Dans la Ville
éternelle, on n'avait jamais vu ça. Il semble que l'assassin défie la cité, le
pape lui-même, la chrétienté. Installé au Vatican depuis peu, occupé à ses
travaux d'anatomie et de peinture, Léonard de Vinci en personne se passionne
pour l'affaire. Aidé d'un jeune étudiant en médecine, il est peut-être le seul
à pouvoir démasquer ce monstre qui déploie autant d'intelligence à égarer les
soupçons que de cruauté à exécuter ses victimes...
Après avoir connu Guillaume Prévost dans
son rôle d'auteur de jeunesse qu'il tient avec brio (voir sa trilogie du Livre
du temps ), je le découvre dans un autre registre, celui du polar
historique.
Dans la Rome du XVIème siècle, des meurtres aussi violents qu'étranges sont commis et le jeune héros va traquer l'assassin avec l'aide précieuse et opportune du grand génie de la Renaissance qu'est... Léonard de Vinci !
Pour qui est déjà allé à Rome, le livre est tout d'abord un plaisir de promeneur, puisque l'intrigue nous balade régulièrement dans les quartiers antiques mais aussi dans les rues populeuses de la Renaissance et si l'on connaît un peu la Ville éternelle, il est agréable de se promener dans le dédale des rues...
Ensuite, l'ambiance historique générale est plutôt bien rendue : l'influence du Pape, les rivalités entre les grandes familles italiennes, les luttes pour le pouvoir, la recherche de domination des autres pays européens... Tout ça n'est qu'effleuré et, sans alourdir l'intrigue de renseignements didactiques pesants, cela permet de mieux situer l'atmosphère de l'époque.
On rencontre donc des personnages historiques réels, côtoyant des personnages issus de l'imagination de l'auteur. Et le cocktail fonctionne plutôt bien.
L'intrigue est bien menée, même si l'on peut toutefois reprocher à l'auteur de ne pas laisser assez d'indices sur le réel dessein du meurtrier. Son identité peut se trouver assez rapidement, par élimination, mais son mobile demeure tout de même assez obscur jusqu'au dénouement final. Et comme rien n'a été évoqué à ce sujet précisément, on peut avoir l'impression que l'auteur s'est emparé un peu facilement d'une résolution d'intrigue qu'il n'a pas voulu laisser à la portée de son lecteur.
Mais bon, une fois ce défaut mis en
lumière, on constatera tout de même que l'on passe un bon moment de lecture,
très agréable. Guillaume Prévost sait capter l'attention de son lecteur.
Publié par Alwenn à 17:55:39 dans @ Polars historiques | Commentaires (0) | Permaliens
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