" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
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La peste des âmes, de Jürgen Seidel (Hachette Black Moon, 430 pages). Terminé le 27 novembre 2007.
Genre : Roman (jeunesse)
Avis : 3/5
RESUME
EDITEUR : Londres, 1521. Une série de mystérieux suicides sème la
panique dans la ville. Les victimes, de jeunes étudiants, laissent des lettres
d'adieu dans lesquelles ils déclarent avoir été abandonnés par Dieu. On parle
d'une peste des âmes, qui ne demande qu'à se répandre. Aussi, lorsque des
élèves de son école sont concernés, Andrew mène l'enquête. Véritable maladie
spirituelle ou machination humaine ? Suicides volontaires ou meurtres déguisés
? Tels sont les mystères que vont tenter de percer les Blackfrairs Seven, le
cercle secret qu'Andrew a fondé.
L'idée de départ semblait plutôt alléchante : une sorte de club estudiantin du XVIème siècle à Londres, enquêtant sur des morts mystérieuses. Malheureusement, je dois avouer que le traitement de l'intrigue souffre de nombreuses carences. En effet, après un début mené tambour battant, avec notamment la rencontre avec chacun des personnages de cette histoire, l'intrigue se tasse régulièrement sur elle-même pour s'embourber dans un état des lieux de la vie à cette époque. Les liens entre les personnages sont pourtant plutôt bien décrits (on notera par exemple le réalisme de la relation entre Lady Alice et Thomas Morland, avec tout ce qu'elle peut comporter de morgue, de rancœur ou de violence) mais il manque ce petit supplément d'âme qui permet à un livre de s'ériger au rang de BON livre. De plus, si l'on considère que ce livre s'adresse à un lectorat de la jeunesse, on peut être dubitatif face à la compréhension du monde d'alors par des jeunes bien d'aujourd'hui : qui pourra réellement penser que la fille Morland est enceinte parce qu'elle a embrassé un garçon sur la bouche dans une église ? Bien sûr, tout cela est à remettre dans le contexte de l'époque et les jeunes filles, souvent mal informées, pouvaient être amenées à croire de pareilles choses....
Un livre très très hétérogène donc, avec des passages réellement intéressants, d'autres auxquels il semble manquer un souffle de vie et une fin qui m'a laissée mécontente : je n'ai pas compris réellement le dernier chapitre et j'ai horreur d'avoir l'impression d'avoir loupé quelque chose en cours de route. Cette frontière finale entre rêve et réalité m'a titillé l'esprit au point finalement de m'énerver.
Je suis donc déçue au final, moi qui partait si pleine d'espoir. Et c'est peut-être bien ça le souci : il vaut mieux parfois ne pas avoir trop d'attentes vis-à-vis d'un livre et se laisser bercer par l'histoire plutôt que d'espérer qu'il ressemble à l'image qu'on s'en était fait...
Publié par Alwenn à 12:17:19 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (0) | Permaliens
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