" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
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Carnages, de Maxime Chattam (Pocket, pages). Terminé le 25 septembre 2007.
Genre : thriller
Avis : 4/5
RESUME
EDITEUR : Harlem Est. 18 novembre, 8h28. Ils sont
tous là, dans le hall d'entrée du lycée Village Academy. Plus que quelques
minutes avant le début des cours. Parmi les élèves, un adolescent, un sac à dos
ouvert à ses pieds. Lentement, il lève son arme vers ses camarades et cale des
chargeurs dans sa poche. Le carnage peut commencer...
Quand l'inspecteur Lamar Gallineo arrive sur les lieux du massacre, c'est pour
découvrir le cadavre défiguré du tueur qui a fini par retourner l'arme contre
lui. Rapidement, cette affaire dépasse le simple fait divers : de nouvelles
tueries éclatent dans d'autres établissements.
A chaque fois, le même scénario, inexplicable. Des lycées de New York aux
souterrains abandonnés du métro, Lamar va tenter d'enrayer cette macabre
épidémie. Mais les apparences sont trompeuses. Toujours...
Tout d'abord, un immense remerciement
à Belgarpat qui m'a gentiment envoyé ce petit livre inédit de Maxime Chattam
par la poste...
Et en lisant l'adjectif « inédit », vous pouvez imaginer l'excitation qui peut saisir un lecteur de Chattam en tenant entre ses mains cet opuscule que la majorité du grand public n'a pas lu encore... C'est assez étrange comme sensation : on se sent privilégié, comme rentrant dans le cercle intime de l'auteur, qui vous fait la faveur de vous livrer ses talents d'écriture dans ces quelques pages... (T'avais pas tort en utilisant l'expression « petites mains fébriles », Belgarpat ;-))
Bref, on saisit le livre, on l'observe beaucoup d'abord. Sa couverture. On l'ouvre ensuite, on fait bruisser habilement les feuilles. On écoute le bruit des mots qui cherchent à s'enfuir. Et puis on s'assoit et on pose ses yeux sur les premiers mots. On lit, enfin.
Plaisir. Plaisir de découvrir une histoire comme Maxime Chattam sait les faire : circonvolutions autour de massacres dans des lycées américains. Fureur et sang, violence. Ce n'est par pour rien que le livre porte le titre de « Carnages ». Alors là, premier bémol de la pauvre âme sensible que je suis : j'aime le style cru de Maxime, même si je n'ai lu qu'un seul tome sur les trois de sa trilogie du Mal, mais là, il faut aimer les visions d'horreurs que peuvent occasionner des blessures mortelles au fusil... On aurait presque le goût âcre et ferreux du sang dans la bouche...
L'inspecteur Lamar est un flic bien campé, original. Hors norme. L'enquête repose sur ses épaules et heureusement qu'il les a bien larges. Parce l'histoire lui réserve bien des surprises. Et au lecteur aussi par la même occasion. On ne refera pas Maxime, et heureusement : il a le don de vous faire des surprises.
Et là où j'ai envie de mettre du sel dans la plaie, pour faire un peu mal tout de même, c'est sur le dénouement de l'intrigue. Oui, c'est vrai, l'histoire tient debout et ne manque pas de ressort. Mais elle manque par contre cruellement d'approfondissement psychologique. On pourra mettre cela sur le compte de la brièveté du roman, bien sûr. Mais on connaît -malheureusement- les racines américaines authentiques et tristement réelles de ces dernières années, qui forment le terreau de l'histoire... Et je pense que l'évocation de ce sujet aurait mérité que Chattam investisse davantage ses personnages d'une profondeur psychologique dont il ne les a pas dotés. C'est dommage. Les motivations finales dévoilées à la fin peuvent donc apparaître un peu simplistes, voire réductrices. Manichéen. Oui. Mais Chattam est très manichéen. C'est sans doute là son plus grand défaut et sa plus grande qualité.
Enfin, merci encore à toi, Belgarpat, de m'avoir permis de lire « Carnages ».
Publié par Alwenn à 21:49:39 dans @ Thrillers | Commentaires (4) | Permaliens
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