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Fabula Bovarya...ou l'art de la fuite romanesque

" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.

Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...

LIRE est le verbe que j'aimerais pouvoir conjuguer à toutes les personnes et à tous les temps le plus souvent possible...

Mes lectures ? De tout, de rien... je voyage dans les mots au gré de mes découvertes et de mes marottes du moment.


C'est ainsi qu'après avoir découvert la littérature jeunesse par
l'intermédiaire de mon travail, je m'en suis fait une passion. D'où le
mélange des genres de Fabula Bovarya.

Pas de panique ! Pour s'y retrouver, on suit la couleur
(même si je ne suis pas vraiment une fan des classifications en
littérature : les frontières ne sont pas toujours simples à déterminer)


- en ROSE : les livres de littérature jeunesse, les livres pour ado.

- en VIOLET : les livres pour "adultes".


Que dire de mes avis ? Sans doute qu'ils sont toujours très subjectifs
(forcément) mais, avant tout, toujours sincères. Je ne prétends pas être critique littéraire.

D'ailleurs, Monsieur Pennac, j'aurais bien aimé rajouter à vos "Droits imprescriptibles du lecteur" un onzième droit, qui me tient à coeur - et qui me paraît tout aussi essentiel que les dix autres - : le droit de ne pas avoir aimé un livre...(accompagné de son corollaire, le droit de le dire...)

Allez, pour la route, je termine avec ces fameux droits :

LES DROITS DU LECTEUR :

Le droit de ne pas lire.

Le droit de sauter des pages.

Le droit de ne pas finir un livre.

Le droit de relire.

Le droit de lire n'importe quoi.

Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)

Le droit de lire n'importe où.

Le droit de grappiller.

Le droit de lire à haute voix.

Le droit de nous taire.


(in Comme un roman, de Daniel Pennac)

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Double dames contre la mort | 29 août 2007

Double dames contre la mort, de Yvonne Besson (Pocket policier, 370 pages). Terminé le 27 août 2007.

Genre : roman policier

Avis : 4/5

RESUME EDITEUR : La découverte fait froid dans le dos : dans une villa cossue de Dinard surplombant l'océan gît le corps en putréfaction d'une jeune femme assassinée. Ayant apparemment subi des sévices sexuels, elle aurait été étranglée...
Au même moment, à Marville, en Normandie, la publication dans la presse de la photo de la victime ravive chez la capitaine de police Carole Riou des cicatrices douloureuses : la défunte, fille d'un respectable galeriste britannique, ressemble à s'y méprendre à sa propre cousine, morte trente ans auparavant dans des conditions quasi similaires. Les visages se superposent, le passé se mêle au présent. Quel tour macabre le destin a-t-il décidé de jouer au capitaine Riou ?

 
Décidément, j'aime bien l'écriture d'Yvonne Besson : elle a un talent particulier pour décrire les petites villes de province à l'ambiance étouffante, où se jouent des drames qui, des années après, résonnent encore de leur écho macabre. Les personnages sont toujours saisis sur le vif, décryptés dans leur pensée avec une justesse et une profondeur étonnante. Attachants jusque dans leurs défauts les plus agaçants.

Alors évidemment, ceux qui aiment les polars où ça bouge, les romans musclés et dynamiques resteront sur leur faim parce que l'univers d'Yvonne Besson correspond sans doute plus aux « Cinq dernières minutes » qu'aux « Experts »... Mais quand on aime ce genre d'atmosphère et ce type d'écriture, on ne peut qu'être comblé ! Yvonne Besson prend un malin plaisir à nous balader dans son histoire, sans jamais opacifier plus que de raison les indices qu'elle sème au fil des pages. Cela amène, en tant que lecteur, à confondre le ou les coupables parfois assez rapidement, mais peu importe ! L'écriture d'Yvonne Besson se savoure et son univers se vit...

C'est le troisième roman que je lis de l'auteur, et je ne me lasse vraiment pas du personnage de Carole Riou et de ses intrigues policières ! A quand un autre opus de ses aventures ?

Publié par Alwenn à 00:15:18 dans @ Polars | Commentaires (0) |

Calypso 3 | 24 août 2007

Les confidences de Calypso : duel princier (tome 3), de Tyne O'Connell (Gallimard scripto, 301 pages). Terminé le 22 août 2007.

Genre : roman jeunesse ( spécial filles, encore...)

Avis : 4/5

RESUME EDITEUR : Après quatre années passées dans le très chic pensionnat anglais pour jeunes filles de Saint-Augustin, Calypso est enfin parfaitement intégrée. La petite Américaine pétillante et spontanée a même conquis le prince Freddie en personne...
Et cette année, elle est bien décidée à se qualifier pour le championnat national d'escrime. Mais pourquoi faut-il que Sarah, son excentrique et si peu discrète maman, débarque un matin de Los Angeles pour s'installer à Londres ? C'est que les parents de Calypso sont en pleine crise conjugale. Et Sarah a soudain besoin de rattraper le temps perdu avec sa fille ! Un troisième tome plein de défis pour Calypso dont l'humour et la fantaisie restent les meilleures armes !


Un troisième tome très réussi, plein d'humour et rempli des déboires de cette jeune américaine perdue dans l'univers impitoyable des riches britanniques... De nombreuses pages sont tournées vers l'escrime et -n'y connaissant personnellement absolument rien du tout-, j'ai beaucoup aimé ces scènes de duels au sabre, très bien décrites.

Et puis, c'est sans compter sur l'un des personnages principaux, absolument hilarant : le maître d'escrime Prackmar/Braquemart (excellent jeu de mot de la part du traducteur d'ailleurs...). Un vrai Mr Bean ! Il est hallucinant de bizarrerie ! Le personnage de la mère de Calypso est très attachant aussi. Et pendant ce temps, la bluette princière avec Freds poursuit son petit bonhomme de chemin...

Je ne sais pas si Tyne O'Connell compte écrire une suite, mais si elle poursuit dans la veine comique qu'elle adopte dans ce tome, elle pourrait bien faire de Calypso une nouvelle Bridget Jones pour adolescente... Ah... le style british... ou comment rire des mésaventures des autres en oubliant qu'on vit ou qu'on a vécu -à quelque chose près- les mêmes choses...

Publié par Alwenn à 19:16:36 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (1) |

Phaenomen II | 21 août 2007

Phaenomen (tome 2), de Erik L'Homme (Gallimard Jeunesse, pages). Terminé le 20 août 2007.

Genre : roman aventure jeunesse

Avis : 2/5

RESUME EDITEUR : Handicaps ? Pouvoirs surnaturels ? Les troubles dont souffrent Violaine, Claire, Nicolas et Arthur en ont fait des marginaux. Persuadés qu'il existe un lien entre leur état et l'existence d'une vie extraterrestre, ils mènent l'enquête de Londres jusqu'en Patagonie. Mais quels intérêts supérieurs menacent-ils ? Quelle est cette mystérieuse organisation qui lance contre eux ses tueurs à gages ? Les quatre adolescents vont l'apprendre à leurs dépens : plus près du secret, c'est aussi plus près du danger... Le deuxième livre de la nouvelle trilogie d'Erik L'Homme : Attention, dossier ultrasensible !

Bof, bof... je suis très déçue de ce deuxième tome de la nouvelle trilogie d'Erik L'Homme... L'auteur épaissit largement le mystère autour des quatre jeunes héros, prend (beaucoup trop) plaisir à brouiller les pistes, envoyant les gamins en Amérique latine, sur les traces des...templiers ! Oui, oui, vous avez bien lu, les templiers...

Les templiers en Amérique latine (avant la découverte de l'Amérique par Colomb, hein, pour situer un peu...), avec, dans leur malle à trésor (ben ouais, les Templiers avaient forcément un trésor...) des parchemins apocryphes pouvant révéler un lien entre eux et...la mission Apollo sur la lune !!!

Non, franchement, là, c'est n'importe quoi et en plus, les jeunes qui liront ça seraient capables d'y croire, tellement c'est ENORME. Je ne sais pas où Erik L'Homme a été pêché ses informations mais c'est vraiment du pur complot militaro-industrielo-ésotérico-tout ce qu'on veut...

Alors, c'est sûr, il y a des courses-pousuites, des énigmes, des secrets à dévoiler, du suspense et de l'amitié, mais le fond complètement poreux de l'histoire m'a noyé dans une histoire abracadabrante que je juge peu intéressante...

Vraiment, vraiment déçue... Je ne vois même pas quoi ajouter d'autre...Désolée...

Publié par Alwenn à 19:13:47 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (1) |

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part | 01 août 2007

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, de Anna Gavalda (J'ai lu,157 pages). Terminé le 31 juillet 2007.

Genre : recueil de nouvelles

Avis : 3/5

RESUME EDITEUR : « Quand j'arrive à la gare de l'Est, j'espère toujours secrètement qu'il y aura quelqu'un pour m'attendre. C'est con. J'ai beau savoir que ma mère est encore au boulot à cette heure-là et que Marc n'est pas du genre à traverser la banlieue pour porter mon sac, j'ai toujours cet espoir débile. »

Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d'espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu'il leur arrive, ils n'ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d'émotion qu'ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d'Anna Gavalda. En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences.


Je l'ai lu en une journée à peine. Quelques heures suffisent pour lire ces douze tranches de vie.

La qualité des textes au sein du recueil est assez inégale mais je retiens tout de mêmes quelques nouvelles :

- « I.I.G », terrible dans la douleur qu'elle recèle chez la femme que l'auteur décrit...

- « Permission », dont sont extraites les quelques lignes en exergue sur la quatrième de couverture, et qui a le mérite d'instiller cette note d'espoir fou que chacun peut un jour glaner au détour des aléas de la vie,

- « Le fait du jour », pesant dans l'erreur impardonnable d'un homme et cinglant d'une lâcheté humaine malheureusement parfois trop présente dans la société actuelle,

- « Junior », risible de cette moquerie sans méchanceté dans laquelle on prend parfois plaisir à se glisser (pour ne pas dire se vautrer, parce que j'ai vraiment, vraiment ri sur ce coup-là...) face aux déboires des autres...

Pour le reste, je suis parfois restée sur ma fin, surtout si l'on considère que le propre d'une nouvelle est de nous surprendre par sa chute. Certaines autres histoires apparaissent en effet davantage comme des ébauches de ces fameuses « tranches de vie » qu'Anna Gavalda, il faut l'avouer, a le talent de saisir sur le vif, comme un instantané photographique qui aurait le pouvoir de conserver les mille brillances flamboyantes ou les mille clairs-obscurs ténébreux que la vie peut apporter.

Comme le dit le résumé éditeur, ce sont des êtres dans leur simplicité la plus humaine, avec tout ce qui fait que l'on peut facilement s'identifier puisque chaque individu possède dans son ou ses histoire(s) sa part d'extraordinaire et de merveilleux, qui apparaîtra banale aux yeux des autres, mais qui fera toute l'originalité de son parcours dans la vie.

L'écriture de l'auteur, simple et actuelle, a en outre le mérite de donner à ces histoires cette dimension à la fois familière et élémentaire de ces chemins de vie, et qui nous rend les personnages si attachants ou si rebutants.

Un bon moment, donc. J'ai même une meilleure impression que Je l'aimais, du même auteur, et lu précédemment. Du coup, je me demande même si je ne pousserais pas le vice à lire aussi Ensemble, c'est tout, dont on semble dire tant de bien... On verra !

Publié par Alwenn à 11:24:38 dans @ Recueil de nouvelles | Commentaires (0) |

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