Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Fabula Bovarya...ou l'art de la fuite romanesque

" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.

Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...

LIRE est le verbe que j'aimerais pouvoir conjuguer à toutes les personnes et à tous les temps le plus souvent possible...

Mes lectures ? De tout, de rien... je voyage dans les mots au gré de mes découvertes et de mes marottes du moment.


C'est ainsi qu'après avoir découvert la littérature jeunesse par
l'intermédiaire de mon travail, je m'en suis fait une passion. D'où le
mélange des genres de Fabula Bovarya.

Pas de panique ! Pour s'y retrouver, on suit la couleur
(même si je ne suis pas vraiment une fan des classifications en
littérature : les frontières ne sont pas toujours simples à déterminer)


- en ROSE : les livres de littérature jeunesse, les livres pour ado.

- en VIOLET : les livres pour "adultes".


Que dire de mes avis ? Sans doute qu'ils sont toujours très subjectifs
(forcément) mais, avant tout, toujours sincères. Je ne prétends pas être critique littéraire.

D'ailleurs, Monsieur Pennac, j'aurais bien aimé rajouter à vos "Droits imprescriptibles du lecteur" un onzième droit, qui me tient à coeur - et qui me paraît tout aussi essentiel que les dix autres - : le droit de ne pas avoir aimé un livre...(accompagné de son corollaire, le droit de le dire...)

Allez, pour la route, je termine avec ces fameux droits :

LES DROITS DU LECTEUR :

Le droit de ne pas lire.

Le droit de sauter des pages.

Le droit de ne pas finir un livre.

Le droit de relire.

Le droit de lire n'importe quoi.

Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)

Le droit de lire n'importe où.

Le droit de grappiller.

Le droit de lire à haute voix.

Le droit de nous taire.


(in Comme un roman, de Daniel Pennac)

Juillet

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031    

Compteur

Depuis le 17-04-2006 :
62382 visiteurs
Depuis le début du mois :
876 visiteurs
Billets :
114 billets

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Les larmes de Machiavel | 31 juillet 2007

Les larmes de Machiavel, de Raphaël Cardetti (Pocket, 307 pages). Terminé le 30 juillet 2007.

Genre : roman policier historique

Avis : 4/5

RESUME EDITEUR : A Florence, à la fin du XVe siècle, depuis la chute de la maison Médicis, les esprits sont prompts à s'échauffer entre les défenseurs du régime républicain en place, et les partisans d'un retour au pouvoir aristocratique.
Témoin d'un meurtres, Niccolo Machiavel, jeune secrétaire de chancellerie, va mettre à profit ses parfaites connaissances de l'âme humaine et des rouages politiques pour mener une enquête qui le plonge au cœur d'un complot visant à reverser la République.
Mais ne cherche-t-il pas d'abord à servir ses intérêts ?

 

Tout le monde a, un jour ou l'autre, entendu parler de Machiavel, et surtout du terme auquel il a donné naissance : le machiavélisme.

Eh bien, « machiavélique » est bien l'adjectif qui qualifie le mieux ce roman policier dont les événements prennent place dans la Florence renaissante.

En effet, toute la dextérité de Cardetti tient dans sa manière plus qu'adroite d'amener le lecteur en erreur jusqu'à la révélation finale, assez époustouflante. Au moment où l'on se dit « ben, oui, je l'avais deviné, c'était ***. » Eh bien, non, c'est plus tordu que ça... Oui, machiavélique est bien l'adjectif ad hoc pour cette intrigue.

Et même si l'acception commune et populaire du terme « machiavélisme » n'est pas la représentation la plus fidèle de la pensée de ce théoricien de la politique que fut Machiavel, en revanche, le sens de son fameux précepte « la fin justifie les moyens » prend toute sa profondeur dans le dénouement final.

C'est donc un livre qui se lit comme on mange ces gâteaux dont il faut déflorer toutes les couches pour accéder au cœur. Et là, c'est l'épate.

Bon, comme il faut bien trouver des défauts, j'aimerais quand même pointer du doigt les petites trahisons de l'auteur face à la véracité des faits historiques. Je ne peux pas forcément beaucoup développer au risque de dévoiler trop l'histoire, mais les personnages historiques cités n'ont pas tous forcément connu le destin que Cardetti veut bien leur prêter. C'est romancé certes, mais l'Histoire est tout de même à mon sens une maîtresse qui se satisfait mal de ce genre d'infidélités. Mais bon, il faut prendre ce roman comme il est, un bon petit policier historique à la fin duquel il fait bon se faire piéger.

 

Publié par Alwenn à 21:05:15 dans @ Polars | Commentaires (4) |

Quatre filles et un jean | 23 juillet 2007

Quatre filles et un jean, Le dernier été (tome 4) de Ann Brashares ( 403 pages). Terminé le 22 juillet 2007.

Genre : roman jeunesse (spécial filles !)

Avis : 5/5

RESUME EDITEUR : Après leur première année loin de chez elles, à l'université, Carmen, Tibby, Bridget et Lena ont chacune des projets différents pour l'été : Carmen participe à un festival de théâtre. Persuadée de n'être bonne qu'à s'occuper des décors, elle est la première surprise lorsqu'elle se fait repérer pour ses talents d'actrice. Mais Julia, sa nouvelle amie, semble tout à coup bien distante.... Tibby reste au campus à New York pour suivre un séminaire d'écriture de scénarios et file le parfait amour avec Brian, jusqu'à ce que... tout se complique ; Bridget part en Turquie sur un chantier de fouilles archéologiques. Elle tombe sous le charme de Peter, trente ans, marié ; père de famille... Lena suit un atelier de dessin en compagnie d'un élève particulièrement doué et plutôt beau garçon, Léo, qui pourrait bien lui faire oublier Kostos... Ce dernier volet laisse les quatre filles au seuil de leur vie d'adulte. C'est l'heure des grandes questions et, parfois, des déceptions. Mais une chose est sûre : avec ou sans le jean, leur amitié restera éternellement dans le bleu.

 
                  Voilà un dernier tome qui se termine en apothéose, dans le bleu limpide et profond de la Grèce (je m'y voyais...) ! Le rythme qu'Ann Brashares donne aux aventures de ces quatre jeunes filles est toujours aussi prenant et une fois que l'on a commencé à lire les premières pages, on ne peut plus s'arrêter.

                  Carmen, Bee, Tibby et Lena entrent progressivement dans l'âge adulte et leur amitié tient bon, s'ancre dans de nouvelles perspectives et de nouveaux horizons. Toutes les jeunes lectrices (et les moins jeunes, dont je fais partie... ah...nostalgie, quand tu nous tiens...) peuvent se retrouver à un moment ou à un autre dans l'une des quatre héroïnes, ou même dans chacune d'entre elles tour à tour.

                  Bon, il faut l'avouer, c'est vraiment -vraiment- un livre pour filles, avec des préoccupations purement féminines, mais l'auteur a ce don particulier de traiter de sujets qui un jour ou l'autre touchent toutes les jeunes filles en passe de devenir jeunes femmes.

                  Et ce qui caractérise toutes les aventures que vivent ces quatre amies, c'est l'optimisme fondamental en la vie, dans ses bons comme dans ses mauvais moments. On ne peut qu'être sensible à cette philosophie de vie qui suggère que l'amitié, la famille que l'on se choisit, nous aide à surmonter les obstacles, nous rend plus fort, nous conforte et nous donne l'énergie d'avancer, toujours. Ce n'est ni mièvre, ni d'une morale bien-pensante. Non, c'est juste simple et fort comme peut l'être l'amitié. Ni plus, ni moins.

                  Bref, à conseiller à toutes les jeunes lectrices qui se posent les mêmes questions que Carmen, Bee, Tibby et Lena. Et Dieu sait que ces thèmes sont atemporels.

Publié par Alwenn à 21:36:09 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (0) |

Comme une tombe | 15 juillet 2007

Clin d'oeil à Belgarpat !

Comme une tombe de Peter James (Pocket, 532 pages). Terminé le 17 juillet 2007.

Genre : thriller

Avis : 4/5

RESUME EDITEUR : Lorsqu'il se réveille six pieds sous terre dans un cercueil avec du whisky, une lampe de poche, une revue érotique et un sérieux mal de crâne, Michael Harrison pense à une mauvaise blague. Très vite, il se remémore la soirée arrosée de la veille avec ses copains pour son enterrement de vie de garçon. Seulement les heures passent et personne ne vient le chercher... A la surface, sa fiancée s'inquiète. A trois jours des noces, elle signale la disparition de Michael à Roy Grace, inspecteur aux méthodes peu conventionnelles, dans la ligne de mire de sa hiérarchie. Pour retrouver le futur époux il n'a qu'un seul indice : ses témoins. Mais leur camionnette est en pièces et aucun d'eux n'a survécu à l'accident...

 
                  Bon petit thriller où l'intérêt ne réside pas dans le « qui ? » (Qui a fait ça ?), puisqu'on le découvre assez rapidement, mais dans le « comment ? » : mais comment Michael Harrison va-t-il s'en sortir ??? Les pages se tournent sans que l'on s'en rende compte, parce qu'on a véritablement envie de savoir comment et quand, ou SI, le pauvre héros va s'en sortir...

                  Le personnage de l'inspecteur, Roy Grace, est très attachant : un peu hors-norme, n'hésitant pas à faire appel aux sciences dites « occultes » pour l'aider dans ses enquêtes. Un peu malmené dans la vie, victime de la disparition pure et simple de sa compagne, qui s'est littéralement volatilisée quelques années auparavant et dont il persiste à chercher la trace.

                  Bref, ça se lire tranquillou. Une course contre la montre, des interrogatoires pour démêler le vrai du faux, et quelques incursions dans la vie privée des uns et des autres font un cocktail sympathique pour ce thriller.

Publié par Alwenn à 22:12:03 dans @ Thrillers | Commentaires (4) |

Blanche et le Vampire de Paris | 15 juillet 2007

Blanche et le vampire de Paris de Hervé Jubert (Albin Michel, 310 pages). Terminé le 14 juillet 2007.

 Genre : roman

 Avis : 4/5

 RESUME EDITEUR : Janvier 1873. Paris bruisse de la rumeur étrange qu'un vampire sévit dans la ville. Le commissaire Gaston Loiseau est sur les dents. Un dénommé Philémon de Saint-Auban est retrouvé vidé de son sang, une sangsue posée sur son cadavre. Blanche, la nièce de Loiseau, va sans le savoir mener la même enquête que son oncle. En effet, une jeune blanchisseuse illettrée - Camille - lui demande de lire pour elle un billet qui lui est adressé. Il est signé Philémon de Saint-Auban... qu'elle assure ne pas connaître. Blanche se lance dans une dangereuse aventure où tout le monde cultive le secret...

                   Bon dernier tome, il fait l'avouer. Ce qui fait le secret de la recette de Jubert pour cette trilogie (détails historiques, personnages réels mêlés à la fiction, vocabulaire choisi et délicieusement désuet...) sont bien là. L'intrigue est plutôt rondement menée et l'on peut se faire piéger facilement sur l'identité du coupable.

                  Blanche a grandi, quant à elle. Ses préoccupations ont évolué puisqu'elle s'est mariée avec son ingénieur, Alphonse Petit. C'est donc une Blanche différente que l'on retrouve. Et parfois, la vie de cette jeune bourgeoise du XIXème siècle peut prêter à sourire.

                  Son oncle, en revanche, est toujours aussi charismatique. Mais comme le laissait présager le tome précédent, les enquêtes sont menées bien distinctement : Gaston Loiseau d'un côté, et Blanche de l'autre. C'est ce que j'ai trouvé un peu dommage. Je trouvais que le duo oncle-nièce fonctionnait plutôt bien, dans le premier tome.

                  Une bonne trilogie policière pour la jeunesse donc, mais si je dois comparer avec la première trilogie de Jubert, je la trouve tout de même moins enlevée. Mais je n'ai pas boudé mon plaisir, non plus, j'ai lu le livre en une journée.

Publié par Alwenn à 22:04:30 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (0) |

Valentine | 08 juillet 2007

Valentine de Anne Guillard (Vents d'ouest, 48 pages).

Tome 1 : Elle et décoloration - Tome 2 : Seule et jolie - Tome 3 : Rien dans ma vie !

Terminés le 08 juillet 2007.

 

Genre : Bandes dessinées

 

Avis : 5/5

 

    Aaah... Voilà un petite lecture extrêmement plaisante qui fait un bien fou après le funeste livre précédent...

    Je me suis littéralement régalée avec ces aventures de Valentine, une presque trentenaire larguée qui déprime et qui fait la chasse aux poils et aux mecs.

    Anne Guillard a un humour fou, un trait de crayon formidable pour croquer les filles dans leurs défauts les plus agaçants et les plus mordants...

    Les trois albums sont présentés comme des magazines féminins, avec fausses pubs, horoscopes, tests bidons, et articles con-cons qui s'intercalent entre les planches à proprement parler (brillante, cette idée !)...

    J'ai passé mon temps à rire devant la finesse de l'analyse ironique du contenu de ces magazines, et l'inventivité géniale de l'auteur à détourner les noms, marques de produits et autres... Bref, trois petites friandises à savourer, qu'on soit une fille ou pas d'ailleurs...

Publié par Alwenn à 17:06:20 dans @ Bandes dessinées | Commentaires (0) |

1| 2| >>