" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
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Grimpow, l'élu des Templiers, de Rafael Abalos (Albin Michel, 505 pages). Terminé le 28 octobre 2006."
L'ombre et la lumière sont dans le ciel. Aidor Bilbicum. Strasbourg ",
lit-il, stupéfait, alors qu'il n'a jamais su lire. A cet instant, le
cadavre disparaît comme par enchantement. Perdu et effrayé, Grimpow n'a
qu'une certitude : il a été élu. Et l'amulette et le parchemin viennent
de transformer sa vie en destin. Un monde d'inscriptions codées et de
cartes énigmatiques, de jeux de mots et de cryptogrammes. Un chemin
invisible qui prend sens à mesure que Grimpow s'approche du plus grand
secret du Moyen Age : celui que détiennent les Templiers. Un roman
unanimement salué par la presse espagnole qui voit, en Grimpow, Le Nom
de la rose de lalittérature de jeunesse.
Bon,comme
Pour
rentrer un peu plus dans les détails, je trouve que la construction est très
lâche, avec quelques passages véritablement bien sentis mais qui à mon sens ne
rattrapent pas la médiocrité de l'ensemble.
En
outre, une certaine originalité de construction voulue par l'auteur dessert en
réalité le livre puisqu'un lecteur averti sentira tout de suite l'alliance
malheureuse des genres. En effet, les passages les plus réussis (toujours à mon
sens) émane d'un genre qui s'apparenterait davantage à la Fantasy (le passage
des Châteaux du Cercle de Pierre) : le souffle épique qui anime les
chapitres de la bataille, et ceux des tournois, montre que l'auteur se sent à
l'aise dans ce type de narration. Mais on établit mal le lien avec l'intrigue
des Templiers. Tant qu'à réaliser une uchronie, autant forcer le trait et
brosser le tableau en entier. Mais là, cela revient à voir sur la même toile du
Manet et du Dali. L'alliance des genres
rend toutes les fondations bancales.
Au
final, je suis déçue et franchement, si le livre peut faire illusion auprès
d'un jeune public (auquel il est destiné), encore peu averti des conventions
qui régissent les droits et devoirs d'un auteur envers son lecteur, il ne leurrera
personne d'autre. Amateur de vrais romans d'aventures, passe ton chemin.
Publié par Alwenn à 19:22:08 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (8) | Permaliens
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