" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
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Hier, je
suis allée voir Nos voisins les hommes au ciné. J'ai bien ri. Encore
une fois, on ne m'enlèvera pas de la tête que les dessins animés ont un
meilleur accueil auprès des adultes.
Normal
me direz-vous, l'enfant n'a pas toutes les clés de référence pour
comprendre les allusions et les implicites. Certes. Mais franchement,
les niveaux d'analyse des dessins animés sont toujours super
intéressants et c'est ce que j'aime par dessus tout : prendre un
plaisir fou à regarder comme un gamine des gags burlesques et percer
les clins d'oeil et les références.
Dans
ce film, j'aime beaucoup la critique de la société de consommation,
même si, il ne faut pas se leurrer, tout cela reste très "politically
correct" (C'est quand même fait par des américains... ha, ha, ha...).
Mais bon, c'est quand même assez criant de vérité.
Bref,
je ne regrette pas d'y être allée. Et puis, j'ai encore eu un coup de
coeur : Zammy, l'écureuil fou (en photo en ouverture du post). Un petit
animal SUPER attachant !!! Un bon moment de détente avant la rentrée en tout cas...
Publié par Alwenn à 21:41:22 dans @ Sorties ciné/Sorties théâtre | Commentaires (2) | Permaliens
Le violon du
diable, de Preston et
Child (L'Archipel, 582 pages). Terminé le 15 octobre 2006.
Avis : 3/5
RESUME EDITEURPour être franche, je suis assez déçue de
cet opus des aventures de l'inspecteur Pendergast.
Peut-être est-ce dû notamment au fait que
ma lecture a été très hachée et décousue à cause de la rentrée qui a perturbé
mon programme lecture, mais je ne retire pas le même enthousiasme que lors de
ma lecture de l'excellent, que dis-je, l'exceptionnel « Chambre des curiosités ».
J'ai trouvé Harryman, le journaliste
remplaçant du très bon Smithback, très pâlot et quasi inexistant. D'agosta ne
m'a pas fait non plus grand effet. Bref, les acolytes de Pendergast n'ont pas
d'épaisseur et cela nuit beaucoup à l'aura du thriller.
Seul le comte Fosco possède peut-être assez
de carrure (au sens propre comme au sens figuré d'ailleurs !) pour fournir
un personnage intéressant.
Pendergast bien sûr demeure incontournable.
Fascinant. Quel étrange personnage décidément, qui a pu parfois me faire penser
à Nosfératu de Murnau dans sa manière de se déplacer. Quelque chose de
fantomatique. Une retenue so british pour un américain.
Pour en venir à l'histoire, je ne lui
trouve pas de charme remarquable. La quatrième de couverture déflore le mobile
et ne laisse plus beaucoup de place à l'imagination. Certes, ça bouge, ça tue,
ça s'échappe, ça voyage... mais ça lasse. Beaucoup d'épisodes inutiles. La même
technique d'alternance des points de vue et des scènes. Bref, tout cela m'a au
final -oserais-je le dire ?- ennuyée. Je ne suis pas parvenue à retrouver
l'émotion absolument géniale et fantastique procurée par la Chambre des
curiosités, sorte de frisson littéraire comme j'en ai eu si peu.
D'autant qu'encore une fois, il faut
sacrifier à la sacro-sainte mode des suites et des teasing qui ne vous laissent
dans la tête qu'un retentissant « tadaaaammm... la suite au prochain
épisode... ». Un peu énervant, ça aussi...
Au final, ça se laisse lire, sûrement mieux
sur la plage. Mais Preston et Child n'ont pas réussi à renouveler en moi
l'exploit du premier livre que j'aie lu d'eux.
taraude : qui est Constance, la protégée de Pendergast ??? Je ne me
souviens pas d'elle dans la Chambre des curiosités, alors soit j'ai loupé un
épisode entre-temps, soit il faut que je revienne au livre de poche pour la
resituer. Mais elle a bien aiguisé ma curiosité. Mais c'est bien aussi la seule
chose qui m'ait titillé l'esprit...
Pour conclure, Le violon du diable n'est
pas une réussite, mais on ne pas dire non plus que ce soit un désastre. Une
petite friandise (un peu lourde certes, et attention à l'indigestion) si l'on
n'a rien d'autre à se mettre sous la dent.
Publié par Alwenn à 00:16:01 dans @ Thrillers | Commentaires (4) | Permaliens
Le lac des derniers soupirs, de Erin Hart (Pocket Policier, 563 pages). Terminé le 23 août 2006.
Genre : roman policier
Avis : 3/5
RESUME EDITEUR : Etranglé, égorgé, noyé : tel est le triple châtiment que semble avoir subi l'homme dont les
restes ont été découverts dans une tourbière au cœur de l'Irlande.
Appelée pour étudier ce corps datant de plusieurs siècles, la
biologiste Nora Gavin compte aussi sur ce voyage pour faire le point
sur sa relation avec son compagnon, l'archéologue Cormac Maguire. Or
leur couple va affronter une épreuve inattendue puisqu'un autre
cadavre,
beaucoup plus contemporain celui-là, est retrouvé, portant les mêmes
stigmates. De scientifique, l'enquête devient criminelle et sur les
rives du lac Loughnabrone resurgissent vieilles histoires et rancœurs
tenaces. Nora, Cormac et l'inspecteur Ward, chargé de l'investigation,
vont découvrir que dans ce pays de secrets et de légendes lavérité est
parfois enfouie très profondément.
Eh
bien, à dire vrai, j'ai apprécié de les retrouver mais je regrette le
côté un peu déjà vu de l'histoire : un corps retrouvé dans les
tourbières, qui
date de l'âge du fer, et un autre, plus récent... Le
but du jeu étant bien évidemment de trouver quel est le lien éventuel
qui unit ces deux cadavres...
Réminiscence, quand tu nous tiens...
Erin Hart a calqué cette intrigue sur celle de la fois précédente...
Verdict : manque d'originalité !
J'adore
surtout cette atmosphère irlandaise, celtique, emplie de brume de
tourbière et de fumées de pubs, coloriée par la bruyère et la lande,
les
arbres et les lacs. Erin Hart est très forte pour vous transporter dans
cette contrée des mystères aussi facilement que si vous y étiez,
en
jonglant avec des passages descriptifs jamais ennuyeux qui campent en
quelques traits de pinceaux cette vieille terrede légendes.
Les
personnages (hormis Cormac et Nora auxquels j'étais habituée depuis le
tome précédent) peuvent parfois donner l'impression d'être un peu
caricaturaux,
maisil finissent par en devenir attachants ou définitivement
repoussants : pas de demie-teinte chez Erin Hart ! On a le caractère
celtique bien trempé ou on ne l'a pas !
Pour ce
qui est de l'énigme en elle-même, elle est intéressante, et l'auteur,
par la multiplicité des personnages et de leurs lignes de vie, ne nous
aide
pas souvent à nous diriger dans l'enquête : tant mieux ! On s'égare, on
part plus avant, on revient sur nos pas...Bref, on se triture les
méninges jusqu'au dénouement. Celui-ci n'est d'ailleurs pas forcément
bluffant mais il a lemérite d'être réaliste et de remettre en place le
puzzle du début.
Cela dit, des deux livres, je crois que j'ai préféré le premier, le Chant des corbeaux : l'attrait de la nouveauté sans doute.
Publié par Alwenn à 00:55:48 dans @ Polars | Commentaires (0) | Permaliens
Blanche et l'œil du grand Khan, de Hervé Jubert (Albin Michel (Wiz), pages). Terminé le 08 août 2006.
Genre : roman
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Pour le grand khan trouver, L'Hydre décapiter, Ses six têtes aligner... "
Le grand khan ! Cette bague fabuleuse dont la trace a été perdue et qui serait
cachée quelque part dans Paris. Tous les assoiffés de pouvoir la convoitent. Alors
que son oncle Gaston traque un tueur sans visage, Blanche, s'engage dans une
fabuleuse chasse au trésor pour trouver l'Œil du grand khan avant l'Hydre,
reine cachée du crime parisien.
Aah ! Le tome 2 valait vraiment la peine que je l'achète !
Petit rappel des faits : l'an dernier, j'avais lu le premier opus de la nouvelle trilogie d'Hervé Jubert (décidément, quelle mode ces trilogies !) : Blanche ou la triple contrainte de l'Enfer. Déception. J'avoue qu'après la formidable trilogie qu'il nous avait livrée précédemment (Le quadrille des assassins, Un tango du diable, Sabbat samba)Mais
ce deuxième volet m'a séduit : l'héroïne Blanche y apparaît mûrie, plus
posée et aussi plus « femme moderne » (on notera quelques prises
d'initiatives dignes d'une femme du XXIème siècle !).
L'intrigue est plutôt sympathique et le système de la double enquête (Gaston Loiseau et Blanche) fonctionne assez bien.
Mais là
ou je tire chapeau bas à l'auteur, c'est pour l'ambiance : ce Paris de
l'après Commune est tout bonnement fantastique. On fait une véritable
plongée dans la Capitale après les évènements tragiques de 1871,
visitant presque toutes les classes sociales de l'époque et navigant
dans les quartiers les pluspittoresques. Hervé Jubert brosse presque un
tableau historique à la Victor Hugo (comment ne pas voir les clins d'œil de la Cour des Miracle ?)
Mais surtout,
surtout, quel perfectionnisme dans la narration ! Le détail va se
faufiler jusque dans le vocabulaire, d'une précision contextuelle
parfaite
! Ce qui me fait d'ailleurs dire qu'Hervé Jubert, publié par Wiz
collection jeunesse aux éditions Albin Michel, n'est pas forcément à
classer dans les auteurs jeunesse. Le style, la syntaxe, le contexte
historique en font un livre « borderline » : bien plus pour des ados
matures ou des jeunes adultes à mon avis. Bon, encore une fois, je ne
peux pas m'empêcher d'essayer de « classer », mais je pense que c'est
rendre aussi honneur à
l'auteur qui, loin de céder aux sirènes du «
tout simplificateur », va jusqu'au bout de son univers et propose un
récit léché jusqu'au bout des
mots, et que l'on lit avec un très grand plaisir.
Publié par Alwenn à 11:51:46 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (0) | Permaliens
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