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Fabula Bovarya...ou l'art de la fuite romanesque

" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.

Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...


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Zamyyyyyyyyy... | 29 août 2006

Hier, je
suis allée voir Nos voisins les hommes au ciné. J'ai bien ri. Encore
une fois, on ne m'enlèvera pas de la tête que les dessins animés ont un
meilleur accueil auprès des adultes.

Normal
me direz-vous, l'enfant n'a pas toutes les clés de référence pour
comprendre les allusions et les implicites. Certes. Mais franchement,
les niveaux d'analyse des dessins animés sont toujours super
intéressants et c'est ce que j'aime par dessus tout : prendre un
plaisir fou à regarder comme un gamine des gags burlesques et percer
les clins d'oeil et les références.

Dans
ce film, j'aime beaucoup la critique de la société de consommation,
même si, il ne faut pas se leurrer, tout cela reste très "politically
correct" (C'est quand même fait par des américains... ha, ha, ha...).
Mais bon, c'est quand même assez criant de vérité.

Bref,
je ne regrette pas d'y être allée. Et puis, j'ai encore eu un coup de
coeur : Zammy, l'écureuil fou (en photo en ouverture du post). Un petit
animal SUPER attachant !!! Un bon moment de détente avant la rentrée en tout cas...

Publié par Alwenn à 21:41:22 dans @ Sorties ciné/Sorties théâtre | Commentaires (2) |

Le violon du diable | 24 août 2006





Le violon du
diable,
de Preston et
Child (L'Archipel, 582 pages). Terminé le 15 octobre 2006.

Genre : thriller


Avis : 3/5

RESUME EDITEUR
: Qui, sinon le Malin, a tué Jeremy Grove, le critique d'art dont le
corps calciné a été -retrouvé dans le grenier de sa demeure... fermé de
l'intérieur ? Une chaleur suffocante, une insoutenable odeur de soufre
et, surtout, reconnaissable entre toutes, cette empreinte de pied
fourchu... Le violon du diable... Lorsqu'un deuxième cas tout aussi
mystérieux de combustion spontanée est signalé, le doute n'est plus
permis. Sauf pour l'inspecteur Aloysius Pendergast, du FBI, qui ne peut
accepter cette hypothèse effrayante. Ses accords ressemblent à un cri
d'effroi... Des villas luxueuses de Long Island aux châteaux hantés de
Toscane, Pendergast, épaulé par le sergent D'Agosta, son partenaire de
Relic (Laffont, 1996), se lance sur les traces d'un démon de chair et
de sang, puisque mélomane. ... et Pendergast pourrait en être la
prochaine victime ! Des meurtres inexplicables... Un Stradivarius aux
pouvoirs maléfiques... Une conspiration remontant à la Renaissance...
Avec Le Violon du diable, les maîtres du thriller d'aventures ont frappé un grand coup
!



Pour être franche, je suis assez déçue de
cet opus des aventures de l'inspecteur Pendergast.


Peut-être est-ce dû notamment au fait que
ma lecture a été très hachée et décousue à cause de la rentrée qui a perturbé
mon programme lecture, mais je ne retire pas le même enthousiasme que lors de
ma lecture de l'excellent, que dis-je, l'exceptionnel « Chambre des curiosités ».


J'ai trouvé Harryman, le journaliste
remplaçant du très bon Smithback, très pâlot et quasi inexistant. D'agosta ne
m'a pas fait non plus grand effet. Bref, les acolytes de Pendergast n'ont pas
d'épaisseur et cela nuit beaucoup à l'aura du thriller.


Seul le comte Fosco possède peut-être assez
de carrure (au sens propre comme au sens figuré d'ailleurs !) pour fournir
un personnage intéressant.


Pendergast bien sûr demeure incontournable.
Fascinant. Quel étrange personnage décidément, qui a pu parfois me faire penser
à Nosfératu de Murnau dans sa manière de se déplacer. Quelque chose de
fantomatique. Une retenue so british pour un américain.


Pour en venir à l'histoire, je ne lui
trouve pas de charme remarquable. La quatrième de couverture déflore le mobile
et ne laisse plus beaucoup de place à l'imagination. Certes, ça bouge, ça tue,
ça s'échappe, ça voyage... mais ça lasse. Beaucoup d'épisodes inutiles. La même
technique d'alternance des points de vue et des scènes. Bref, tout cela m'a au
final -oserais-je le dire ?- ennuyée. Je ne suis pas parvenue à retrouver
l'émotion absolument géniale et fantastique procurée par la Chambre des
curiosités, sorte de frisson littéraire comme j'en ai eu si peu.


D'autant qu'encore une fois, il faut
sacrifier à la sacro-sainte mode des suites et des teasing qui ne vous laissent
dans la tête qu'un retentissant « tadaaaammm... la suite au prochain
épisode...
». Un peu énervant, ça aussi...


Au final, ça se laisse lire, sûrement mieux
sur la plage. Mais Preston et Child n'ont pas réussi à renouveler en moi
l'exploit du premier livre que j'aie lu d'eux.

Il n'y a qu'une seule question qui me

taraude : qui est Constance, la protégée de Pendergast ??? Je ne me
souviens pas d'elle dans la Chambre des curiosités, alors soit j'ai loupé un
épisode entre-temps, soit il faut que je revienne au livre de poche pour la
resituer. Mais elle a bien aiguisé ma curiosité. Mais c'est bien aussi la seule
chose qui m'ait titillé l'esprit...


Pour conclure, Le violon du diable n'est
pas une réussite, mais on ne pas dire non plus que ce soit un désastre. Une
petite friandise (un peu lourde certes, et attention à l'indigestion) si l'on
n'a rien d'autre à se mettre sous la dent.

Publié par Alwenn à 00:16:01 dans @ Thrillers | Commentaires (4) |

Le lac des derniers soupirs | 13 août 2006

Le lac des derniers soupirs, de Erin Hart (Pocket Policier, 563 pages). Terminé le 23 août 2006.



Genre : roman policier

Avis : 3/5

RESUME EDITEUR : Etranglé, égorgé, noyé : tel est le triple châtiment que semble avoir subi l'homme dont les
restes ont été découverts dans une tourbière au cœur de l'Irlande.
Appelée pour étudier ce corps datant de plusieurs siècles, la
biologiste Nora Gavin compte aussi sur ce voyage pour faire le point
sur sa relation avec son compagnon, l'archéologue Cormac Maguire. Or
leur couple va affronter une épreuve inattendue puisqu'un autre
cadavre,
beaucoup plus contemporain celui-là, est retrouvé, portant les mêmes
stigmates. De scientifique, l'enquête devient criminelle et sur les
rives du lac Loughnabrone resurgissent vieilles histoires et rancœurs
tenaces. Nora, Cormac et l'inspecteur Ward, chargé de l'investigation,
vont découvrir que dans ce pays de secrets et de légendes lavérité est
parfois enfouie très profondément.

J'étais assez curieuse de voir quelle tournure allait prendre la suite des aventures de Cormac Maguire et Nora Gavin après ma rencontre avec eux l'an dernier dans Le chant des corbeaux (Pocket Policier).

Eh
bien, à dire vrai, j'ai apprécié de les retrouver mais je regrette le
côté un peu déjà vu de l'histoire : un corps retrouvé dans les
tourbières, qui
date de l'âge du fer, et un autre, plus récent... Le
but du jeu étant bien évidemment de trouver quel est le lien éventuel
qui unit ces deux cadavres...
Réminiscence, quand tu nous tiens...
Erin Hart a calqué cette intrigue sur celle de la fois précédente...
Verdict : manque d'originalité !

Cependant, je
reconnais que j'apprécie énormément ces ambiances de polar british à la
Elizabeth George (même si l'auteur est américaine, elle écrit comme une
anglaise !). Le style est lent, très instrospectif, et on avance autant
dans la connaissance des personnages que dans celle de l'énigme
policière.
Peu d'action donc, du coup peu de dialogues : surtout beaucoup de
narration en externe, avec un point de vue focal sur un personnage en
particulier. Il faut
aimer, et moi, une fois de temps en temps, ça ne me déplaît pas.

J'adore
surtout cette atmosphère irlandaise, celtique, emplie de brume de
tourbière et de fumées de pubs, coloriée par la bruyère et la lande,
les
arbres et les lacs. Erin Hart est très forte pour vous transporter dans
cette contrée des mystères aussi facilement que si vous y étiez,
en
jonglant avec des passages descriptifs jamais ennuyeux qui campent en
quelques traits de pinceaux cette vieille terrede légendes.

Les
personnages (hormis Cormac et Nora auxquels j'étais habituée depuis le
tome précédent) peuvent parfois donner l'impression d'être un peu
caricaturaux,
maisil finissent par en devenir attachants ou définitivement
repoussants : pas de demie-teinte chez Erin Hart ! On a le caractère
celtique bien trempé ou
on ne l'a pas !

Pour ce
qui est de l'énigme en elle-même, elle est intéressante, et l'auteur,
par la multiplicité des personnages et de leurs lignes de vie, ne nous
aide
pas souvent à nous diriger dans l'enquête : tant mieux ! On s'égare, on
part plus avant, on revient sur nos pas...Bref, on se triture les
méninges jusqu'au dénouement. Celui-ci n'est d'ailleurs pas forcément
bluffant mais il a lemérite d'être réaliste et de remettre en place le
puzzle du début.

En dernier lieu, je dirais que la toute fin est un peu plate par contre, et je ne sais
pas si c'est dans l'optique de nous livrer une autre aventure des deux
archéologues ou au contraire de clôturer leur histoire. On verra bien !

Cela dit, des deux livres, je crois que j'ai préféré le premier, le Chant des corbeaux : l'attrait de la nouveauté sans doute.

Publié par Alwenn à 00:55:48 dans @ Polars | Commentaires (0) |

Blanche et l'oeil du grand khan | 11 août 2006

Blanche et l'œil du grand Khan, de Hervé Jubert (Albin Michel (Wiz), pages). Terminé le 08 août 2006.

Genre : roman

Avis : 4/5

RESUME EDITEUR : Pour le grand khan trouver, L'Hydre décapiter, Ses six têtes aligner... "
Le grand khan ! Cette bague fabuleuse dont la trace a été perdue et qui serait
cachée quelque part dans Paris. Tous les assoiffés de pouvoir la convoitent. Alors
que son oncle Gaston traque un tueur sans visage, Blanche, s'engage dans une
fabuleuse chasse au trésor pour trouver l'Œil du grand khan avant l'Hydre,
reine cachée du crime parisien.


Aah ! Le tome 2 valait vraiment la peine que je l'achète !

Petit rappel des faits : l'an dernier, j'avais lu le premier opus de la nouvelle trilogie d'Hervé Jubert (décidément, quelle mode ces trilogies !) : Blanche ou la triple contrainte de l'Enfer. Déception. J'avoue qu'après la formidable trilogie qu'il nous avait livrée précédemment (Le quadrille des assassins, Un tango du diable, Sabbat samba)
et ses héros ensorcelants, cette nouvelle héroïne du XIXème siècle ne
m'avait pas convaincue, ni l'intrigue non plus. J'avais trouvé ça un
peu fade, malgré les
quelques touches fantastiques ou d'horreur de l'histoire.

Mais
ce deuxième volet m'a séduit : l'héroïne Blanche y apparaît mûrie, plus
posée et aussi plus « femme moderne » (on notera quelques prises
d'initiatives dignes d'une femme du XXIème siècle !).

L'intrigue est plutôt sympathique et le système de la double enquête (Gaston Loiseau et Blanche) fonctionne assez bien.

Mais
ou je tire chapeau bas à l'auteur, c'est pour l'ambiance : ce Paris de
l'après Commune est tout bonnement fantastique. On fait une véritable
plongée dans la Capitale après les évènements tragiques de 1871,
visitant presque toutes les classes sociales de l'époque et navigant
dans les quartiers les pluspittoresques. Hervé Jubert brosse presque un
tableau historique à la Victor Hugo
(comment ne pas voir les clins d'œil de la Cour des Miracle ?)

Mais surtout,
surtout, quel perfectionnisme dans la narration ! Le détail va se
faufiler jusque dans le vocabulaire, d'une précision contextuelle
parfaite
! Ce qui me fait d'ailleurs dire qu'Hervé Jubert, publié par Wiz
collection jeunesse aux éditions Albin Michel, n'est pas forcément à
classer dans les auteurs jeunesse. Le style, la syntaxe, le contexte
historique en font un livre « borderline » : bien plus pour des ados
matures ou des jeunes adultes à mon avis. Bon, encore une fois, je ne
peux pas m'empêcher d'essayer de « classer », mais je pense que c'est
rendre aussi honneur à
l'auteur qui, loin de céder aux sirènes du «
tout simplificateur », va jusqu'au bout de son univers et propose un
récit léché jusqu'au bout des
mots, et que l'on lit avec un très grand plaisir.

Dans un an, si tout va bien, suite et fin de la trilogie. Espérons que ce soit aussi bien !

Publié par Alwenn à 11:51:46 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (0) |

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