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Fabula Bovarya...ou l'art de la fuite romanesque

" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.

Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...


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Le violon du diable | 24 août 2006





Le violon du
diable,
de Preston et
Child (L'Archipel, 582 pages). Terminé le 15 octobre 2006.

Genre : thriller


Avis : 3/5

RESUME EDITEUR
: Qui, sinon le Malin, a tué Jeremy Grove, le critique d'art dont le
corps calciné a été -retrouvé dans le grenier de sa demeure... fermé de
l'intérieur ? Une chaleur suffocante, une insoutenable odeur de soufre
et, surtout, reconnaissable entre toutes, cette empreinte de pied
fourchu... Le violon du diable... Lorsqu'un deuxième cas tout aussi
mystérieux de combustion spontanée est signalé, le doute n'est plus
permis. Sauf pour l'inspecteur Aloysius Pendergast, du FBI, qui ne peut
accepter cette hypothèse effrayante. Ses accords ressemblent à un cri
d'effroi... Des villas luxueuses de Long Island aux châteaux hantés de
Toscane, Pendergast, épaulé par le sergent D'Agosta, son partenaire de
Relic (Laffont, 1996), se lance sur les traces d'un démon de chair et
de sang, puisque mélomane. ... et Pendergast pourrait en être la
prochaine victime ! Des meurtres inexplicables... Un Stradivarius aux
pouvoirs maléfiques... Une conspiration remontant à la Renaissance...
Avec Le Violon du diable, les maîtres du thriller d'aventures ont frappé un grand coup
!



Pour être franche, je suis assez déçue de
cet opus des aventures de l'inspecteur Pendergast.


Peut-être est-ce dû notamment au fait que
ma lecture a été très hachée et décousue à cause de la rentrée qui a perturbé
mon programme lecture, mais je ne retire pas le même enthousiasme que lors de
ma lecture de l'excellent, que dis-je, l'exceptionnel « Chambre des curiosités ».


J'ai trouvé Harryman, le journaliste
remplaçant du très bon Smithback, très pâlot et quasi inexistant. D'agosta ne
m'a pas fait non plus grand effet. Bref, les acolytes de Pendergast n'ont pas
d'épaisseur et cela nuit beaucoup à l'aura du thriller.


Seul le comte Fosco possède peut-être assez
de carrure (au sens propre comme au sens figuré d'ailleurs !) pour fournir
un personnage intéressant.


Pendergast bien sûr demeure incontournable.
Fascinant. Quel étrange personnage décidément, qui a pu parfois me faire penser
à Nosfératu de Murnau dans sa manière de se déplacer. Quelque chose de
fantomatique. Une retenue so british pour un américain.


Pour en venir à l'histoire, je ne lui
trouve pas de charme remarquable. La quatrième de couverture déflore le mobile
et ne laisse plus beaucoup de place à l'imagination. Certes, ça bouge, ça tue,
ça s'échappe, ça voyage... mais ça lasse. Beaucoup d'épisodes inutiles. La même
technique d'alternance des points de vue et des scènes. Bref, tout cela m'a au
final -oserais-je le dire ?- ennuyée. Je ne suis pas parvenue à retrouver
l'émotion absolument géniale et fantastique procurée par la Chambre des
curiosités, sorte de frisson littéraire comme j'en ai eu si peu.


D'autant qu'encore une fois, il faut
sacrifier à la sacro-sainte mode des suites et des teasing qui ne vous laissent
dans la tête qu'un retentissant « tadaaaammm... la suite au prochain
épisode...
». Un peu énervant, ça aussi...


Au final, ça se laisse lire, sûrement mieux
sur la plage. Mais Preston et Child n'ont pas réussi à renouveler en moi
l'exploit du premier livre que j'aie lu d'eux.

Il n'y a qu'une seule question qui me

taraude : qui est Constance, la protégée de Pendergast ??? Je ne me
souviens pas d'elle dans la Chambre des curiosités, alors soit j'ai loupé un
épisode entre-temps, soit il faut que je revienne au livre de poche pour la
resituer. Mais elle a bien aiguisé ma curiosité. Mais c'est bien aussi la seule
chose qui m'ait titillé l'esprit...


Pour conclure, Le violon du diable n'est
pas une réussite, mais on ne pas dire non plus que ce soit un désastre. Une
petite friandise (un peu lourde certes, et attention à l'indigestion) si l'on
n'a rien d'autre à se mettre sous la dent.

Publié par Alwenn à 00:16:01 dans @ Thrillers | Commentaires (4) |