" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
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Le lac des derniers soupirs, de Erin Hart (Pocket Policier, 563 pages). Terminé le 23 août 2006.
Genre : roman policier
Avis : 3/5
RESUME EDITEUR : Etranglé, égorgé, noyé : tel est le triple châtiment que semble avoir subi l'homme dont les
restes ont été découverts dans une tourbière au cœur de l'Irlande.
Appelée pour étudier ce corps datant de plusieurs siècles, la
biologiste Nora Gavin compte aussi sur ce voyage pour faire le point
sur sa relation avec son compagnon, l'archéologue Cormac Maguire. Or
leur couple va affronter une épreuve inattendue puisqu'un autre
cadavre,
beaucoup plus contemporain celui-là, est retrouvé, portant les mêmes
stigmates. De scientifique, l'enquête devient criminelle et sur les
rives du lac Loughnabrone resurgissent vieilles histoires et rancœurs
tenaces. Nora, Cormac et l'inspecteur Ward, chargé de l'investigation,
vont découvrir que dans ce pays de secrets et de légendes lavérité est
parfois enfouie très profondément.
Eh
bien, à dire vrai, j'ai apprécié de les retrouver mais je regrette le
côté un peu déjà vu de l'histoire : un corps retrouvé dans les
tourbières, qui
date de l'âge du fer, et un autre, plus récent... Le
but du jeu étant bien évidemment de trouver quel est le lien éventuel
qui unit ces deux cadavres...
Réminiscence, quand tu nous tiens...
Erin Hart a calqué cette intrigue sur celle de la fois précédente...
Verdict : manque d'originalité !
J'adore
surtout cette atmosphère irlandaise, celtique, emplie de brume de
tourbière et de fumées de pubs, coloriée par la bruyère et la lande,
les
arbres et les lacs. Erin Hart est très forte pour vous transporter dans
cette contrée des mystères aussi facilement que si vous y étiez,
en
jonglant avec des passages descriptifs jamais ennuyeux qui campent en
quelques traits de pinceaux cette vieille terrede légendes.
Les
personnages (hormis Cormac et Nora auxquels j'étais habituée depuis le
tome précédent) peuvent parfois donner l'impression d'être un peu
caricaturaux,
maisil finissent par en devenir attachants ou définitivement
repoussants : pas de demie-teinte chez Erin Hart ! On a le caractère
celtique bien trempé ou on ne l'a pas !
Pour ce
qui est de l'énigme en elle-même, elle est intéressante, et l'auteur,
par la multiplicité des personnages et de leurs lignes de vie, ne nous
aide
pas souvent à nous diriger dans l'enquête : tant mieux ! On s'égare, on
part plus avant, on revient sur nos pas...Bref, on se triture les
méninges jusqu'au dénouement. Celui-ci n'est d'ailleurs pas forcément
bluffant mais il a lemérite d'être réaliste et de remettre en place le
puzzle du début.
Cela dit, des deux livres, je crois que j'ai préféré le premier, le Chant des corbeaux : l'attrait de la nouveauté sans doute.
Publié par Alwenn à 00:55:48 dans @ Polars | Commentaires (0) | Permaliens
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