" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
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Blanche et l'œil du grand Khan, de Hervé Jubert (Albin Michel (Wiz), pages). Terminé le 08 août 2006.
Genre : roman
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Pour le grand khan trouver, L'Hydre décapiter, Ses six têtes aligner... "
Le grand khan ! Cette bague fabuleuse dont la trace a été perdue et qui serait
cachée quelque part dans Paris. Tous les assoiffés de pouvoir la convoitent. Alors
que son oncle Gaston traque un tueur sans visage, Blanche, s'engage dans une
fabuleuse chasse au trésor pour trouver l'Œil du grand khan avant l'Hydre,
reine cachée du crime parisien.
Aah ! Le tome 2 valait vraiment la peine que je l'achète !
Petit rappel des faits : l'an dernier, j'avais lu le premier opus de la nouvelle trilogie d'Hervé Jubert (décidément, quelle mode ces trilogies !) : Blanche ou la triple contrainte de l'Enfer. Déception. J'avoue qu'après la formidable trilogie qu'il nous avait livrée précédemment (Le quadrille des assassins, Un tango du diable, Sabbat samba)Mais
ce deuxième volet m'a séduit : l'héroïne Blanche y apparaît mûrie, plus
posée et aussi plus « femme moderne » (on notera quelques prises
d'initiatives dignes d'une femme du XXIème siècle !).
L'intrigue est plutôt sympathique et le système de la double enquête (Gaston Loiseau et Blanche) fonctionne assez bien.
Mais là
ou je tire chapeau bas à l'auteur, c'est pour l'ambiance : ce Paris de
l'après Commune est tout bonnement fantastique. On fait une véritable
plongée dans la Capitale après les évènements tragiques de 1871,
visitant presque toutes les classes sociales de l'époque et navigant
dans les quartiers les pluspittoresques. Hervé Jubert brosse presque un
tableau historique à la Victor Hugo (comment ne pas voir les clins d'œil de la Cour des Miracle ?)
Mais surtout,
surtout, quel perfectionnisme dans la narration ! Le détail va se
faufiler jusque dans le vocabulaire, d'une précision contextuelle
parfaite
! Ce qui me fait d'ailleurs dire qu'Hervé Jubert, publié par Wiz
collection jeunesse aux éditions Albin Michel, n'est pas forcément à
classer dans les auteurs jeunesse. Le style, la syntaxe, le contexte
historique en font un livre « borderline » : bien plus pour des ados
matures ou des jeunes adultes à mon avis. Bon, encore une fois, je ne
peux pas m'empêcher d'essayer de « classer », mais je pense que c'est
rendre aussi honneur à
l'auteur qui, loin de céder aux sirènes du «
tout simplificateur », va jusqu'au bout de son univers et propose un
récit léché jusqu'au bout des
mots, et que l'on lit avec un très grand plaisir.
Publié par Alwenn à 11:51:46 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (0) | Permaliens
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