" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
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Meurtres à l'antique, de Yvonne Besson (Folio- 404 pages). Terminé le 05 juin 2006.
RESUME EDITEUR : Une
nuit d'hiver, un mystérieux assassin commet un double meurtre à
l'hôpital de Marville. Pourquoi les deux victimes ont-elles subi des
morts aussi différentes? Que signifie la macabre mise en scène
découverte au petit matin par une infirmière épouvantée ?
Pour
élucider la malédiction qui frappe la famille Malot, l'inspecteur
Carole Riou devra remonter le temps jusqu'aux sources du drame et, plus
encore, jusqu'à l'Antiquité où les humains, pour expliquer le monde,
inventaient des mythes et des personnages voués à l'éternité.
Genre : roman policier
Avis : 4/5
Deuxième roman d'Yvonne Besson que je lis après Un coin tranquille pour mourir (voir critique sur le blog).
Première
constatation : il y a une « plume Besson ». La griffe est
reconnaissable : style tranché, qui va à l'essentiel, sans se départir
d'un certain sens du détail, mais qui n'est jamais inutile ; art
consommé pour la description des personnages, bien sentis dans leur
environnement et immédiatement attachants ; rythme soutenu et méandres
de l'enquête qui ravissent, au sens premier du terme, littéralement le
lecteur.
Le
scénario de l'intrigue est en outre particulièrement intéressant :
reconduire les mythes antiques dans la modernité du monde contemporain.
L'astuce est bien trouvée et ça fonctionne bien, même très bien. Yvonne
Besson a l'art et la manière de mener tout son petit monde en bateau
jusqu'au dénouement final. Je ne peux malheureusement trop en parler
dans ma critique, au risque de déflorer complètement l'intrigue, mais
une chose est sûre, si les mythes grecs ont pu mériter une telle
postérité, c'est bien pour l'atemporalité de leur message et par le
sentiment incroyable de fascination qu'ils ont de tout temps exercé sur
les hommes de par cette même atemporalité.
Je
reprocherais toutefois au livre, comme la dernière fois, lorsque l'on
pressent le dénouement, de s'appesantir sur des rallonges d'intrigue
qui ralentissent le rythme. Mais bon, c'est peu de choses compte tenu
de l'enthousiasme avec lequel j'ai encore dévoré le livre.
Publié par Alwenn à 23:34:42 dans @ Polars | Commentaires (0) | Permaliens
Pour cette nouvelle lecture, je change d'univers pour effacer le fiasco précédent.
Escale au Pays du Nougat en folie, de Louise Rennison, (Gallimard, pages). Terminé le 28 mai 2006.
RESUME EDITEUR : En
route pour le Pays-du-Hamburger-en-Folie ! Georgia embarque Jas, sa
meilleure copine, et compte bien y retrouver Massimo, l'Italien de ses
rêves. C'est quand même pas si grand que ça, l'Amérique ! Et
pourtant... De retour au bercail, Georgia ne sait plus où donner de la
tête. Super-Canon lui a écrit, Dave la Marrade lui avoue son allumage
perso et Massimo s'intéresse de trop près à Lindsay la Nouillasse. Mais
rien n'est perdu. Plan séduction en marche : achat de chaussures trois
tailles trop petites mais tellement top !
Genre : journal intime ado
Avis : 3/5
Sixième opus des aventures Georgia Nicholson. Beaucoup moins « sehr le riant
» que les autres, je dois avouer, pour parler comme le Top Gang. On
retrouve pourtant tous les ingrédients qui ont fait le succès des
journaux intimes de Georgia Nicholson : les amies, les préoccupations
hautement superficielles, les relations avec la famille et bien sûr,
les petits copains et l'amuuuuuur...
Cependant, j'ai trouvé l'épisode du voyage au Pays-du-Hamburger-en-Folie un
peu lent, peu de choses s'y déroulent en définitive. Qaunt aux clichés
ironiques relatifs au Etats-Unis, ils sont peu convaincants (même si
très marrants parfois).
Evidemment,
il y a tout de même quelques épisodes tordants (on retiendra les
frasques de Mini-Bigleux et son père de chat, Libby la petite sœur
déjantée et le Seigneur Sandra ou autres joyeusetés délirantes), mais
ces épisodes sont moins présents que dans les autres tomes. On a
l'impression que Louise Rennison s'essouffle. Alors l'auteur se
rattrape probablement sur le langage de l'ado. Alors là, traduction
abusive ou pas (je suis incapable d'en juger) je trouve que c'est un
peu « trop » : c'est parfois difficile de suivre les expressions plus
que fleuries ou imagées de l'adolescente. C'est d'une originalité
parfaite, c'est sûr, mais il faut s'accrocher pour comprendre la «
siphonnitude attitude » de Georgia...
Et
puis, il faut avouer que je regrette l'époque Super Canon... Je ne suis
pas absolument convaincue par le transalpin Massimo... Cela dit, il
faut aussi que j'avoue que s'il y a une suite (et je pense qu'il y en
aura une, vu le teasing final), je me jetterai tout de même dessus pour
connaître la suite des aventures de cette allumée grande-britonne...
Publié par Alwenn à 17:52:24 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (1) | Permaliens
Note du 08 mai : j'ai lu
52 pages et je n'arrive pas à décoller. Pour l'instant, je ne trouve
pas ça super bien écrit (mauvaise traduction ?) et le rythme est plutôt
lent. Allez, je vais essayer de m'accrocher...
La bibliothèque du géographe, de Jon Fasman, (Seuil, 394 pages). Terminé le 21 mai 2006.
RESUME EDITEUR : En
1154, à Palerme, un voleur dérobe un sac dans la bibliothèque
d'al-Idrisi, géographe du roi Roger II de Sicile, parti cartographier
des contrées lointaines. Ce méfait contraint son auteur à l'exil. C'est
ainsi que le contenu du sac - les précieux outils et talismans de
l'alchimiste - est dispersé aux quatre coins du monde. Neuf cents ans
plus tard, dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre, le jeune
journaliste Paul Tomm enquête sur la mort mystérieuse d'un vieux
professeur originaire d'Estonie. Mais sa curiosité contrarie certains
dans leur acharnement à s'approprier quelques objets inestimables et
leurs pouvoirs occultes. Bientôt les deux intrigues se font écho avant
de se rejoindre. Les épisodes relatant les tribulations de Paul
alternent avec l'inventaire minutieux des quinze fabuleuses reliques
maintes fois perdues, maintes fois volées (dont la Table d'émeraude,
source d'immortalité dans la croyance des alchimistes) et les destinées
sanglantes de leurs propriétaires successifs. (...)
Genre : roman
Avis : 1/5
Bon. Alors, alors... Que dire ?
Déjà,
j'ai mis beaucoup trop de temps à le lire, ce qui n'est pas bon signe.
Et puis, il faut que je sois honnête, je me suis octroyé le droit de
sauter les 150 dernières pages pour aller lire la fin, parce que
vraiment, je n'en voyais pas le bout.
C'est
dommage, car le thème, développé dans la présentation de l'éditeur, est
plus qu'alléchant : l'alchimie et ses secrets, deux intrigues séparées
dans le temps qui finissent par se rejoindre... Certes. Mais c'était
sans compter sur le rythme de l'intrigue, lent au possible, qui m'a
complètement découragée. A aucun moment je ne me suis sentie happée par
l'histoire.
Je
ne peux juger de la qualité de la traduction et donc savoir si c'est
cette dernière qui a volontairement ralentit le rythme, mais c'était
lassant. Ce livre me tombait des mains à chaque fois que je le prenais.
J'ai
trouvé le personnage principal, Paul Tomm, creux et vide. D'une
mollesse à avoir envie de lui donner des claques pour le secouer. Et
cette constante introspection, cette constante « métacognition » de cet
antihéros est épuisante pour le lecteur.
En
outre, la construction du récit pâtit énormément de la démarche de
dissociation des époques de l'intrigue. Un peu, ça va, tout le livre
bâti comme ça, c'est irritant. On finit par se perdre dans la
multiplicité des personnages ou dans les méandres
des histoires liées aux objets alchimiques et on voudrait que l'auteur
finisse par relier beaucoup plus tôt les deux intrigues pour être enfin
un peu mis sur la piste. Mais non, ça n'arrive jamais.
Bref, j'ai sauté plein de pages, j'ai lu la fin, que j'ai trouvée banale, comme l'ensemble.
Vivement le prochain livre que je puisse me laver l'esprit.
Publié par Alwenn à 22:03:33 dans @ Romans | Commentaires (0) | Permaliens
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