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Fabula Bovarya...ou l'art de la fuite romanesque

" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.

Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...


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Meurtres à l'antique | 28 mai 2006

Meurtres à l'antique, de Yvonne Besson (Folio- 404 pages). Terminé le 05 juin 2006.


RESUME EDITEUR : Une
nuit d'hiver, un mystérieux assassin commet un double meurtre à
l'hôpital de Marville. Pourquoi les deux victimes ont-elles subi des
morts aussi différentes? Que signifie la macabre mise en scène
découverte au petit matin par une infirmière épouvantée ?

Pour
élucider la malédiction qui frappe la famille Malot, l'inspecteur
Carole Riou devra remonter le temps jusqu'aux sources du drame et, plus
encore, jusqu'à l'Antiquité où les humains, pour expliquer le monde,
inventaient des mythes et des personnages voués à l'éternité.

Genre : roman policier

Avis : 4/5

Deuxième roman d'Yvonne Besson que je lis après Un coin tranquille pour mourir (voir critique sur le blog).

Première
constatation : il y a une « plume Besson ». La griffe est
reconnaissable : style tranché, qui va à l'essentiel, sans se départir
d'un certain sens du détail, mais qui n'est jamais inutile ; art
consommé pour la description des personnages, bien sentis dans leur
environnement et immédiatement attachants ; rythme soutenu et méandres
de l'enquête qui ravissent, au sens premier du terme, littéralement le
lecteur.

Le
scénario de l'intrigue est en outre particulièrement intéressant :
reconduire les mythes antiques dans la modernité du monde contemporain.
L'astuce est bien trouvée et ça fonctionne bien, même très bien. Yvonne
Besson a l'art et la manière de mener tout son petit monde en bateau
jusqu'au dénouement final. Je ne peux malheureusement trop en parler
dans ma critique, au risque de déflorer complètement l'intrigue, mais
une chose est sûre, si les mythes grecs ont pu mériter une telle
postérité, c'est bien pour l'atemporalité de leur message et par le
sentiment incroyable de fascination qu'ils ont de tout temps exercé sur
les hommes de par cette même atemporalité.

Je
reprocherais toutefois au livre, comme la dernière fois, lorsque l'on
pressent le dénouement, de s'appesantir sur des rallonges d'intrigue
qui ralentissent le rythme. Mais bon, c'est peu de choses compte tenu
de l'enthousiasme avec lequel j'ai encore dévoré le livre.

Publié par Alwenn à 23:34:42 dans @ Polars | Commentaires (0) |