" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
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| L'Avare... Formidable ! | La dame qui tue >>
Aller au théâtre un vendredi soir (31 mars) après une semaine harassante ? Pour aller voir Molière en plus ? Hum (discret toussotement)... C'est pas gagné...
On peut dire que j'y suis allée à reculons, voir ce spectacle... Eh bien, je n'ai pas été déçue, loin de là ! J'en suis revenue absolument enchantée !
Aller voir l'Avare au théâtre, c'est une gageure : d'abord c'est s'attaquer à un monument... Et si c'est mis en scène à la va-comme-j'te-pousse, ça peut être ca-tas-tro-phique ! Un vrai défi à relever, aujourd'hui, en 2006. Défi brillamment relevé par la troupe de théâtre des Osses, vue au théâtre de Saint-Yrieix La Perche (87).
Le décor ? Sobre et sombre mais rendu profond par les jeux de lumière. Bien vu, la trouvaille des portes dérobées pour cacher la fameuse cassette.
Le jeu des acteurs ? Génial. Superbe Harpagon. J'ai surtout adoré Frosine. Une Frosine absolument désopilante, limite grimée en androgyne avec des nuances de voix détonantes et hilarantes. (Seul bémol : Laflèche. Alors là, je n'ai pas du tout aimé Laflèche, joué par une femme, avec une voix mal posée et un jeu ironique et antipathique au possible : ce personnage a créé chez moi un véritable malaise.)
Et puis, il y avait le charmant Cléante (Benjamin Kratz)... un peu moins bien perruqué qu'avec ses cheveux courts et noirs, mais charmant tout de même...Le costume du XVII lui allait à ravir (je lui aurais bien piqué ses chaussures d'ailleurs, des espèces de bottes à la mousquetaire). Et mes petites élèves ne s'y sont pas trompées : elles ont trouvé la pièce beaucoup plus intéressante dès son entrée. Allez ! Je serais de bien mauvaise foi si je prétendais ne pas y avoir été sensible moi-même !
Bref, deux heures de pur bonheur dans l'univers de Molière qui aujourd'hui encore - chose extraordinaire- fait toujours autant rire le public, ou le surprend dans le retournement final. Je sentais la salle vibrer derrière moi et ça aussi c'était génial. Comment les grandes œuvres traversent le temps et touchent les hommes, moi ça me fait presque venir les larmes aux yeux.
C'est quand que je retourne au théâtre ?
Avec par ordre d'entrée en scène :
Elise : Céline Cesa - Valère : Xavier Deniau - Dame Claude : Anne Jenny - Cléante : Benjamin Kraatz - Harpagon : Roger Jendly - La Flèche : Irma Riser-Zogaï - Maître Simon : Olivier Havran - Frosine : Véronique Mermoud - Maître Jacques : Yann Pugin - Brindavoine : Alfredo Gnasso - La Merluche : Olivier Havran - Mariane : Raïssa Mariotti - Le Commissaire : Olivier Havran - Anselme : Alfredo Gnasso
mise en scène : Gisèle Sallin assistée de Sylviane Tille
scénographie et costumes : Jean-Claude De Bemels - réalisation des décors : Valère Girardin - assisté de Diego Amstutz et des Ateliers Perspectives de Gumefens - réalisation des costumes : Christine Torche - assistée d'Annick Yannopoulos et Emilie Bourdilloud (stagiaire) - patines et accessoires Wyna Giller - coiffures et maquillages : Katrine Zingg - lumières : Jean-Christophe Despond - régie : Yan Benz - musique originale : Caroline Charrière - violons : Anne-Frédérique Léchaire, Gabriella Jungo - alto : Céline Portat - clavecin : Dorota Cybulska Amsler - enregistrement : Studio Artlab, Joseph Rotzetter, Senèdes - Photographies © Isabelle Daccord
Publié par Alwenn à 00:30:53 dans @ Sorties ciné/Sorties théâtre | Commentaires (0) | Permaliens
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