" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
LIRE est le verbe que j'aimerais pouvoir conjuguer à toutes les personnes et à tous les temps le plus souvent possible...
Mes lectures ? De tout, de rien... je voyage dans les mots au gré de mes découvertes et de mes marottes du moment.
C'est ainsi qu'après avoir découvert la littérature jeunesse par
l'intermédiaire de mon travail, je m'en suis fait une passion. D'où le
mélange des genres de Fabula Bovarya.
Pas de panique ! Pour s'y retrouver, on suit la couleur
(même si je ne suis pas vraiment une fan des classifications en
littérature : les frontières ne sont pas toujours simples à déterminer)
- en ROSE : les livres de littérature jeunesse, les livres pour ado.
- en VIOLET : les livres pour "adultes".
Que dire de mes avis ? Sans doute qu'ils sont toujours très subjectifs (forcément) mais, avant tout, toujours sincères. Je ne prétends pas être critique littéraire.
D'ailleurs, Monsieur Pennac, j'aurais bien aimé rajouter à vos "Droits imprescriptibles du lecteur" un onzième droit, qui me tient à coeur - et qui me paraît tout aussi essentiel que les dix autres - : le droit de ne pas avoir aimé un livre...(accompagné de son corollaire, le droit de le dire...)
Le droit de ne pas lire.
Le droit de sauter des pages.
Le droit de ne pas finir un livre.
Le droit de relire.
Le droit de lire n'importe quoi.
Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)
Le droit de lire n'importe où.
Le droit de grappiller.
Le droit de lire à haute voix.
Le droit de nous taire.
(in Comme un roman, de Daniel Pennac)
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<< La promesse de l'ange | Fascination | Le complot des Parthiques >>
Voilà un livre qui porte vraiment bien son titre : Fascination.
Je dois avouer qu'au départ, c'est la présentation de la quatrième de couverture qui m'a alléchée : « (...)
A la fois attirant et hors d'atteinte, au regard tantôt noir et
terrifiant comme l'Enfer, tantôt doré et chaud comme le miel, Edward
Cullen n'est pas humain. Il est plus que ça. Bella en est certaine (...) ».
Et puis la première de couverture a aussitôt titillé mon imagination :
cette pomme rouge qui évoque la pomme empoisonnée de Blanche-Neige ou
bien la pomme maudite du jardin d'Eden. Bref, c'est sans a priori aucun
que j'ai embarqué le livre sous mon bras et que je l'ai ramené chez moi.
A la lecture de l'incipit, je me suis un peu méfiée : sur les premières
lignes, ça démarrait comme une vague histoire d'ado américaine aux
problèmes bien actuels (parents séparés, séjour chez le père dans un
coin paumé etc.)... Hum, ça sentait le gnan-gnan.
Et
puis là, cette chute du prologue, qui (forcément) vous donne l'envie
irrépressible de connaître la suite. Procédé classique de prolepse.
Envie de savoir qui ne vous quitte plus jusqu'à la fin. Je me suis
laissée prendre, entièrement. Jusqu'à cette dernière page vers laquelle
j'ai tendu tout au long de la lecture, et que j'ai redouté à la fois.
Maudite dernière page qu'on aimerait ne pas avoir lue parce qu'elle
clôt un livre fabuleux !
Je ne suis pas souvent conquise corps et âme par un livre, mais
celui-là, celui-là... il est différent. J'ai vibré, j'ai souri, je me
suis crispée. Je l'ai vécu. Complètement vécu. J'ai bien cru moi aussi
être tombée folle amoureuse du bel et mystérieux Edward.
L'ambiance est fantastiquement envoûtante et la fascination opère...Le
style n'est pas forcément mirifique mais la puissance de ce livre tient
dans la psychologie, l'introspection des sentiments. Et cette tension,
constamment palpable, qui prend aux tripes et qui nous force à penser :
« Et ensuite ? Qu'est-ce qu'il va se passer ? »
C'est la première fois de ma vie de lectrice que j'ai eu envie de
relire un livre tout de suite après l'avoir refermé. Un peu comme quand
on referme les yeux pour essayer de continuer un rêve dont le réveil
nous a privé. C'est aussi la première fois que j'ai autant envie de
parler d'un livre et en même temps de le garder égoïstement pour moi.
Et c'est enfin la première fois que je n'ai pas envie d'en raconter
l'histoire pour laisser aux autres la même possibilité de découvrir le
livre sans s'attendre à quoi que ce soit. Sans déflorer le mystère.
Je dois dire tout de même qu'il faut reconnaître à l'auteur la volonté
d'avoir voulu donner une nouvelle impulsion à un mythe (que je ne
dévoilerai pas non plus) maintenant éculé, et sa vision est non
seulement novatrice mais aussi moins noire et plus actuelle, plus
propice à enchanter l'imaginaire d'aujourd'hui.
Et
si l'on peut regretter qu'une vision « cucul » de l'intrigue ne
ternisse le livre, on se rendra vite compte des possibilités de lecture
à différents niveaux et que certaines allégories approfondissent
indéniablement le sens de l'œuvre.
Tout ça pour dire que j'ai littéralement adoooooooooré, que je suis
complètement emballée par cette histoire et que je n'avais plus connu
d'enthousiasme débordant pour un livre depuis que j'avais lu en
terminale Le Rouge et le Noir de Stendhal (dans un registre
complètement différent !) J'ai fondu dans le pur bovarysme et je m'en
suis délecté. C'est un livre à savourer, à goûter, à vivre.
Sur le site officiel de l'auteur, on apprend qu'il s'agit du premier
tome d'une trilogie. Et là je ne sais pas si je dois me réjouir ou pas.
C'est quitte ou double, comme on dit, mais j'ai peur que la suite ne
soit pas l'égal du premier et qu'elle en « gâche » en quelque sorte le
souvenir. C'est à voir... Mais pas avant l'année prochaine...
Publié par Alwenn à 15:46:41 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (4) | Permaliens
12-05-2008 00:44
De Alwenn Sujet:
;-))
23-12-2007 20:24
De Alwenn Sujet:
Merci à toi
23-12-2007 12:15
De Mathi Sujet:
ce livre
Paroles