" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 |
Depuis le 17-04-2006 :
146852 visiteurs
Depuis le début du mois :
3970 visiteurs
Billets :
123 billets
<< Ne t'inquiète pas pour moi | Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles | Le portrait de Dorian Gray >>
Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles, de Gyles Brandreth (10/18 Grands détectives, 384 pages). Terminé le 11 mai 2008.
Genre : roman policier
Avis : 5/5
RESUME EDITEUR : En cette fin de siècle
trépidante, Oscar Wilde, dandy éclairé, virevolte de mondanités en rendez-vous
discrets, lorsqu'un drame vient bouleverser sa vie. Tandis qu'il s'apprête à
écrire Le Portrait de Dorian Gray, il découvre dans un meublé le corps d'un
jeune garçon de sa connaissance. Tout semble indiquer un meurtre rituel. Et en
ami fidèle, Oscar Wilde s'est juré de ne pas trouver le repos tant que justice
n'aura pas été faite pour Billy Wood.
Voilà
une lecture tout à fait jubilatoire ! Derrière la couverture acidulée de
ce poche nouveau format de la collection 10/18 se cache un petit bijou de roman
policier.
C'est, depuis quelques temps, la grande mode de mettre en scène des personnages historiques connus dans des enquêtes policières. Et Gyles Brandreth se propose humblement -mais avec toute la force de son talent- de nous faire accompagner Oscar Wilde dans son enquête...
Oscar Wilde... Rien que le nom de ce génie fait vibrer et appelle les atmosphères londoniennes fin de siècle dans lesquelles se mêlent cigarettes, brandy et dîners mondains...
Et Gyles Brandreth a le délicieux talent de brosser une ambiance charmante et surannée que n'aurait pas renié Wilde en personne je suis sûre... Des alcôves de clubs masculins aux visites mondaines, d'escapades parisiennes en balades en cab dans Londres, l'écriture porte le lecteur dans un univers parfaitement recréé. Un travail formidable qui nous plonge complètement le Londres fin de siècle qu'hantèrent aussi bien Wilde que Jack l'éventreur ou Arthur Conan Doyle.
Les personnages, en outre, ont ainsi l'étoffe de la réalité (on y croise Robert Sheppard, bien sûr, le narrateur, mais aussi le peintre Millais et d'autres encore) mais aussi le panache des détectives d'antan, puisqu'aux côtés de Wilde chemine justement le jeune Arthur Conan Doyle... Beaucoup de personnages trouvent ainsi un ancrage historique et Gyles Brendreth les fait se mouvoir avec un naturel absolument désarmant. Et Wilde lui-même trouve un souffle incroyable au travers de répliques parfois empruntées à son œuvre elle-même, parfois au travers de traits d'esprits tout droit sortis de l'imagination de l'auteur, mais avec une finesse tout à fait wildienne... Un vrai régal ! Et encore, nous n'avons que la traduction ! J'imagine le bonheur que ce doit être dans la langue de Shakeaspeare...
L'intrigue en elle-même est très bien trouvée. On se trouvera sans doute un peu le reflet du portrait de Dorian Gray (que Wilde rédige d'ailleurs au moment où l'auteur situe son histoire) avec le meurtre mystérieux d'un jeune homme, retrouvé entouré de chandelles dans un garni.
L'histoire se boit comme du petit lait, et j'ai personnellement retrouvé les émotions que j'avais jadis quand, adolescente, je lisais les aventures de Sherlock Holmes... Car Wilde en plus, j'ai oublié de le dire, s'est pris de passion pour le nouvel héros de son ami Doyle et s'amuse, avec brio, il faut le dire, à jouer les détectives à la manière de Holmes...
En bref, on passe un excellent moment, complètement absorbé par l'ambiance, les personnages, le style, l'intrigue... Pour tout dire, j'ai commencé le livre et n'ai pu le lâcher avant de l'avoir terminé. Il m'a fallu l'après-midi mais je crois que j'aurais pu mordre si on avait tenté de me distraire de ma lecture.
Wilde est un personnage naturellement fascinant, mais Gyles Brandreth fait plus que le ressusciter, il lui donne corps, il donne une nouvelle énergie à ce dandy irlandais que l'on connaît essentiellement pour ses traits d'esprits et le scandale qui l'éclaboussa à la fin de sa vie. Dans ce livre, c'est le splendide Wilde qui s'exprime, le merveilleux Wilde qui enquête, l'attachant Wilde que l'on voit évoluer en famille, l'exceptionnel Wilde qui revit, tout simplement, sous la plume magique de Gyles Brandreth...
Et
il semblerait qu'il y ait d'autres épisodes de prévus ! Que cela va être
long d'attendre !!! Je suis sous le charme, je suis conquise, je suis
ravie. Wilde, même mort, continue d'inonder de son aura mystérieuse et
impénétrable ceux qui l'approchent... Merci à Gyles Brandreth d'avoir insufflé à
Oscar Wilde un regain magnifique de vie...
Publié par Alwenn à 23:26:51 dans @ Polars | Commentaires (4) | Permaliens
19-05-2008 12:02
De Alwenn Sujet:
:)
18-05-2008 18:27
De Belgarpat Sujet:
Un de plus... Url: [Liens]
13-05-2008 21:57
De Alwenn Sujet:
Vive les jours fériés !
13-05-2008 09:49
De Clarabel Sujet:
!
Paroles