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Fabula Bovarya...ou l'art de la fuite romanesque

" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.

Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...


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Le syndrome Copernic | 08 juin 2007

Le syndrome Copernic de Henri Loevenbruck (Flammarion, 441 pages). Terminé le 06 juin 2007.

Genre : thriller

Avis : 3/5

RESUME EDITEUR : Ils lui avaient dit qu'il souffrait d'une schizophrénie paranoïde aiguë. Mais Vigo Ravel le sait, les voix qu'il entend dans sa tête ne sont pas des hallucinations. Ce sont les pensées des gens. Les vôtres.

            Je ne vais peut-être pas être très objective dans la critique de ce livre car je ne l'ai pas lu dans de bonnes conditions. Je l'avais commencé il y a deux mois, je l'ai arrêté plusieurs fois pour lire d'autres livres entre temps, et donc, je n'ai sans doute pas eu une bonne vue d'ensemble du roman. Mais bon, je livre mon sentiment tel quel : en trois mots, je suis déçue.

J'avais adoré du même auteur Le testament des siècles, qui tournait (bien avant le Da Vinci Code) autour de Léonard de Vinci et de ses inventions, avec une intrigue haletante avec courses-poursuites et chasse au trésor.

         Mais là... Même si je dois reconnaître que le style du thriller est bien là (chapitres assez courts, rythme soutenu...) le fond m'a semblé bien plat : on retombe une énième fois dans les histoires de théories de complot, complot militaire cette fois-ci avec expériences interdites qui tournent mal et personnage principal en quête de vérité et d'identité... Bof... une impression de déjà vu qui m'a plutôt laissée froide.

         Ce que j'ai le plus apprécié finalement, c'est la construction même du roman, qui propose, pour couper la trame narrative, des extraits du journal intime du personnage principal, Vigo Ravel. Intitulés « Carnets Moleskine »,  Vigo le schizophrène y développe une réflexion parfois déconcertante mais souvent très pertinente, sur des thèmes assez philosophiques et existentiels. J'avoue que sur ce point-là, j'ai beaucoup apprécié ma lecture et j'y ai trouvé une réelle profondeur.

         Mais le reste est assez terne, la fin est expédiée à mon sens, et au final, j'ai une impression de caricature pour les personnages. A titre d'exemple, j'ai longtemps été une (très) grande fan d'X-Files, et j'ai cru trouver une pâle imitation des Lone Gun Men dans le groupe SpHiNx.

         Bon, il ne faut pas non plus que je sois négative, ça se laisse lire. Mais je me serais plutôt vue le lire sur la plage cet été... parce qu'il faut le prendre comme un thriller « no prise de tête ».

Publié par Alwenn à 21:53:21 dans @ Thrillers | Commentaires (0) |

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