" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
LIRE est le verbe que j'aimerais pouvoir conjuguer à toutes les personnes et à tous les temps le plus souvent possible...
Mes lectures ? De tout, de rien... je voyage dans les mots au gré de mes découvertes et de mes marottes du moment.
C'est ainsi qu'après avoir découvert la littérature jeunesse par
l'intermédiaire de mon travail, je m'en suis fait une passion. D'où le
mélange des genres de Fabula Bovarya.
Pas de panique ! Pour s'y retrouver, on suit la couleur
(même si je ne suis pas vraiment une fan des classifications en
littérature : les frontières ne sont pas toujours simples à déterminer)
- en ROSE : les livres de littérature jeunesse, les livres pour ado.
- en VIOLET : les livres pour "adultes".
Que dire de mes avis ? Sans doute qu'ils sont toujours très subjectifs (forcément) mais, avant tout, toujours sincères. Je ne prétends pas être critique littéraire.
D'ailleurs, Monsieur Pennac, j'aurais bien aimé rajouter à vos "Droits imprescriptibles du lecteur" un onzième droit, qui me tient à coeur - et qui me paraît tout aussi essentiel que les dix autres - : le droit de ne pas avoir aimé un livre...(accompagné de son corollaire, le droit de le dire...)
Le droit de ne pas lire.
Le droit de sauter des pages.
Le droit de ne pas finir un livre.
Le droit de relire.
Le droit de lire n'importe quoi.
Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)
Le droit de lire n'importe où.
Le droit de grappiller.
Le droit de lire à haute voix.
Le droit de nous taire.
(in Comme un roman, de Daniel Pennac)
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Ne t'inquiète pas pour moi, d'Alice Kuipers (Albin Michel jeunesse, 242 pages). Terminé le 07 mai 2008.
Genre : roman
Avis : 5/5
RESUME EDITEUR : Maman, je suis allée au supermarché. Regarde dans le frigo. J'ai arrosé les plantes. J'ai nettoyé la cage de Jeannot Lapin. J'ai rangé le salon. Et la cuisine. Et j'ai fait la vaisselle aussi. Je vais me coucher. Ton esclave à domicile, Claire. Une correspondance par Post-it sur le frigo entre une mère et sa fille. Lorsque la mère tombe malade, le temps presse mais l'espoir demeure. Un livre comme un trésor qui chuchote à l'oreille l'importance de ceux qu'on aime...
Je ne serais sans doute pas très objective pour parler de ce livre car le sujet dont il traite me touche de près... De si près que je n'ai pu m'empêcher de pleurer à chaudes larmes à de nombreuses reprises, pour finir complètement éplorée à la fin...
Ne t'inquiète pas pour moi est un petit livre bouleversant, qui se lit très vite, comme ces post-it que la mère et la fille échangent sur le frigo. Leur relation s'écoule entre les listes de courses ou de choses à faire et les questions rapides sur la vie l'une de l'autre.
Au départ, cette correspondance un peu lapidaire et intime peut gêner : le lecteur a un peu l'impression d'être le voyeur qui déflore ces petits mots avant même que l'intéressée n'ait eu l'occasion de les lire.
Et puis, très vite, on sent le drame qui se profile au détour de quelques phrases... Le mot même de cette maladie, cancer, ne sera -je crois- pas prononcé une seule fois. Mais le lot quotidien de ceux qui en souffrent et des familles qui les accompagnent est si bien décrit que je n'ai pu que me retrouver dans cette histoire. J'étais cette fille. Cette fille qui au départ continue sa vie d'adolescente sans penser que l'insidieuse maladie ronge sa mère. Cette fille qui va comprendre l'urgence de la situation et essayer de gérer la vie avec sa mère, mais aussi sa propre vie : où trouver les limites ? Comment envisager les choses ? Quelle importance leur donner ?
Le lien qui unit cette mère à sa fille est fort, bouleversant. Et parfois, je me dis que j'aurais pu écrire moi-même certaines phrases à ma mère. Tout respire la sincérité et la profondeur. Beaucoup de délicatesse dans l'évocation de l'évolution de la maladie aussi, mais on comprend les choses. On les ressent.
C'est un petit livre poignant qui vous prend à la gorge entre deux sanglots. Le courage de cette maman face à la maladie. Les mots d'amour et d'encouragement qu'elle continue de prodiguer à sa fille. Et cette fille qui avance quand même.
Publié par Alwenn à 01:35:12 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (3) | Permaliens
12-05-2008 21:47
De Alwenn Sujet:
Oui
12-05-2008 17:01
De Leil Sujet:
... Url: [Liens]
12-05-2008 11:58
De Clarabel Sujet:
...
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