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Jumbo vers les dunes

Un voyage humanitaire en side-car et en véhicules tout terrain pour de jeunes handicapés

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Kevin surfe sur le ventre | 25 avril 2006

Publié par leda à 08:41:33 dans Photos | Commentaires (1) |

Les dromadaires n'étaient pas féroces | 25 avril 2006

Publié par leda à 08:38:44 dans Photos | Commentaires (1) |

En route pour les étoiles | 25 avril 2006

Après une nuit reposante bien méritée, le groupe attaque avec envie une nouvelle journée qui s’annonce prometteuse. Dés 8h00 du matin, toute l’équipe est sur le pied de guerre dans le hall de l’hôtel Amina. Seul le temps, plutôt menaçant, grise quelques mines. Quoiqu’il en soit le convoi s’engage sur l’asphalte avec comme destination Tozeur et ses dunes de sable. Plus de 200 kilomètres séparent nos aventuriers de leur point de mire. Un parcours jalonné de surprises plus inédites les unes que les autres. A commencer par l’hospitalité toujours plus généreuse des Tunisiens. Chaque passage du convoi se voit gratifier systématiquement de saluts de la main des habitants. Un geste qui fait chaud au cœur et que nous retournons avec plaisir. Ces kilomètres parcourus, c’est aussi l’occasion de vivre un dépaysement complet, ou comme rétorquerait avec humour Marcel, le père d’Adeline : « oui, c’est des paysans ».
En effet tout au long des routes se tiennent des paysans, des cultivateurs ou encore des éleveurs accompagnés de leurs bestiaux. Chaque autochtone affiche fièrement son mouton égorgé, pendu par les pattes, devant le pas de sa porte. Une bête qui terminera bien entendu en un bon méchoui. Les moutons sont d’ailleurs légions dans la région. En témoigne les innombrables camionnettes surchargées par les bêtes entassées les unes sur les autres. Une vision surprenante qui en a fait sourire plus d’un.  Autre image surprenante, des cohortes de jeunes tunisiens qui déambulent dans chaque ville ou village que nous traversons. Ils accourent vers le bord des routes, parfois même de manière périlleuse, pour regarder avec un œil curieux ou émerveillé le convoi. Plus la progression se poursuit en direction du sud, plus le décor se transforme sous nos yeux. D’une végétation florissante agrémentée de cactus imposants  nous passons à un paysage désertique donnant vue sur un horizon sans fin. Après quatre heures de trajet, nous faisons halte à Gafsa afin de se sustenter dans le restaurant d’un hôtel 3 étoiles. Encore ébahis par le spectacle, nous partageons nos impressions à chaud. Mais pas le temps de s’appesantir, Vincent, le responsable du groupe annonce le programme de cet après-midi. Arrivés à Tozeur, c’est avec les étoiles que nous aurons rendez-vous sur le site touristique de Tatouine où s’ensablent les décors de Starwars. A la nouvelle, les jeunes s’enflamment et ne peuvent déjà plus tenir en place. Nous devons écourter notre arrêt pour rejoindre au plus vite ce rêve désertique qui se précise. Tout le monde s’engouffre dans les véhicules, après avoir pris soins de changer de partenaires, toujours dans l’esprit de favoriser les échanges humains. Nous avalons trois heures de bitumes, et nous voilà arrivés à Tozeur. Pour la première fois, nous nous sentons vraiment en plein cœur de la Tunisie. Chaleur aride, palmiers en tous genre, souks, architecture géométrique faite de brique couleur ocre : autant de détails qui transpirent les racines du pays. Pas de temps à perdre, nous prenons camp à l’hôtel quatre étoiles Le Ksar rouge. Trois quarts d’heure plus tard, nous embarquons dans les 4x4 et délaissons les side-cars. Les jeunes s’installent à l’arrière des pick-up et nous entamons notre course vers les étoiles. Sur la piste, notre guide Naziha, indique le chemin à suivre, d’une manière plus qu’hasardeuse. Quoiqu’il en soit nous passons par Ounk Djemel (en français le cou du chameau). Les cœurs battent la chamade et les handicapés poussent des cris d’excitation. Devant nous, le désert. Un paysage lunaire surréaliste s’étend à perte de vue. Trente minutes de course sur les pistes et nous voilà devant le décor de Tatooine. Les véhicules se rassemblent en peloton à l’entrée. Sortis des 4x4 nous nous éparpillons à travers les restes de la cité fantastique. Mais très vite, Vincent organise la montée à pied d’une immense dune pour prendre une photo du groupe. L’euphorie gagne les rangs. Les handicapés réalisent même des cascades pour redescendre. Perrine glisse sur les fesses, Kevin, quant à lui, préfère surfer sur le ventre. Après cette sacrée partie de rigolade, Vincent rappel son « gang des roulettes » au bercail et nous repartons vers l’hôtel. C’est au bord de la piscine que nous finissons la soirée par une série de blagues bon enfant. La tête dans les étoiles, François, le père de Perrine préfère piquer une tête dans la piscine pour rafraîchir son esprit encore en ébullition de tant d’émotions.

Publié par leda à 08:37:59 dans Journal de bord | Commentaires (0) |

Indépendance-dépendance, le grand compromis | 25 avril 2006

Accessibilité, assistance, autonomie. Jusqu’à présent, les appréhensions de Perrine Coste, paraplégique depuis l’âge de 15 ans, l’ont empêchée de voyager hors du territoire français.

Aujourd’hui, elle est en Tunisie, grâce à une association qui a organisé un voyage pour neuf jeunes handicapés. La jeune blonde de 22 ans, qui joue au basket en club, se déclare indépendante. « J’ai toujours tout fait avec les personnes valides, que ce soit le lycée, la fac ou le boulot » explique-t-elle. « J’arrive à faire oublier que j’ai un handicap » ajoute la basketteuse.

Mais là, dans ce pays du Maghreb, au sein d’un groupe de jeunes handicapés, sa condition lui est constamment rappelée. Elle se fond dans la masse. « Ici on vit dans un monde de dépendance. Je me sens plus handicapée que d’habitude » confie-t-elle. Les personnes valides qui  participent à cette expédition aident volontiers les personnes non valides lors des journées mouvementées. Que ces derniers le veuillent ou non. « C’est souvent les jeunes qui ont envie de me pousser en fauteuil. Même si je dis non, ils insistent, et avancent que ça les amuse. Je sais que ce qu’ils font vient du cœur, mais en même temps je peux me débrouiller. »

Mais ce n’est pas toujours le cas. Ce voyage, Perrine le ressent aussi comme une bonne leçon d’humilité. « Il faut aussi que je sois réaliste, que j’accepte que je ne peux pas tout faire toute seule » avoue-t-elle. Sans l’aide de son père, qui participe aussi à ce « jumbo vers les dunes, » Perrine n’aurait jamais grimpé en haut de la dune de sable qui surplombe les vestiges du décor de Star Wars. Elle n’aurait pas pu gravir les marches qui séparent la route de l’entrée de l’hôtel, et ne pourrait pas se mouvoir dans ces villes qui ne connaissent pas le mot « rampe. »

Pour Perrine, les notions de dépendance et d’indépendance se confrontent, en voyage, plus que jamais. Elle est désormais prête à troquer un peu d’aide contre beaucoup d’expériences.

Publié par leda à 08:37:05 dans Articles | Commentaires (1) |

Une image qui conforte l'idée que l'on a du désert | 25 avril 2006

Publié par leda à 08:34:32 dans Photos | Commentaires (0) |

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