<< Isuzu : lintelligence du 4x4 | Jumbo vers l'émotion | Un jeune handicape tunisien repart avec un nouveau fauteuil roulant, offert par l'association >>
Le matin, rien de tel qu’une petite balade dans le Sahara tunisien. Le soleil, encore bas dans le ciel, joue avec les ombres et dessine un décor digne des plus belles cartes postales. Les 4x4 du jumbo se courent après entre les dunes dorées. Aux manettes de l’un d’entre eux : Vincent, président de l’association et paraplégique. Philippe avait adapté, de façon plutôt artisanale, son Land Rover pour convenir à un handicapé. Avec deux béquilles et un bon mètre de scotch orange, le frein et l’accélérateur sont désormais contrôlables depuis la banquette arrière. Vincent a ainsi pu connaître la liberté de dévaler les pentes de sable fin, et Philippe a découvert une façon insolite de piloter son véhicule. « Ca fait pas mal de sensations. Il faut anticiper les manœuvres de l’autre » explique-t-il. Entraide, amitié, dépassement du handicap, tous les principes du jumbo vers les dunes cristallisent dans ce moment intense de fraternité. De retour à l’hôtel, l’émotion déborde. Vincent et Philippe fondent en larmes, l’un dans les bras de l’autre.
Après cette courte excursion, destination Matmata, notre escale avant de rejoindre l’île de Djerba. Entre les pauses essence et les pauses tourista, les passagers des cinq side-cars et huit 4x4 profitent de la variété incroyable des paysages tunisiens.
Dans la région de Matmata, certains Tunisiens habitent dans le flanc de la montagne rougeâtre. Ce sont les maisons troglodytes, qui rappellent des décors de films de science fiction.
Lors de notre halte de midi, certains voyageurs valides essayent de maîtriser le deux roues en fauteuil. Avec plus ou moins de succès. D’un coup, les handicapés se retrouvent bien plus habiles que les personnes valides.
En poursuivant notre route pour Djerba, un panneau « vue magique » attise notre curiosité. Le panneau ne mentait pas. Devant nos yeux ébahis, un authentique village berbère se découpe de la montagne. Mais nous n’avons pas le temps de profiter pleinement de ce panorama à couper le souffle : nous sommes attendus pour faire un don de fauteuils roulants.
Sur le chemin, malheur. Un pneu de side car éclate. Le matériel nécessaire à la réparation se trouve à plus de dix kilomètres de la crevaison. Le groupe doit se scinder en deux pour assurer le rendez-vous.
Une cérémonie simple nous attend au centre d’éducation spécialisée de Djerba. Quelques discours présentent l’état des services tunisiens d’aides aux handicapés. Avec ses faiblesses et ses espoirs. Cinq fauteuils roulants, quelques déambulateurs, et des boîtes remplies de jouets sont remis au centre. Un jeune Tunisien arrive, porté par ses parents. Il repart en fauteuil roulant.
Toute l’équipe du jumbo est heureuse de trouver l’hôtel, où nous passerons deux nuits. La journée se clôture par une soirée en discothèque pour les plus grands, où Kevin enflamme le dancefloor. Demain, c’est quartier libre pour tous. Rendez-vous au bar en bordure de piscine, pour siroter des cocktails à l’ombre des palmiers.
Publié par leda à 00:56:01 dans Journal de bord | Commentaires (0) | Permaliens