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Le jumbo a pour vocation de dépasser les barrières du handicap. L’épisode d’aujourd’hui a pourtant montré les limites de cette volonté. Au pied de l’oasis de Chebika, à trois quarts d’heure de route de Tozeur, les handicapés moteur du groupe sont restés devant le fait accompli. Impossible de gravir ce décor escarpé avec des fauteuils roulants. Même épaulés par des personnes valides, le défi ne peut être relevé. Seuls les valides entament leur ascension dans ce petit coin de paradis difficile d’accès. « Quand je suis dans un endroit où il y a une barrière totale pour l’accès des handicapés, je m’interdis d’immobiliser les jeunes » affirme Vincent. Devant la réalité, Vincent préfère donc prendre en charge les sept invalides. Un tour dans les souks du site, un verre pour passer le temps, et le tour est joué. De leur côté, les valides ont affichés leur déception de ne pas pouvoir partager cet instant de la même manière que toutes les fois précédentes. « On aurait aimé les avoir à nos côtés mais c’était risqué et devant un site naturel, on ne peut pas s’attendre à des infrastructures adaptées » explique Daniel, le père du petit Clément. Et si la condition de la Tunisie est de faire profil bas en ce qui concerne l’accessibilité des handicapés dans les lieux public, cela n’aboutit finalement qu’à accentuer l’entraide humaine.
Dépasser le stade du handicap
Cet épisode terminé, la cohésion du groupe s’est rapidement reconstituée lors d’une partie de mise à l’eau enjouée dans la piscine de l’hôtel. Chacun, valide ou invalides, s’est retrouvé.
« Nous avons passé un grand moment à chahuter tous ensemble. Il était important de faire une pause après ces journées très actives » confie Daniel. Tout le groupe, accusé de la fatigue, s’est libéré dans une communion très désordonnée. On ne peut pas toujours faire quelque chose d’extraordinaire. « C’était l’occasion de se détendre, de profiter en compagnie des gamins » rajoute Vincent. Dans l’eau, chaque individu s’est senti à l’aise et a oublié le handicap. La condition physique et mentale ont disparu au profit d’un plaisir partagé par tous.Publié par leda à 08:55:18 dans Articles | Commentaires (0) | Permaliens