La bande-annonce (V.O) : http://www.dailymotion.com/relevance/search/shining%2B1980/video/x2or48_shining-trailer_shortfilms
Comme ce week-end je n'ai pas beaucoup de temps devant moi (vous pouvez déjà voir l'heure à laquelle je publie cet article), j'ai dans l'idée de vous parler d'un film que j'aime bien et que je vais adorer revoir dans la soirée. Ce film est SHINING de Stanley Kubrick (THE SHINING).
Tout commence en 1977, année où Stephen King sort son quatrième roman SHINING : L'ENFANT LUMIERE (THE SHINING). Succès et histoire merveilleusement angoissante obligent, l'adaptation cinéma se fait rapidement pour sortir en 1980. Cette dernière est écrite (avec Diane Johnson) et réalisée par Kubrick en personne.
Jack Torrance, sa femme et son fils Danny s'apprêtent à vivre de longs mois de solitude car le père est gardien d'un grand hôtel pour milliardaire fermé l'hiver et qui est cerné par la neige. Danny, qui possède un don de médium est effrayé à l'idée d'habiter ce lieu, théâtre marqué par de terribles évènements passés. C'est alors que commence un cauchemar sans nom...
Adaptation infidèle du roman de Stephen King (ce dernier avoue avoir été très déçu par le film), il n'en reste pas moins que THE SHINING est un des meilleurs films d'horreur qui soit. Kubrick réussi à faire voir que l'on peut faire peur non qu'avec la nuit, mais avec des paysages immaculés, des lumières aveuglantes et un hôtel à l'architecture maladive. Mention spéciale pour un Jack Nicholson plus que bluffant, 100% habité par son personnage et qui, grâce à son jeu, va changer le court de sa carrière.
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Photo : John Alcott (1980).
Publié par perversland à 06:53:03 dans Le cinéma, ma grande passion | Commentaires (14) | Permaliens
Aujourd'hui j'ai envie de vous parler d'une saga horrifique, enfin deux sagas (l'ancienne et la nouvelle), mettant en scène les massacres signés par le malade Leatherface : celle de MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE (THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE).
Le classique
Août 1973. Inspiré par un fait divers ayant eu lieu au Texas, le réalisateur Tobe Hooper se met à l'écriture (avec l'aide de Kim Kenkel) du scénario de MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE (THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE).
L'histoire est celle de cinq amis qui traversent le Texas à bord d'un minibus. Ils s'aperçoivent bien vite qu'ils sont entrés dans un territoire étrange et malsain, à l'image du personnage qu'ils ont pris en stop, un vicieux en proie à des obsessions morbides. Ce dernier ne tarde pas à se faire menaçant et nos cinq jeunes gaillards parviennent à s'en débarrasser. Peu de temps après, une panne d'essence oblige le groupe à s'arrêter à une station-service. Non loin de là, une maison isolée attirent leur attention. Deux d'entre eux décident de s'y aventurer, mais lorsqu'ils tentent de pénétrer à l'intérieur, un boucher masqué surgit et massacre les deux adolescents. Un de leur camarade, parti à leur recherche, subit le même sort. Il ne reste alors plus que deux survivants, et la nuit vient alors à tomber...
Tourné en très peu de temps et avec peu de moyens, le montage final donne un réalisme époustouflant.THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE a tout d'un documentaire. Tobe Hooper réalise un coup de maître (qui ne se renouvellera jamais tout au long de sa carrière) en poussant la folie et le morbide à un point presque jamais vu au cinéma à l'époque. Un film gore digne de ce nom, grand classique qui sera censuré en France pendant cinq ans avant de recevoir un succès (vraiment) mérité.
Des suites moins réussies
Il faudra attendre 1986, soit treize ans après la merveille gore, pour que Tobe Hooper se remet à la réalisation (avec toujours au scénario lui-même et Kim Kenkel, plus L.M. Kit Carson) de MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE 2 (THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE 2). Dans celui-ci rien de bien génial, si ce n'est que c'est à l'opposé de premier opus (beaucoup d'humour noir et de couleurs) mais avec tout de même quelques moments de terreurs assez bons pour faire le spectacle.
En 1990 est tourné LEATHERFACE, avec cette fois à la réalisation Jeff Burr et au scénario David J.Schow. Ici rien de nouveau non plus : des jeunes faisant un tour au Texas et qui sont pourchassés par Leatherface et sa famille. Un rang au dessus du second volet avec un peu plus de gore. À noter que l'on peut voir dans un de ses premiers rôles Viggo Mortensen, très convainquant.
Quatre ans plus tard sort en salles MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE : LA NOUVELLE GENERATION (THE RETURN OF THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE), écrit et réalisé par Kim Kenkel en personne. Le scénario ne change vraiment pas, on peut même croire que c'est une pâle copie du premier, mais la folie est deux fois plus représentée que dans le premier MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE. Même si la qualité est loin d'être là, il est difficile de reprocher autre chose à cette troisième suite. On peut également voir les premiers rôles de deux futurs stars : Renée Zellwegger et Matthew McConaughey.
La nouvelle saga
Année 2003, soit neuf ans après. Étant donné que c'est la mode des remakes ratés de grand classiques de l'horreur, c'est au tour du film de Hooper de s'en prendre plein la gueule. THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE sort en 2004 sous la réalisation de Marcus Nispel.
Même si le scénario de Scott Kosar est assez différent sur certains détails et assez efficace, on peut croire que les meilleurs moments du remake sont uniquement dans la bande-annonce et que Jessica Biel n'est vraiment pas faite pour ce rôle (et pour le cinéma d'horreur en général). Les scènes qui doivent faire peur ne projettent aucun frisson tellement que c'est pathétique. Pour donner un exemple, le remake de THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE est aussi lourd qu'une grosse raclette et un gâteau d'anniversaire réunis (et je sais de quoi je parle).
Suite à la mode des remakes honteux, voici celle des origines du mal. C'est ce qui se passe avec Leatherface en 2007 dans les salles obscures avec MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE : LE COMMENCEMENT (THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE : THE BEGINNING), avec cette fois à la réalisation (et heureusement) Jonathan Liebesman.
1969, en pleine guerre du Vietnam. Dean a été tiré au sort pour partir se battre et son frère aîné, tout juste rentré du front, est prêt à y retourner pour le protéger. Avant l'échéance fatidique, les deux frères et leurs petites amies, Bailey et Chrissie, se retrouvent en virée au Texas, histoire de prendre du bon temps. Mais un motard les agresse. Pris en chasse, la course-poursuite se finie en accident. Chrissie est éjectée du véhicule. De loin, elle assiste à l'arrivée du shérif Hoyt. Pourtant, elle ne tarde pas à découvrir que derrière ce sauveur se cache un bourreau. Celui qui était censé venir en aide à ses amis va les conduire en enfer...
Andrew Bryniaski retrouve le rôle de Leatherface (après Gunnar Hansen, Bill Johnson II, R.A.Mihailoff et Robert Jacks) dans une suite du même niveau que THE RETURN OF THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE, voir l'original. Le scénario de David J.Schow et Sheldon Turner possède un côté inventif et écoeurant (au bon sens du terme), malgré la folie moins représentée.
Bande-annonce THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE (V.O) : http://www.dailymotion.com/relevance/search/Texas+Chainsaw+Massacre/video/xljio_texas-chainsaw-massacre-1974_shortfilms
Bande-annonce THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE 2 (V.O) : http://www.dailymotion.com/relevance/search/THE%2BTEXAS%2BCHAINSAW%2BMASSACRE%2B2/video/x130mx_texas-chainsaw-massacre-2-trailer_shortfilms
Bande-annonce LATHERFACE (V.O) : http://www.dailymotion.com/relevance/search/THE%2BTEXAS%2BCHAINSAW%2BMASSACRE%2B2/video/x130pr_texas-chainsaw-massacre-3-trailer_shortfilms
Bande-annonce THE RETURN OF THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE (V.O) : http://www.dailymotion.com/relevance/search/Texas+Chainsaw+Massacre+4/video/x130s4_texas-chainsaw-massacre-4-trailer_shortfilms
Bande-annonce THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE (le remake, FR) : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18356767&cfilm=46524.html
Bande-annonce THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE : THE BEGINNING (V.O) : http://www.dailymotion.com/relevance/search/Texas+Chainsaw+Massacre/video/x5hlh_texas-chainsaw-massacre-the-beginni_ads
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Montage : Adrien Balboa (2008).
Publié par perversland à 08:13:11 dans Le cinéma, ma grande passion | Commentaires (6) | Permaliens
Bande-annonce (en V.O S-T FR) : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18778314&cfilm=53640.html
Hier après-midi j'ai eu dans l'idée d'aller (enfin) voir au cinéma avec deux amies une comédie musicale version Tim Burton où il retrouve pour la sixième fois Johnny Depp : SWEENEY TODD, LE DIABOLIQUE BARBIER DE FLEET STREET (SWEENEY TODD, THE DEMON BARBER OF FLEET STREET).
Après avoir passé quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s'évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l'infâme Juge Turpin qui l'a condamné pour lui prendre sa femme, Lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie Lovett. Celle-ci l'informe que Lucy s'est donnée la mort après avoir été violée par Turpin. Lorsque son flamboyant rival Pirelli menace de le démasquer, Sweeney l'égorge. L'astucieuse Mme Lovett vole à son secours : pour le débarrasser du cadavre, elle lui propose d'en faire de la chair à pâté, ce qui relancera du même coup ses propres affaires. Sweeney découvre que Turpin a maintenant des visées sur Johanna, qu'il séquestre avec la complicité de son âme damnée, Bamford...
Quatrième adaptation ciné de l'histoire du barbier diabolique dans laquelle Tim Burton orchestre avec génie cet opéra macabre, sous un scénario de John Logan puis les compositions de Christopher Bond et de Stephen Sondheim. SWEENEY TODD brille par son atmosphère sombre et le duo admirable entre Johnny Depp (qui s'est fait bon chanteur pour l'occasion) et Helena Bonham Carter. On peut trouver également dans cette boucherie séduisante et torturée un personnage visible dans deux scènes joué par un Sacha Baron Cohen étonnant.
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Photo : Dariusz Wolski (2007).
Publié par perversland à 07:43:06 dans Le cinéma, ma grande passion | Commentaires (6) | Permaliens
La bande-annonce (V.O) : http://www.dailymotion.com/relevance/search/Batman+begins+trailer/video/xww2y_batman-begins-trailer-1_events
Étant donné que je vois en ce moment dans plusieurs magazines traitant sur le cinéma les premières images de THE DARK KNIGHT (1), j'ai décidé de parler du film qui est le premier volet de la nouvelle saga sur Batman. Je veux parler de BATMAN BEGINS.
1997 est l'année où BATMAN & ROBIN est un échec à cause de sa qualité vomissante et de l'interprétation pathétique de George Clooney, pourtant bon acteur. La Warner, qui est à la production et à la distribution de la franchise (2), décide d'arrêter la série de films sur l'homme chauve-souris. Mais vers 2002, les films tirés de grands comics sont des cartons au box-office, la célèbre maison de production décide de surfer sur la vague en créant une nouvelle saga sur le justicier masqué. Ce sera BATMAN BEGINS, avec cette fois à la réalisation Christopher Nolan qui est aussi au scénario (avec David S.Goyer). Le tout est mis en boîte en 2004 pour sortir l'été 2005.
Bruce Wayne, jeune et unique fils d'un milliardaire reconnu, assiste à l'assassinat de ses parents dans une ruelle de Gotham City. Torturé par un profond sentiment de colère et de culpabilité, le jeune héritier fuit Gotham pour un long et discret voyage à travers le monde afin de sublimer sa soif de vengeance, tout en trouvant de nouveaux moyens de lutter contre l'injustice. À son retour de Gotham, le crime sera désormais puni impitoyablement...
Casting de choc (Michael Caine, Morgan Freeman, Gary Oldman ou encore Liam Neeson) autour de Christian Bale qui incarne remarquablement l'homme chauve-souris. Ajoutez en plus des effets spéciaux spectaculaire, une ambiance assez sombre et très efficace. C'est du très lourd (et tant mieux) pour ce retour de Batman au cinéma, réussi à 100%.
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1 = Ecrit et réalisé par Christopher Nolan, avec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart, Michael Caine, Morgan Freeman, Gary Oldman, écrit également par Jonathan Nolan, David S.Goyer, d'après l'œuvre de Bob Kane (2007 Warner Bros). SORTIE EN SALLES LE MERCREDI 13 AOUT 2008.
2 = BATMAN, BATMAN RETURNS, BATMAN FOREVER, BATMAN & ROBIN, réalisés par Tim Burton, Joel Shumacher (les 3 et 4), avec Michael Keaton, Kim Basinger, Jack Nicholson, Michael Gough, Michelle Pfieffer (le 2), Danny DeVito (le 2), Christopher Walken (le 2), Val Kilmer (le 3), Chris O'Donnell (les 3 et 4), Tommy Lee Jones (le 3), Jim Carrey (le 3), Nicolle Kidman (le 3), Arnold Schwarzenegger (le 4), Uma Thurman (le 4), écrits par Warren Skaaren, Sam Hamm, Daniel Waters (le 2), Janet Scott et Lee Batchler (le 3), Akiva Goldsman (les 3 et 4), d'après l'œuvre de Bob Kane (1988, 1992, 1995, 1997 Warner Bros). BATMAN a reçu l'Oscars des Meilleurs Décors en 1989.
Photo : Wally Pfister
Publié par perversland à 08:03:31 dans Le cinéma, ma grande passion | Commentaires (3) | Permaliens
Bande-annonce (V.O) : http://www.dailymotion.com/relevance/search/John+Rambo/video/x217wx_bande-annonce-john-rambo-rambo-iv_news
Mercredi sort dans les salles un film évènement. Évènement car c'est le quatrième volet (et dernier ?) d'une saga que l'on croyait moyennement achevée il y'a vingt ans avec RAMBO III (voir article sur la saga). Il est écrit, produit, réalisé et bien entendu avec « mon dieu du cinéma que j'ai ». Je parle de Sylvester Stallone avec JOHN RAMBO (RAMBO).
John Rambo s'est retiré dans le nord de la Thaïlande où il mène une existence simple (il pêche ou encore capture des serpents venimeux pour les vendre) et se tient à l'écart de la guerre civile qui fait rage à la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar. Mais la violence du monde le rattrape lorsqu'un groupe de volontaires vient le trouver pour qu'il les guide jusqu'à un camp de réfugiés en Birmanie auquel ils veulent apporter une aide médicale et de la nourriture. L'ancien béret vert finit par accepter et leur fait remonter la rivière, vers l'autre côté de la frontière. Deux semaines plus tard, le pasteur Marsh lui apprend qu'ils ne sont pas revenus et que les ambassades refusent de l'aider à les retrouver. Rambo est alors le seul à pourvoir les sauver, et pour ça, il va falloir à nouveau baigner dans les tripes et le sang...
Le grand Sly, à soixante ans passé, devait après le succès ROCKY BALBOA (voir article sur la saga) s'abandonner aux joies de la réalisation. Mais un ancien contrat qu'il avait signé avant l'oblige à reprendre le second plus grand rôle de sa carrière : celui de John Rambo. Il profite alors de l'occasion pour dénoncer les atrocités qui se déroule en Birmanie, une des zones de guerre la plus dangereuse qui soit. Il donne à ce RAMBO, malgré les durs conditions de tournage (car ça se déroulait sur place), un certain réalisme et réussi le tour de force de signer l'épisode le plus violent de la franchise, peut-être même de toute sa carrière. Remarque, quoi de mieux que la violence pour dénoncer la violence ? En tout cas vivement mercredi !
Publié par perversland à 09:29:19 dans Le cinéma, ma grande passion | Commentaires (12) | Permaliens
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