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Saturday afternoon | 17 janvier 2009

 

La nouvelle m'a totalement sonné. Je restais debout, sur place, sans bouger, pendant qu'autour de moi les gens dans la rue marchaient vers leurs destinations. Je restais immobile, comme si je dépendais d'une télécommande et que son utilisateur avait appuyé sur le bouton "pause". Je ne savais pas quoi dire. C'était cet après-midi. Je suis dans une rue du centre-ville de Rouen avec Gwen' qui, au bout de deux heures qu'on se voyait (bref avant qu'on ne se dise au revoir), vient de m'annoncer une nouvelle. Bonne pour elle, donc je devrai la considérer comme bonne aussi, sauf que là j'ai du mal, et honnêtement je ne sais pas pourquoi. Elle vient de m'annoncer qu'elle est engagée pour chanter plusieurs mois dans une sorte de club. Plus si il n'y a rien à redire sur ses prestations (donc ce sera plus)... dans le sud. Nous restons là, l'un en face de l'autre. Elle se demandant si j'allais un jour réagir, moi cherchant quelque chose à dire. Elle se met à me sourire.

« Nous nous reverrons si c'est ce que tu t'dis, t'en fais pas. On se reverra peut-être, certainement... » Elle me prend une main, s'approche de moi et me laisse un bisous long et tendre sur la joue. « Bye. »

Elle s'en alla vers chez elle. Je me retourne pour la voir partir mais elle se retourne aussi, au bout de quatre pas, et reviens vers moi. « Tiens. »

Elle me tend un bout de papier que je prends, mais sans le regarder. En ne regardant qu'elle. Elle me regarde en faisant un timide sourire et part. Je la regarde au loin, jusqu'à ce qu'elle soit fondue dans la foule. Je regarde alors ce qu'elle m'a donné. Un chèque. Ah oui, elle me donne ce qui me revient vu qu'elle a chantée une de mes chansons dernièrement. Un chèque. C'est tout ce que je recevrai d'elle maintenant, avec parfois des SMS, des MMS, des mails ou des discutions rares et rapides sur MSN.

Je pars de mon côté, avec ce qui vient de se passer en tête. J'avance en regardant à peine où je vais. Il faut dire aussi que je me foutais de ce qui pouvais bien se passer autour de moi, et que je connais cette rue comme ma poche. Je sais instinctivement où aller pour prendre le T2 qui m'emmènera près de chez moi. Bon, une femme que je considère alors comme une bonne amie, à qui je me suis (très) attaché depuis plus d'un an s'en va vivre d'autres aventures dans le sud...

Il m'a fallu presque une heure pour penser à autre chose, me dire que c'est la vie (salope) et tant mieux pour elle. C'est sorti de mon esprit une fois que je lui ai envoyé un SMS, histoire de la féliciter (vous me direz enfin) et de dire d'autres trucs rapidement. Bon, il faut que je passe ma soirée devant TFMerde (et oui) pour voir Mylène aux NRJ MUSIC AWARDS, au moins le fait de voir la plus belle va me faire sourire (surtout si elle remporte un prix). En plus le groupe Indochine y sera aussi. Pendant que j'écris ces mots j'ai une de ces envies de café, alors que j'avais arrêté depuis août (vu que j'en prenais cinq ou six par jours, si ce n'est plus) sans trop de problèmes. Oh oui, un bon café, un ou deux. Putain de journée.

« On se reverra peut-être, certainement... »

 

 

 

 

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Photo : Adrien Balboa (2008).

 

Publié par perversland à 18:06:40 dans VOYAGE AU PAYS DES VIVANTS | Commentaires (12) |

Johnny Hallyday : Gabrielle (paroles et vidéo live) / 1976 | 16 janvier 2009

 

 

 

« Maintenant je vais vous parler d'une fille que vous connaissez bien.

- Ouais !

- Que vous connaissez même très bien...

- Ouais !

- Que vous connaissez même très très TRÈS bien !

- OUAIS !

- Vous voyez qui j'veux dire ?

- OUAIS !

- Vous voyez qui j'veux dire ?!

- OUAIS !

- Alors dites-moi son nom...

- GABRIELLE !

- Comment ?!

- GABRIELLE ! »

Ce dialogue quasi-rituel entre Johnny Hallyday et son public dans les concerts du grand précède, comme vous le savez ou vous en doutez, la chanson GABRIELLE (1). Aujourd'hui j'ai une petite envie de la mettre sur ce blog.

GABRIELLE est un grand tube, si ce n'est un des plus grands de la carrière de Johnny, alors que ce titre n'était pas destiné à en être un à l'époque. Il est extrait du bel album DERRIÈRE L'AMOUR et possède plusieurs versions : celle de l'album puis les nombreuses autres que Johnny s'amuse à faire sur scène (pendant que les personnes du public croisent les poings au dessus de leur tête à la fin du refrain). Pour moi la meilleure est celle du FLASHBACK TOUR de 2006 et 2007. Pour la vidéo j'ai bien entendu choisi celle de cette tournée, plus exactement son escale à la Cigale fin 2006.

 

Gabrielle, tu brûles mon esprit
Ton amour étrangle ma vie
Et l'enfer, devient comme un espoir
Car dans tes mains je meurs chaque soir
Je veux partager autre chose que l'amour dans ton lit
Et entendre la vie et ne plus m'essouffler sous tes cris
Oh fini... fini pour moi
Je ne veux plus voir mon image dans tes yeux

Dix ans de chaînes sans voir le jour
C'était ma peine forçat de l'amour
Et bonne chance à celui qui veut ma place (oui ma place)
Dix ans de chaîne sans voir le jour
C'était ma peine forçat de l'amour
J'ai refusé, mourir d'amour enchaîné

Gabrielle, tu flottes dans mon cœur
C'est une illusion de douceur
Et tu chantes, c'est la voix d'une enfant
Avec laquelle tu glaces mon sang
Je veux t'expliquer tu confonds et le jour et la nuit
Je veux t'approcher, mais tu tournes le dos, tu t'enfuis
Oh sais-tu vraiment ce que tu veux faire ?
Je ne serai plus l'esclave de ta chair

Dix ans de chaînes sans voir le jour
C'était ma peine forçat de l'amour
Et bonne chance à celui qui veut ma place (oui ma place)
Dix ans de chaîne sans voir le jour
C'était ma peine forçat de l'amour
J'ai refusé, mourir d'amour enchaîné

J'ai refusé, mourir d'amour enchaîné !

Paroles : Long Chris et Patrick Larue.

Musique : Benoît Kaufman.

 

 

 

 

 

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1 = D'après THE KING IS DEAD et extrait de l'album DERRIERE L'AMOUR (1976 Philips).

 

 

Publié par perversland à 18:03:38 dans LA MUSIQUE QUE J'AIME | Commentaires (13) |

Ce qu'elle m'a fait | 15 janvier 2009

 

Tel un pauvre devant son trésor

Je la touche et la regarde des heures

Ses yeux me réclament

Tandis que mes envie s'enflamment

Sous ces lumières tamisées

Je réalise ce que j'ai discrètement rêvé

Je ne sais ce qu'elle m'a fait

Est-ce que je suis en train de l'aimer ?

 

Tous la regardent

Tous la veulent

Elle se fiche de leurs gardes

Ce qu'elle veut pour se détendre c'est ma personne

Sa peau sous ces lumières tamisées

Recouverte par mes baisers

Je ne sais ce qu'elle m'a fait

Est-ce que je suis en train de l'aimer ?

 

Tel un damné devant son idylle

Tout n'est plus si fragile

Prolonger le plaisir

Exécuter tout ce qu'elle désire

Sa nudité sous ces lumières tamisées

Le plan est si parfait

Et je ne sais ce qu'elle m'a fait

Est-ce que je suis en train de l'aimer ?

 

Je ne sais ce qu'elle m'a fait

Est-ce que je suis en train de l'aimer ?

 

Je ne sais ce qu'elle m'a fait

Je ne sais ce qu'elle m'a fait...

Paroles : Adrien Baboa.

 

 

 

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Paroles : Adrien Balboa (janvier 2009). 

 

Publié par perversland à 07:13:19 dans Paroles d'Adrien Balboa | Commentaires (12) |

Un homme et son chien / Dans les salles le mercredi 14 janvier 2009 | 12 janvier 2009

Si il y a pour moi un film important en ce début 2009 (ou même cette année en gros), c'est bien celui qui marque le retour de Jean-Paul Belmondo (mon acteur Français préféré) en haut de l'affiche : UN HOMME ET SON CHIEN (1), remake du superbe UMBERTO D. (2).

Charles vivait avec son chien chez Jeanne, une veuve charmante, qui est également une ancienne maîtresse lors de la mort de son mari. Ce dernier était d'ailleurs le meilleur ami de Charles. Leïla, la jeune employée de maison, ne peut lui offrir que son affection et son sourire. En retour, Charles lui donnera beaucoup plus. Mais comme il n'a que pour ressource qu'une maigre pension, il est mis à la rue avec son chien. Pas une main ne se tend vers lui et sa dignité lui interdit de tendre la sienne...

Ecrit et réalisé par Francis Huster (qui est fait aussi partie de la brochette d'acteurs présents ici), cet HOMME ET SON CHIEN est tout simplement touchant, très bien réalisé et peut (malheureusement) paraître vrai. C'est telle une résurrection que Jean-Paul Belmondo prouve qu'il reste malgré tout un grand acteur, revient en crevant l'écran et bouleversant le spectateur dans cette histoire déchirante. Les acteurs faisant une simple apparition sont aussi de choix, puisqu'on peut trouver dans ce putain de beau film Jean Dujardin, José Garcia, Michèle Bernier, Patrick Bosso, Cristiana Realy, Pierre Mondy et encore d'autres ! À coup sûr, même si plusieurs personnes sont loin d'être du même avis, UN HOMME ET SON CHIEN est un des plus beaux films de ce mois, voire de 2009.

 

 

 

 

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1 = Ecrit, avec et réalisé par Francis Huster, avec également Jean-Paul Belmondo, Hafsia Herzi, Julika Jenkins (2008 F comme Film / Canal+ ).

2 = Écrit et réalisé par Vittorio De Sica, avec Carlo Battisti, écrit également par Cesare Zavattini (1952 Rizzoli Film S.P.A / Produzioni De Sica).

 

Publié par perversland à 18:03:15 dans Le cinéma, ma grande passion | Commentaires (9) |

Dialogue avec une inconnue | 10 janvier 2009

 

Cet après-midi, un peu avant 14 heures. Je me prépare et fonce pour Rouen, direction le CHARLES' CAFE, endroit où je vais souvent pour ceux qui s'en rappellent. Assis au comptoir, je commande un chocolat chaud (vu que j'ai arrêté le café il y a quelques mois) et attends qu'il soit servi. Si je suis ici c'est pour essayer de tenir un peu plus d'une heure tout seul. Voire deux. En gros ajouter un nouveau round à COMBATTRE SA PHOBIE. Ce chocolat arrive, je commence à le boire lorsque quelqu'un derrière moi se met à m'adresser la parole. « Ton nom ne serait pas Adrien par hasard ?

Je me retourne et vois une jolie blonde d'environ 24 ans, cheveux longs, grande veste en cuir et visiblement très souriante.

- Oui, tu es ?

- Ah j'm'appelle Cécilia. C'est bien toi qui écris des chansons ?

- En chair et en os.

Elle me tend alors une main que je serre. Je lui montre du regard le tabouret vide qui est juste à côté de moi.

- Tu veux t'asseoir ?

- Ah oui, merci.

Elle s'assied et demande qu'on lui serve un café. Elle se tourne alors vers moi.

- Alors, comment tu connais mon nom ?

- Je crois avoir entendue à un concert une chanson de toi, enfin écrite par toi, dans Rouen l'année dernière.

- Ah, c'est fort possible.

- Et depuis je passe souvent sur ton blog.

- Ah oui ? »

Moi qui ne voulait pas sortir au début, enfin ne pas venir ici mais voir quelqu'un, j'ai eu raison de changer d'avis. On se met à consommer ce que l'on a commandé, elle en continuant de me regarder. « Tu attends quelqu'un ?

- Non, je suis venu vite fait après je rentre chez moi (oui je sais, ce n'est pas beau de mentir). Et toi ?

- J'étais avec ma sœur, elle est partie en même temps que tu es arrivé.

- Ah ok. » Putain je ne sais pas quoi lui dire. Il y'a devant moi une jolie femme qui me connait grâce à ce que je fais sur ce blog et mes textes et je ne sais pas quoi lui dire. Si je lui parle de la pluie et du beau temps ça ne va pas le faire.

« Me dis pas que t'es timide.

- Moi ? Oh non (merde trouver une question). Alors, pourquoi tu t'es mise à venir sur mon tit blog ?

- Parce que la chanson que j'avais entendue était très belle, et le chanteur avait dit ton nom, Adrien Balboa. Enfin ton pseudo.

- C'était quel groupe ? Ou chanteur (que je le remercie)...

- Désolée je sais plus. La chanson c'était euh... JE SUIS LE MONDE (1).

- Ah oui j'm'en souviens de celle-là (en fait sur le moment non...).

- Moi si, la musique me faisait penser à Indochine. C'est toi qui l'a faite aussi ?

- Non. Parfois je donne des indications sur ce que j'imaginais comme air dessus. Pour celle-là c'était dans la lignée D'indo. »

J'ai effectivement passé près deux heures dans ce café, au comptoir. Sauf que je n'étais pas seul, je discutais avec elle. Une parfaite inconnue qui apprécie ce que je fais. Qui m'encourage à continuer, alors que je ne vois toujours pas ce qu'il y a de bien réussi mais bon. Je décide de payer ce qu'elle a commandée, elle me remercie, me sourit, me fait une bise sur la joue (un peu trop près des lèvres d'ailleurs) et s'en va en me disant qu'on se reverrai peut-être. Je m'en vais quelques minutes après elle. Ça doit être la troisième fois qu'on me reconnaît grâce à mon blog ou mes chansons. La première fois c'était il y a un peu plus d'un an si ma mémoire est bonne. Cet article n'est pas fait pour me vanter (c'est loin d'être mon genre), mais pour dire que, si ça peut me permettre de faire quelques petites rencontres agréables comme celle-ci, ce n'est pas demain que j'arrêterai de m'occuper de ce blog (et d'écrire).

Bonne soirée à tous.

 

 

 

 

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1 = La lire si vous voulez.

 

Publié par perversland à 18:03:22 dans VOYAGE AU PAYS DES VIVANTS | Commentaires (8) |

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PERVERS LAND par Adrien Balboa


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