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Fatum

loin s'en faut

N.M (1762 ; mot.lat.)

 
 
A la page 762 du petit Robert se trouve Fatum.
L'un des mots les plus jolis de la langue française. Il a cette douceur et cette profondeur, le poids d'une civilisation que l'on dira antique et toute la légéreté de son avenir. Curieusement. Etrangement. Il ressemble à Fatras, qui d'ailleurs le précède sur cette page où tous les mots commencent par F. Comme Fatuité. Est-ce a dire que Fatum serait subtilement lié à Fatras par je ne sais quel fatuité. Quelques lignes, quelques courbes emplient d'une encre mécanique, et tout devient limpide. J'aime à croire que ce dictionnaire me parle de cet entrelacement fortuit. J'aime le lien surtout quand il est improbable. J'aime le temps qui s'écoule sans le choisir. Le laisser vivre et dégager de tous ces entrelas une certaine forme de destin fortuit. Bienvenu au milieu du Fatras des routes qui forment peut-être, qui sait, toute la rondeur du Fatum. 

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J2-mars | 24 mars 2008

Mes yeux n'avaient plus de limite, du Montparnasse à la bataille d'Alésia, du Montsouris au Val de Grace, mes yeux flottaient au dessus des nuages. Tant de fois observés, tant de fois ré-inventés. Un chat ou un lapin, là quelques monstres alanguis. Ce matin je ne savais plus quelle coquille. Le ciel était gris. Ces jours-ci je le préférais ainsi. 


Marcher en crabe, sauter par dessus les trottoirs, éviter la marrée ou s'y laisser porter. Se faire ramener. Chamboullée. Les pieds au sec, le temps de retrouver un charme au prochain rayons du soleil, le temps d'en apprendre d'autres cont

Publié par bidule14 à 12:23:53 dans Une photo - Un jour | Commentaires (0) |

J2-mars | 24 mars 2008

Mes yeux n'avaient plus de limite, du Montparnasse à la bataille d'Alésia, du Montsouris au Val de Grace, mes yeux flottaient au dessus des nuages. Tant de fois observés, tant de fois ré-inventés. Un chat ou un lapin, là quelques monstres alanguis. Ce matin je ne savais plus quelle coquille. Le ciel était gris. Ces jours-ci je le préférais ainsi. 


Marcher en crabe, sauter par dessus les trottoirs, éviter la marrée ou s'y laisser porter. Se faire ramener. Chamboullée. Les pieds au sec, le temps de retrouver un charme au prochain rayons du soleil, le temps d'en apprendre d'autres contours, d'autres jeux, le temps que son humeur espiègle me guide à travers ses méandres poétiques. Aussi.


Marcher en crabe, sauter par dessus le trottoirs.

Mon dedans comme ce dehors. Perché. Mon intérieur bientôt renouveler. Revenir au sol, s'enraciner. Apprendre à rêver de là aussi. S'inspirer. Le ciel plus haut. Le ciel moins grands. La terre plus proche, l'ensemencer comme on souffle des étoiles dans un ciel rarement tout a fait noir. 


Entre le ciel et cette terre, trouver son équilibre. Réconcilier sa tête et ses pieds.

Je n'oublierais pas dans cette ville en pierre, le chant des moineaux qui s'éveillent ou se couchent, les hirondelles toujours plus rares qui me donnaient l'éphéméride en été, je garderais dans mon oeil et au fond de mon oreille les roucoulades des tourterelles perchées sur cette antennes. Je n'en finirais pas de chercher une poésie urbaine. 


Et si mes racines venaient du ciel ?

Publié par bidule14 à 12:22:59 dans Une photo - Un jour | Commentaires (0) |

j2-en mars | 22 mars 2008

Publié par bidule14 à 12:55:38 dans Une photo - Un jour | Commentaires (0) |

J-en mars | 05 mars 2008

Passé à l'ouest c'était une autre chanson. Je m'amusais des dessins que faisait le soleil dans mon salon. 

Un rayon sur le balcon, allongeait les ombres de ma jolie prison. De l'argent fugacement soufflé sur mes mauvaises herbes impossibles à arracher. Le rat des villes gardait au fond de lui, celui des champs, en sourdine. 

Ma trottinette à roulette, indiquait le sens du vent. Son sens et sa course. Ebouriffée. Je la gardais. Une sensation. Les seins presque nue en été. Fermer les yeux. La retrouver. La petite table des soirée alanguis de juillet. En août le silence moite des mots calfeutrés dans l'antre presque fraîche, une brise subtile.

Vers cinq ou dix-neuf heure, un chant diffus :  le songe pâle d'une fenêtre dans ma forêt de boulots gris. Sa pâleur ou sa netteté au gré des caprices ombrageux.  Ce jour-ci, le ciel était dangereux, passant du gris au bleu, du bleu au gris. La trouée d'une gloire. La saisir. Tenter de la retranscrire pour la garder, au creux de mes yeux, comme un enfant à la fois triste et heureux. En tomber amoureux. La garder au fond des yeux. Et puis plus  rien, la lumière allait et venait, disparaissait, et re-rentrait sans avoir pris la peine de s'annoncer. Je l'aimais ainsi libre et joyeuse.

Vers l'est les cheminées s'empourpraient, les toits les soutenaient avec une forme de fébrilité apaisée. 

De retour au salon, mon enfance me susurrait  les souvenirs d'une l'Afrique enracinée. Le long cou d'une girafe, l'allure industrielle, le cou penché de celle qui boit au marigot. Au bout, une ampoule.

Maintenant la fenêtre mordait mes oreillers. Le chat ronronnait. La teinte changeait, se heurtait au tabouret, en allumait les pieds, transperçait le fauteuil pour en dessinait un autre,  tronqué, sur ma commode impossible à déplacé. Mon petit fou s'en amusait et patogeait joyeusement dans les innombrables petites flaques éphémères. Et puis, la girafe avait maintenant cédé sa place aux deux causeuses de mon balcon. Ces bavardes étendaient leurs jambes jusqu'au repli de mon édredon. C'était l'heure où le jaune prend les doux accents du rose, l'heure où mon univers entier se reflétait dans chaque objet qui voulait bien le réinventer. L'instant où j'aurais voulu voir les feuilles pourpres se balançaient doucement dans la chaleur de mon souvenir. Le salon et ma chambre commençait de s'éteindre en gardant en mémoire quelques instants encore les traces de cet essoufflement.

Le soleil continuait sa visite, jour après jour, le moindre recoins de mes amours. 

Plus tard, dans le début de la soirée, ce serait au tour du cinéma que le disque d'or épuisé, projetterais sur le placard de toutes mes infimes mémoires. 

Je le connaissais par coeur le chant du soleil dans mon appartement et pourtant.. chaque jour était différent. Je m'étonnais de ne rien y trouver d'identique au précédent. 

J'aurais voulu le garder, quelques trésors encore, jamais fini d'amasser, toujours renouvelés. 

 

Demain peut-être sera celui de la lune écarquillée. 

Publié par bidule14 à 18:55:00 dans Une photo - Un jour | Commentaires (1) |

J2 | 02 février 2008

Au fur et à mesure les livres disparaissaient de mon horizon si familier. Chaque jour qui se levait, dessinait des contours étrangers. Les images et les mots faisaient place, drôle de carcasse, au squelette d'une étagère désossée. Du blanc à la place.

Je regardais poindre le rouge déchirant du matin, là de ma cuisine, au-dessus des cheminées engourdies. Le silence et le feu. Un accord en sourdine. Les rayons avaient pris l'habitude de s'insinuer le long de mes murs, chaque fissure étaient examinées, méticuleusement,  puis balayées à l'or fin selon les matins. D'abord le placard à verre, puis gouter voir un peu des épices, leurs ombres comme une chanson en créole.

Le soleil continuait son chemin, les toits bleutés, là le miroir d'un vasistas, les cheminées petites sentinelles qui s'ébrouaient soudain d'avoir si longtemps assoupie, crachotaient les vapeurs de la nuit. Mes fissures aussi.

Enfin l'astre s'invitait au salon. Il rebondissait contre mes livres, jouait la comédie des ombres et des vers, parcourait le monde, lécher quelques bonnes feuilles, redessinait mes photos, et finissait toujours par se prélasser sur le canapé, fatigué d'avoir d'éployé tant d'effort pour m'extraire de la nuit.

Chaque matin je suivais les saisons par ce dialogue étrange. Mon dedans et sa lumière. Le ciel me remettait les pieds sur terre. Les livres. Je ne les emballerai pas. Je verrais bien quelle gueule ca a demain.

mme da.

Publié par bidule14 à 22:38:07 dans Dialogue de l'Aquapin | Commentaires (2) |

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