Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Fatum

loin s'en faut

N.M (1762 ; mot.lat.)

 
 
A la page 762 du petit Robert se trouve Fatum.
L'un des mots les plus jolis de la langue française. Il a cette douceur et cette profondeur, le poids d'une civilisation que l'on dira antique et toute la légéreté de son avenir. Curieusement. Etrangement. Il ressemble à Fatras, qui d'ailleurs le précède sur cette page où tous les mots commencent par F. Comme Fatuité. Est-ce a dire que Fatum serait subtilement lié à Fatras par je ne sais quel fatuité. Quelques lignes, quelques courbes emplient d'une encre mécanique, et tout devient limpide. J'aime à croire que ce dictionnaire me parle de cet entrelacement fortuit. J'aime le lien surtout quand il est improbable. J'aime le temps qui s'écoule sans le choisir. Le laisser vivre et dégager de tous ces entrelas une certaine forme de destin fortuit. Bienvenu au milieu du Fatras des routes qui forment peut-être, qui sait, toute la rondeur du Fatum. 

Rechercher

Images

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      

Compteur

Depuis le 12-04-2006 :
44564 visiteurs
Depuis le début du mois :
254 visiteurs
Billets :
105 billets

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

30° | 07 décembre 2006

J'avais de l'eau dans les yeux. Le coeur dans une machine à laver. Sur l'étiquette était noté : laver à trente degrés.

Pas eu le temps de voir venir le torrent d'eau. Pas eu le temps de d'attraper au passage une branche ou une racine. J'étais aspirée par le bouillon liquide. Je m'étais jetée d'en haut moi même. Pas pris de recul. Pour quoi faire. Maintenant ca me tombait dessus.

Comme un bouchon chahuté, ma tête émergeait parfois de ce tumulte liquide. Juste le temps d'aspirer de l'air. Un souffle nécessaire. Un souffle éphémère.
L'air que l'on espère suffisant pour survivre. Et replonger.

Est-ce vrai que l'homme préfère souffrir ?

Tu marchais devant moi. Déterminé dans ce désert salé. Tu marchais et j'avais du mal à te suivre. Le sel consumait mes pieds. Mes lèvres piquaient. Je marchais sur ce fil. Celui que laissaient tes empreintes fragiles et éphémère sur le sol aride.

Parfois je retrouvais la douceur d'une oasis. Ce bonheur blotti au creux d'une colline de grès effrité.

Est-ce vrai que l'homme préfère souffrir ?

J'ai pris mon souffle. J'ai donné ma boussole aux hasards de la vie. J'ai du mal à marcher, de plus en plus de mal à nager. Je ne suis pas de ces piranias qui s'oublient pour survivre. Je ne suis plus de ces oiseaux qui survolent les contrées désertiques sans jamais s'assécher. Je veux croire aux mirages et ne jamais les quitter des yeux.

L'homme ferait mieux de ne pas se faire souffrir.

Publié par bidule14 à 10:53:01 dans Une photo - Un jour | Commentaires (1) |

1|

Tous les derniers titres