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Sarkozy enclenche la machine à perdre. | 22 septembre 2006


Ecrit au fil de la pensée ...


Il est un peu présomptueux et peut être dangereux pour un militant socialiste de faire un titre comme celui-là, mais je voudrais tout de même donner mon opinions quand aux chances réelles de Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle de 2007.


Premièrement, les qualificatifs les plus souvent utilisés à son égard ne sont pas très propice à gagner des voix : arrogant, manipulateur, cynique, mégalomane, dangereux ... voici quelques unes des expressions qui le caractèrisent non pas aux yeux des "bobos" ou des profs mais aux yeux de beaucoup de gens y compris des humanistes de droite. Certe, ça n'est pas une explication très politique mais on peut aussi avoir des indices sur l'opinion en fonction des termes utilisés couramment par les gens pour en parler.


Deuxièmement, Sarkozy fait une erreur fondamentale en pensant qu'il pourra mordre sur l'électorat de la gauche en utilisant le populisme de droite. Sarkozy veut faire croire aux gens que le principal problème est dans le fait que les hommes politiques manquent de courage et donc il fait de l'agitation pour faire penser que lui en a. Je pense au contraire, pour prendre l'exemple de la gauche, qu'il fallait être extrêmement courageux pour faire des réformes comme les privatisations et les baisse d'impôt, il n'y a pas là un excès de timidité mais plutôt un zèle idéologique qui nous a probablement couté un 21 avril. Le problème du courage ou de son abscence ne se pose donc pas dans ces termes. Ceux qui pensent que l'élection présidentielle se joue essentiellement sur un sentiment ou une émotion se trompent. Sans faire du matérialistisme trop caricatural, je dirais que le résultat d'une élection peut changer selon qu'on la place avant ou après le jour de la paye.


Le sondage ne mesure donc en aucun cas la réalité, il mesure selon moi l'émotion. Car l'émotion est éphémère et non déterminante dans la plupart des choix importants, la réalité elle, est préniante et anxiogène. La réalité va donc probablement rattrapé Sarkozy. Le problème du charriot à moitié plein ou à moitié vide, le problème du chômage qui baisse à moitié en faisant augmenter la précarité du double et le problème de l'impossibilité à pouvoir prévoir au delà du 15ème jour du mois. Vous allez me dire qu'un autre qui joue du registre de l'émotion fait beaucoup de voix, je pense évidement à Lepen. Je vous répondrait que précisément, en ce qui concerne son électorat ex-communiste (entre un tiers et la moitié des voix) les ressorts du Lepenismes sont sociaux et non idéologique, ils le sont pour l'autre moitié. De plus, je vous répondrait que sur ces ressorts émotionnels, un candidat ne peut au plus faire que le score maximum de Lepen c'est à dire 18%.


Enfin et c'est lié au point précédent, et il s'agit la d'une question idéologique donc culturelle, la France est profondément républicaine, beaucoup plus profondément qu'on ne le croit et pas d'un républicanisme restreint, nationaliste, mais bien l'idée que la liberté et l'égalité peuvent être un projet politique national et international. Sarkozy est donc trop américain pour gagner dans ce pays, il le pourrait certainement dans des pays de tradition anglosaxonne mais en France c'est très difficile.


Le triptique populisme (pour les pauvre)/ultralibéralisme (pour les riches)/ communautarisme (pour tout le monde) ne peut pas gagner dans un pays de tradition laïque car il devrait pour cela être porté par des courants idéologiques puissants (comme pour Bush) comme la religion ou le nationalisme qui ne sont déjà en France depuis belle lurette que des pages dans les livres d'histoire.


Enfin, qui se souvient de la dernière victoire de Nicolas Sarkozy à une élection nationale ? Personnne, car il n'y en a pas eu. La seule fois ou il a tenté il a fait 11% c'est à dire moins que Pasqua aux élections européenne de 1999. Lorsqu'il a soutenu la droite aux régionales de 2004 en faisant des meeting partout (on se souvient encore de Copé qui rajoutait la mention "avec le soutient de Nicolas Sarkozy" sur ces affiches) elle a perdu toutes les régions sauf une et lorsqu'il a fait campagne pour le Oui au référendum le non a fait 55%.


Souhaitons donc qu'une fois de plus le triptique liberté/égalité/socialisme l'emporte face à la supercherie.

Publié par emirdeniz à 00:00:45 dans France | Commentaires (0) |

BLOG DE NPS Moselle | 17 mai 2006

Le Nouveau Parti Socialiste en Moselle dispose désormais d'un blog :

http://nouveau-ps57.blogg.org

Publié par emirdeniz à 23:20:15 dans France | Commentaires (0) |

Quand les médias perdent leur latin | 19 avril 2006

Réforme, concertation, rupture, dialogue social, fléxisécurité, ... Les mots ne suffisent plus pour expliquer le libéralisme aux enfants alors que le peuple le rejette d'échéance en échéance dans la rue comme dans les urnes. Depuis le rejet de la constitution européenne et le mouvement sur le CPE, le vocabulaire pour expliquer qu'une régression est une réforme ne suffit plus. Les mêmes qui ont soutenu le monsieur courage qu'était censé représenter Villepin n'ont pas de mots assez durs contre lui. Le problème c'est que celui qu'ils soutiennent, c'est à dire Nicolas Sarkozy est encore plus libéral alors comme lui ils font les contorsionnistes pour expliquer qu'il y aura un avant et un après CPE, comme il y a un avant et un après tout ... Ils expliquent que ce qu'ont rejeté les jeunes c'est la société de la précarité et donc qu'il faut davantage de souplesse pour que les entreprises puissent recruter. Comme lui, ils veulent une France plus juste mais moins juste, plus d'impôts mais ne pas "décourager l'effort", plus de service publics mais privatiser EDF, plus d'emploi mais augmenter le temps de travail ... Ils continuent de nous bassiner avec l'exemple de tel ou tel pays qui aurait réduit le chômage des jeunes sans expliquer qu'il y a dans ce pays trois fois plus de pauvres qu'en France. Ils pensent que l'avenir c'est les services à la personne sans nous expliquer qui payera ces services lorsqu'il n'y aura plus d'industries. Il ne reste que leur "spécialistes" pour trouver à chaque problème une explication libérale. Car le spécialiste est spécial, il ne parle pas le même langage que nous, connaît plein de statistiques (souvent erronées) par coeur et a des diplômes remis par d'autres spécialistes. Le spécialiste, parce qu'il est spécialiste a des explications rationnelles à tout. Il fait des profils psychologiques de tout le monde et est capable de lire la croissance dans le marre de café. Il pense que la France est foutue car "tout le monde le sait" que "les politiques de droite comme de gauche depuis trente ans..." (il est a noter que le chiffre 30 ne change pas depuis qu'il est utilisé il y a donc un problème de cumul) et évidement que "les français sont différents".

La bataille des mots est donc importante, nous n'avons que peut d'emprise sur ce que racontent les médias, mais nous avons une arme fatale : la réalité ! C'est bien là une preuve que l'idéologie ne peut rien face à la réalité lorsque celle-ci la contredit.

La seule possibilité qu'il reste aux libéraux pour imposer leur modèle, c'est de mettre fin à la démocratie politique. Ils y songent sérieusement. Je vous invite à lire le compte rendu du conseil des ministres des affaires étrangères informel sous la présidence autrichienne, certains ministres libéraux proposent tout simplement de faire revoter la même constitution européenne mais cette fois à l'assemblée nationale...

Le libéralisme est mort, je vous invite à ses funérailles.

 

Publié par emirdeniz à 14:52:56 dans France | Commentaires (0) |

Victoire ! | 10 avril 2006

Qui l'eu cru. Il y a quelques semaines de cela, lorsque le gouvernement a annoncé son intention de mettre en place le CPE et la loi dite "d'égalité des chances", peu de personnes croyaient que nous aurions eu une victoire aussi éclatante. Les syndicats étaient divisés, parfois résignés ; la gauche politique elle même était divisée entre les partis et à l'intérieurs mêmes des partis : on ne donnait pas chère de la mobilisation naissante.

Je me souviens d'une discussion avec un journaliste, certes du figaro mais un journaliste quand même qui me disait : "vous ne croyez quand même pas que vous allez gagner !" et je lui avait répondu : "vous auriez cru que la gauche gagnerait 21 régions sur 22, que le non l'emporterais à 55%..."? C'est bien cela que démontre ces évènements : tout est possible lorsqu'il y a la volonté des hommes. Car nous croyons que c'est la volonté de l'homme qui change ce monde et aujourd'hui nous avons franchi un cap important dans le rapport de force pour changer sinon le monde du moins la France.

 

J'aimerais savoir lequel de nos super-cerveaux socialistes osera désormais proposer une réforme sociale libérale du code du travail (j'ai même entendu Claude Allègre dire qu'il fallait embaucher des fonctionnaires) ? Quel inconscient (il y en a un) de l'UMP osera parler de "rupture" avec le ce que les cercles médiatico-politiques appèlent « modèle social français », quel aventurier osera remettre en cause avant longtemps le CDI ? 

 

A n'en pas douter cette épreuve de force marque un tournant majeur depuis 2002. Pour la première fois les forces conservatrices et libérales ont été battues par le mouvement social. Les jeunes et les salariés relèvent la tête et la résignation, si elle existe encore, a néanmoins beaucoup reculé (même dans la tête de Chérèque). A nous de transformer l'essai et de donner à ce mouvement social un débouché politique en 2007.

 

Tout est donc possible, camarades, si la volonté est là. Et je crois qu'aujourd'hui elle est là !

 

 

 

Publié par emirdeniz à 18:30:18 dans France | Commentaires (1) |

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