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BLOG DE NPS Moselle | 17 mai 2006

Le Nouveau Parti Socialiste en Moselle dispose désormais d'un blog :

http://nouveau-ps57.blogg.org

Publié par emirdeniz à 23:20:15 dans France | Commentaires (0) |

Du courage | 02 mai 2006

Evo Morales a annoncé, lundi 1er mai, la nationalisation des hydrocarbures du pays, lors d'une cérémonie organisée à Carapari, dans le sud du pays. Le président bolivien a proclamé la prise de contrôle de l'ensemble des champs pétroliers par la compagnie publique nationale YPFB (Yacimientos Petroliferos Fiscales Bolivianos).  "Le temps est maintenant venu, ce jour attendu, ce jour historique, où la Bolivie reprend le contrôle absolu de ses ressources naturelles", a déclaré Evo Morales.

 

Il a fixé un délai de 180 jours aux compagnies pétrolières étrangères opérant dans le pays pour régulariser leur situation à travers de nouveaux contrats d'exploitation, à défaut de quoi ces compagnies devront quitter le pays. "Nous demandons aux forces armées, ainsi qu'à des bataillons d'ingénieurs, d'occuper dès maintenant tous les gisements d'hydrocarbures de Bolivie", a lancé le président bolivien, lundi.

 

M. Morales, premier président indien de Bolivie, qui affronte une vague de renvendications sociales après ses cent premiers jours au pouvoir, avait souvent annoncé son intention de nationaliser les hydrocarbures, sans avoir précisé les modalités de son plan. "Nous ne sommes pas un gouvernement qui se borne à faire de simples promesses, nous donnons suite à ce que nous proposons et à ce que le peuple réclame", a-t-il dit. Son vice-président, M. Garcia, a estimé que les revenus de l'Etat issus de la production des ressources énergétiques du pays passeraient à 780 millions de dollars, soit près de six fois plus qu'en 2002.

LA NATIONALISATION DES HYDROCARBURES "N'EST QU'UN DÉBUT"

 

Aussitôt après cette annonce, le commandement général de l'armée a indiqué que des militaires avaient pris, lundi, le contrôle des champs pétrolifères du pays. Cette mesure a pour but d'"assurer le fonctionnement des structures de production pour garantir l'approvisionnement", remplir les engagements internationaux et alimenter le marché national, précise un communiqué militaire.

 

L'armée qualifie la décision du gouvernement de "nationalisation intelligente" qui conduira les compagnies étrangères à des négociations placées sous "les signes de l'équité et de justice". Ce qui signifie que l'Etat vendra lui-même le gaz, reléguant les compagnies étrangères au rang de simples opérateurs, le décret annulant la disposition légale qui prévoit que l'Etat ne possède plus le gaz une fois extrait du sol. Ces nationalisations ne sont qu'un début, "demain nous nous occuperons des mines, puis du secteur forestier et éventuellement de toutes les ressources pour lesquelles se sont battus nos ancêtres", a poursuivi Evo Morales.

 

Vingt-six compagnies étrangères, dont Repsol (Espagne), Total (France), Exxon (Etats-Unis), British Gas (GB) et Petrobras (Brésil), sont implantées en Bolivie, qui détient les deuxièmes réserves de gaz d'Amérique du Sud après le Venezuela. "Le gouvernement espagnol exprime sa plus vive préoccupation concernant les informations venant de Bolivie au sujet du décret de nationalisation", a déclaré le ministre des affaires étrangères espagnol à Madrid. Repsol et Total ont fait savoir, lundi, qu'il était trop tôt pour évaluer la portée du décret. "Le décret est imprécis et ouvert à différentes interprétations quant à sa mise en application", a estimé pour sa part le président de Petrobras, José Sergio Gabrielli. Cependant, tandis que les cours du pétrole atteignent déjà des niveaux records, cette nouvelle annonce risque d'accroître les pressions sur le marché des hydrocarbures et de provoquer une nouvelle flambée des cours.

 

A New York, les prix du pétrole ont nettement monté lundi, repassant au-dessus de 73 dollars le baril, accentuant leur progression après l'annonce par la Bolivie de la nationalisation de ses champs d'hydrocarbures. Mardi matin, les cours du pétrole étaient quasiment inchangés en Asie, les marchés restant dans l'attente de voir comment évoluera la crise sur le nucléaire iranien, ont indiqué des courtiers.

 

 

 

Publié par emirdeniz à 12:30:49 dans International | Commentaires (0) |

Une histoire d'un militant (artiste) mosellan qui mérite d'être racontée | 20 avril 2006

 

Quelques mois de la vie d’un SEF « sans emploi fixe » :

Je suis chômeur indemnisé.

Fin novembre, je trouve un emploi de remplacement d’un enseignant, pour cause de maladie : 34,5h  pour un employeur public. (NB  c’est bientôt mon dixième contrat pour ce même employeur en 4 ans)

Comme c’est la fin du mois,  les délais « ne permettent pas » mon paiement en novembre, il est repoussé en décembre.

Je déclare au Assedic une «  prévision de salaire »

Comme je n’envoie pas mon bulletin de salaire, que je n’ai pas reçu, première lettre de réclamation le 30 décembre,  « nous allons interrompre votre paiement complémentaire »

Mon remplacement se prolonge jusqu’à la fin du trimestre scolaire. (Notons que, bien sûr, le remplaçant n’est pas payé pendant les congés scolaires) Je reçois mes 2 bulletins simultanément, les deux marqués « Décembre 2005 »  et l’un comporte la mention « rappel de novembre ».

Quand j’ai mes bulletins, je téléphone aux ASSEDIC de Moselle, pas de problème….

J’envoie les bulletins à Evreux, « centre informatique 63 », en entourant en rouge la mention novembre.

 Ce centre de saisie est pour moi, une vraie catastrophe à répétition, aucune particularité n’est gérée correctement, et ma situation est pleine de particularités (mon jugement est complètement confirmé par certains de mes  interlocuteurs aux  Assedic).  En cas de problème, il n’y a jamais  aucune information en retour, si ce n’est une interruption des paiements. Apparemment tout doit être classé dans … la poubelle. Pour vous donnez une image, c’est pire que le service client d’un fournisseur d’accès Internet,

C’est un service tout puissant, en un lieu secret, PSA 55214, impossible à joindre, …ou les employés travaillent probablement à des cadences infernales. (Une enquête journalistique ou politique y serait probablement intéressante).

En 4 ans, j’ai eu au moins 4  ou 5 incident de paiement toujours à cause d’Evreux, y compris

 découvert bancaire (Après réclamation, tous  ont  été régularisés par la suite par les ASSEDIC de Metz)

Fin Mars le couperet tombe ; veuillez rembourser votre paiement de Novembre, et vous n’aurez plus aucune avance. Je viens de téléphoner aux ASSEDIC, qui m’ont confirmé que tout avait été imputé sur décembre. Mon interlocutrice corrige la saisie, et m’informe que du coup elle peut  envoyer  un autre paiement  qui avait été bloqué. Deux bonnes nouvelles …

Autre conséquence  j’ai gagné « beaucoup » en décembre,  je reçois donc en mars une lettre de radiation de l’ANPE, car j’ai assez gagné pendant  2 mois.  La procédure de radiation voila quelque chose qui semble marcher rapidement (cf. les statistiques du chômage).

Fin Janvier, je suis contacté par un lycée, à 65km de mon domicile, pour 2 semaines.  Nous nous mettons d’accord pour  deux journées par semaine:

Pour ce remplacement (finalement de 3 semaines)

            J’ai signé 3 contrats : 16h, 2h, 10h
            Je n’ai droit à aucun frais de déplacement (que j’estime à 70 € AR)

            Je n’ai pas encore été payé, mais j’ai reçu un acompte, sans bulletin de salaire. Les services du rectorat ne peuvent pas me dire quel sera le montant exact !!!

            J’ai déjà reçu une lettre comme quoi les heures de janvier avaient été imputées incorrectement sur février, et que le lycée avait dû recommencer.

            Je n’ai toujours pas de bulletin de salaire, donc je continue à informer les Assedic que je prévois que je vais gagner un peu d’argent, je vais recevoir des lettres de réclamation, …

Conclusions :

1)      Le service d’indemnisation des chômeurs est une belle invention, son fonctionnement est parfois totalement insatisfaisant

2)      l’Etat à travers ses services est un très mauvais employeur,  spécifiquement pour ces contractuels :il devrait être soumis au  jugement du prud’homme comme les employeurs privés. (dans des délais raisonnable : Suite à mon licenciement il y a 4,5 ans les prud’hommes n’ont pas encore terminé leur action en ce qui me concerne !!)

Fin Mars, je vais avoir un autre temps partiel sur 2 mois, Comme j’ai un contrat partiel avec un organisme public, il faut vérifier le non dépassement de la durée légale, mois par mois, alors qu’on pourrait au moins faire une consolidation sur 6 mois ou un an, pour les gens qui, comme moi, accumule les petits boulots. et que pour le privé, il n’existe aucune limite,

A moi, Courteline ! 29 mars 2006

Publié par emirdeniz à 09:53:40 dans Divers | Commentaires (0) |

Quand les médias perdent leur latin | 19 avril 2006

Réforme, concertation, rupture, dialogue social, fléxisécurité, ... Les mots ne suffisent plus pour expliquer le libéralisme aux enfants alors que le peuple le rejette d'échéance en échéance dans la rue comme dans les urnes. Depuis le rejet de la constitution européenne et le mouvement sur le CPE, le vocabulaire pour expliquer qu'une régression est une réforme ne suffit plus. Les mêmes qui ont soutenu le monsieur courage qu'était censé représenter Villepin n'ont pas de mots assez durs contre lui. Le problème c'est que celui qu'ils soutiennent, c'est à dire Nicolas Sarkozy est encore plus libéral alors comme lui ils font les contorsionnistes pour expliquer qu'il y aura un avant et un après CPE, comme il y a un avant et un après tout ... Ils expliquent que ce qu'ont rejeté les jeunes c'est la société de la précarité et donc qu'il faut davantage de souplesse pour que les entreprises puissent recruter. Comme lui, ils veulent une France plus juste mais moins juste, plus d'impôts mais ne pas "décourager l'effort", plus de service publics mais privatiser EDF, plus d'emploi mais augmenter le temps de travail ... Ils continuent de nous bassiner avec l'exemple de tel ou tel pays qui aurait réduit le chômage des jeunes sans expliquer qu'il y a dans ce pays trois fois plus de pauvres qu'en France. Ils pensent que l'avenir c'est les services à la personne sans nous expliquer qui payera ces services lorsqu'il n'y aura plus d'industries. Il ne reste que leur "spécialistes" pour trouver à chaque problème une explication libérale. Car le spécialiste est spécial, il ne parle pas le même langage que nous, connaît plein de statistiques (souvent erronées) par coeur et a des diplômes remis par d'autres spécialistes. Le spécialiste, parce qu'il est spécialiste a des explications rationnelles à tout. Il fait des profils psychologiques de tout le monde et est capable de lire la croissance dans le marre de café. Il pense que la France est foutue car "tout le monde le sait" que "les politiques de droite comme de gauche depuis trente ans..." (il est a noter que le chiffre 30 ne change pas depuis qu'il est utilisé il y a donc un problème de cumul) et évidement que "les français sont différents".

La bataille des mots est donc importante, nous n'avons que peut d'emprise sur ce que racontent les médias, mais nous avons une arme fatale : la réalité ! C'est bien là une preuve que l'idéologie ne peut rien face à la réalité lorsque celle-ci la contredit.

La seule possibilité qu'il reste aux libéraux pour imposer leur modèle, c'est de mettre fin à la démocratie politique. Ils y songent sérieusement. Je vous invite à lire le compte rendu du conseil des ministres des affaires étrangères informel sous la présidence autrichienne, certains ministres libéraux proposent tout simplement de faire revoter la même constitution européenne mais cette fois à l'assemblée nationale...

Le libéralisme est mort, je vous invite à ses funérailles.

 

Publié par emirdeniz à 14:52:56 dans France | Commentaires (0) |

Attention sortie de tunnel. | 12 avril 2006

La catastrophe a failli se produire. L'Italie a failli ne pas sortir de 10 ans de Berlusconisme, ce mélange de poujadisme, d'ultralibéralisme et l'atlantisme. Le couvercle qu'avait posé Berlusconi sur la démocratie Italienne était tellement fort qu'il a résisté jusqu'à la dernière minute. Il serait donc faux de penser que la page est définitivement tournée. Car ni les ressorts de la crise sociale et politique, ni les motivations de la base sociale réelle du berlusconisme n'ont disparu. La mondialisation nous apporte ces produits dérivés, autoritarisme et populisme pour faire passer l'amertume du produit lui-même.

Romano Prodi, chef de file de l'opposition, fête sa victoire sur Silvio Berlusconi, à Rome, le 11 avril.  | REUTERS/MAX ROSSI

Le gouvernement de gauche devra donc aller très loin dans le sens du rétablissement de la démocratie politique et de l'amélioration sociale pour le plus grand nombre si cette nouvelle coalition Prodi ne veut pas finir comme la précédente. Prodi devra nécessairement prendre en compte la demande sociale (quatre grèves générales en cinq ans) et abroger les dispositions anti-sociales des gouvernements Berlusconi successifs.

Cependant, si je dresse un tableau un peu pessimiste, les motifs d'espoirs sont également réels pour l'Italie et pour l'Europe. En Italie d'abord, la méthode d'élaboration originale du projet de la gauche peut mener à des réponses nouvelles aux problèmes économiques et sociaux qui ne soit pas la traditionnelle soupe libérale teinté de social que les gouvernements de gauche ont eu tendance à nous servir tout au long des années 90 et qui a mené aux échecs que l'on connaît. En Europe ensuite, personne ne peut penser que Prodi n'ira pas dans le sens d'une plus grande intégration économique et politique de l'Europe. Enfin avec l'Espagne, le Portugal et quelques autres l'Italie à gauche devra être un appui important de notre stratégie de construire une Europe sociale si nous arrivons aux responsabilités. Pour ce qui est de ce dernier sujet, c'est à nous de nous en préoccuper.

Publié par emirdeniz à 12:20:43 dans Europe | Commentaires (0) |

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