Maintenant que vous me connaissez, je ne me présente plus ... Jean Pierre Masseret a semble-t-il été choqué par le fait que je me présente encore comme son collaborateur. En effet, je ne le suis plus depuis presque deux moi, mais je tiens à m'en excuser auprès de lui si je n'ai pas mis à jour mon blog suffisament rapidement. Il est vrai que son collaborateur le plus proche surveille de près mon site jusqu'à me demander d'en retirer certains articles. Je suis passé de l'autre côté de la barrière puisque je suis mantenant patron et quel patron puisque j'ai un salarié : moi-même. Une nouvelle aventure pour moi et une nouvelle expérience. Quant à mon ancien patron, il a semble-t-il réussi à me remplacer très rapidement par le N°3 de la liste UMP aux élections municipales messines. Chacun son évolution ...
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La fibre révolutionnaire
J'hésite ici entre un article romantico-nostalgique et un article très politique tant le nouveau mouvement étudiant contre la loi d'autonomie des universités m'inspire les deux sentiments à la fois. Romantique d'abord, ce mouvement l'est, justement, par son caractère politique. Les mouvements étudiants sont en général beaucoup plus politisés que les mouvements de salariés du fait de la faiblesse du fait syndical mais surtout de l'enthousiasme de l'âge. On passe vite du « non à l'autonomie» au « tout est possible » et le fait que la lutte soit en réalité gratuite dans la mesure ou ceux qui en bénéficierons seront les étudiants qui arrivent et moins ceux qui sont là, donne un caractère révolutionnaire à ces mouvement. Politique aussi, ce mouvement l'est par ce qu'il porte en creux, un affrontement générationnel doublé d'une lutte de classe. Depuis le CPE, on voit bien comment la jeunesse française qui est la première génération réellement sacrifiée dans la mesure où leurs droits seront probablement moins importants que ceux de leurs parents résiste à cette idée que le progrès serait stoppé, que le temps irait maintenant dans le sens inverse, et que seuls les « hommes blanc de 50 ans » pourraient s'en sortir aujourd'hui.
Politique enfin dans ce qu'il a de revanche par rapport à Nicolas Sarkozy qui a été élu avec « les voix des vieux » car si on enlevait les 65 ans et plus, la gauche serait au pouvoir aujourd'hui. Il y a donc une forme de 3ème tour social dans ce mouvement.
La misère étudiante
Si cette dimension est importante, il faut tout de même souligner que dans un rapport de force c'est avant tout la réalité qui est prise en compte par les acteurs de ce rapport de force. Cette réalité c'est depuis des années, la misère étudiante. Lorsque le pouvoir d'achat général diminue, ce sont toujours les plus pauvres qui sont touchés en premier lieu. Les étudiants font partie de ces plus pauvres, leur pouvoir d'achat diminue d'année en année alors que le nombre moyen d'années d'études ne cesse d'augmenter. Si on y ajoute la difficulté à trouver un emploi stable et l'idée que notre génération sera à la retraite dans son cercueil, on a la un cocktail social explosif qui pourrait avoir des conséquences pour ce gouvernement aussi.
Enfin, le danger est également dans cette obstination de la droite à vouloir libéraliser l'enseignement supérieur et à en faire une marchandise comme une autre, mettant de côté la dimension essentielle de formation du citoyen, c'est-à-dire l'individu politique, qu'ont les universités dans les sociétés modernes.
Comme le disait Henri Emmanuelli à l'Assemblée Nationale pendant le mouvement sur le CPE : « Vous devriez vous souvenir que la caractéristique de la jeunesse, c'est d'avoir du temps devant et de l'espoir au-dedans. Vous voulez assombrir son espoir : elle écourtera votre temps.»
Publié par emirdeniz à 10:59:44 dans France | Commentaires (0) | Permaliens
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