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Il ne devrait pas y avoir de raison d'autre d'écrire ici que d'avoir ces mots collés aux doigts. Ecrire comme on se débarasse d'un insecte, d'un geste, s'en secouer. Se secouer d'un rien et voir tomber ses propres fruits verts. Continuer à parler de mots de sensations ces mots légers qui en disent moins que les à-coups dans les veines comme si il fallait un (propre) langage propice à faire comme ci tout cela était -le mot manque-. Comme ci les roussures qui apparaissent ça et là sur les pages, l'odeur de vieux papier la poussière on la choisissait on la devait au temps qui passe alors qu'on la doit au temps qui piétine. J'ai les genoux fixes durs noirs et ils craqueront si je bouge d'un pouce et tout ce corps immobile murmure des soupirs ternes. Qui grince, tout au plus. qui se donne 10 minutes encore, sans bouger. En grincant fort, peut être il y aura un éveil.
Publié par t à 21:37:04 dans L'éparpillage ordonné | Commentaires (0) | Permaliens
C'est une machine molle, une drole d'invention, toute en mots métalliques qui écorchent les joues
Combien de rouages pour faire chanter la machine ?
Combien de grincements pour couvrir le bruit des papiers froissés ?
C'est un miracle, une machine nourrie de partitions et de fruits frais,
mais surtout ces rouages
des rouages capables de s'enclencher bien qu'ayant été forgé à un monde de distance
Publié par t à 08:42:04 dans Ein bisschen Krieg | Commentaires (0) | Permaliens
J'veux être ici, y être pour ma pomme et mes doigts
pour réveiller les extremités endolories,
les forcer à danser ici à se rencontrer sur des mots
arracher quelque chose des flancs et lui trouver un nom
offrir à mes yeux quelque chose d'eux
strange feelings at last
un meilleur chaos, ce noir qui brille
du poison qui enfin, retrouveraît un goût
Publié par t à 09:02:03 dans Grand Gignol's band | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par t à 15:21:25 dans Grand Gignol's band | Commentaires (1) | Permaliens
Souvent, tout le temps, j'y comprends rien à rien (non plus, oserais-je)
J'espère seulement que malgré tout, j'arriverai à dire. Quoi que ce soit, puisque tout le sens viendra au fil des lignes
Souvent même, le rapport sens/lignes est mauvais. Il faut des tas de lignes pour se dire à soi quelque chose
et encore des tas de lignes derrière pour le dire aux autres
faudra pas me brusquer, pas que je sente une autre mains se frayer dans mes bras
que tout cela se produise dans un noir dont on peut discerner les obstacles au sol
pour, si il le faut, trébucher et faire une jolie chute
pour l'instant, se contenter des yeux à fleur d'eau -
et se méfier des mouvements sous l'eau, ralentis
de cette tiédeur à la con qui embrasse
des mots, jamais stridents lorsqu'on a laissé l'eau s'aventurer au delà des lèvres
et puis une toux, et rien d'autre. Plus vive à mesure que l'eau se loge dans les poumons. Une toux désespérée et de mots, plus jamais.
Juste une putain d'épitaphe grotesque, un canard en plastique dans la baignoire.
une eau pourtant si douce, si tiède...
Publié par t à 10:12:09 dans Ein bisschen Krieg | Commentaires (4) | Permaliens
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