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MY BEST POP & ROCK

Découvertes, coups de coeur, news... ma p'tite tambouille à moi

Après l'imprudence, trop de prudence pour BASHUNG | 06 avril 2008


Le problème avec ces oeuvres qui tutoient les sommets, c'est que l'on s'attend généralement à ce que leurs suivants en fassent de même et on est généralement... déçu

Deux exceptions notables à cette règle (et deux artistes précieux): Radiohead évidemment chez nos voisins d'Outre-Manche avec les mémorables "OK computer" et "Kid A" respectivement en 1997 et 2001

Et chez nous, rayon chanson française classieuse, Bashung et son dytique grandiose « Fantaisie militaire »en 1998 puis " "L'imprudence » en 2002

Cette dernière a tellement marqué les esprits que certains des confrères du chanteur (Dominique A en tête) n'ont pas hésité à s'exprimer en des termes très élogieux concernant le travail artistique accomlpli avec ce disque, mister Ané affirmant que Bashung avait pris 10 ans d'avance sur tous ses concurrents

Depuis plus beaucoup de nouvelles si ce n'est un dvd paru en 2004 dont je reparlerai plus loin

Je doute personnellement que l'ami Ané pense la même chose de ce sixième album de Bashung

Non pas que « Bleu pétrole » (c'est son titre ... laid) soit inaudible et totalement mauvais mais il ne convainc pas autant que ses deux glorieux prédécesseurs

Essayons de comprendre les raisons de ce relatif échec

Cela ne démarre pas mal au demeurant

Quelques accords de guitare acoustique et on se laisse embarquer par "Je t'ai manqué", titre folk aventureux qui ouvre correctement l'album sans flamboyance toutes fois

"Résident de la République " suit immédiatement, premier single et à l'origine des diverses interrogations concernant cet album qui serait plus « « engagé » au sens politique du terme s
Foutaise journalistiques ...

La particularité de l'alsacien et ce qui fait le charme de ses albums, ce sont précisément ces textes évocateurs, ces paroles obscures, ouvertes à l'interprétation de chacun sans qu'une soit nécéssairement meilleure que l'autre

Revenons à ce qui nous intéresse , le contenu de ce "Bleu pétrole"

Une intro country/folk pour ce single et cette rythmique caractéristique que l'on croirait extraite d'un morceau de Louise Attaque ou mieux encore, de Tarmac

L'influence et le style de Gaëtan Roussel est manifeste sur ses deux premiers titres

Ca sent le réchauffé

A part la voix de Bashung, pas grand chose à signaler sur "Résident de la rep"
Une batterie (boite à rythmes?) métronomique en fond et quelques cordes pour faire joli et c'est tout
"Circulez ya rien à voir" comme aurait dit un certain Coluche
On se prend à regretter un single d'un tout autre niveau, le très beau et très classique « La nuit je ments" sur "Fantaisie militaire"

On dirait qu'on a revu les ambitions artistiques à la baisse en fait avec cet album
Pas trop d'efforts, ni de grande originalité à l'horizon, un album en mode pilotage automatique
On cherche en vain les moments de grâce qui n'arriveront que très rarement comme à l'occasion de "je tuerai la pianiste "titre composé par Gérard manset et climax véritable de cet album

C'est dire
Le casting de départ pourtant prometteur n'a pas débouché sur une osmose véritable

Chacun s'octroyant tel ou tel morceau sans que les univers artistiques individuels ne se mélangent et ne se rencontrent
C'est dommage

Bien sûr ce disque n'est pas totalement mauvais

La reprise du légendaire « Suzanne » du non moins légendaire Leonard Cohen n'est pas dénuée de charme (en version francisée je précise) mais on est loin de "Fantaisie militaire" et surtout de l'impeccable "L'imprudence"

Cette fois-ci la prudence a pris le pas sur le reste

Des morceaux comme "Hier à Sousse", "Venus" ou  "le secret de banquises" relèvent le niveau de cet album mais c'est à peu près tout

Pour les amateurs du chanteur je recommande plutôt l'extraordinaire dvd "la tournée des grands espaces" où l'alsacien et ses musiciens sont alors véritablement au sommet de leur art

Du très grand Bashung là pour le coup

 

Publié par volfoni77 à 15:47:50 dans gros plan | Commentaires (0) |

My Best Rock aime ADELE | 18 mars 2008




C'est la nouvelle tendance de la musique...
Des filles surdouées qui volent la vedette aux mecs et font l'unanimité de la critique et du public

Dernière en date, une jeune anglaise de dix-neuf ans (d'où son premier album intiitulé sobrement "19") qui cartonne Outre-manche avec un premier album de soul moderne impeccable

Si comme moi il vous arrive de vous brancher sur une radio grandes ondes, vous n'avez pas pu passé à côté de la chanson « Chain pavement » et de son refrain qui tourne déjà en boucle un peu partout

Certes ça n'est ni underground ni indépendant
Il y dans ce disque et dans cette chanson un je-ne-sais-quoi de Mariah Carrey (si on m'avait dit que ce patronyme figurerait un jour sur cette page) à son meilleur, de Joss Stone en plus accessible ou de Nina Simone revue par Kate Nash

Ne vous fiez pas à ce titre un peu commercial
Cette galette regorge de titres excellents et de tubes potentiels imparables
Des titres tels « Best for last » ou « Cold shoulder » « qui valent tous les « Smile « et les «Rehab » du monde

Je n'avais pas été complètement conquis par les productions des autres fivas soul du moment Winehouse en tête Trop formaté à mon goûit
Aussi en me pencheant en direction de cette nouvelle venue je m'attendais une nouvelle fois à demeurer sur ma faim
Que néni !Cette fois-ci bingo
L'effet Adele est immédiat
La voix est stupéfiante, exceptionnelle
Au point même où depuis quelques jours "19" tourne en boucle chez moi
Là où tant de valeurs dites sûres de la scène indie ne génèrent au final qu'ennui et déception, j'accroche à cette voix éclatante aux accents soul, à ces airs enlevés et cette musique rafraîchissante

La deuxième moitié du disque est un peu moins réussie que la première
Qu'importe, on pardonnera ces quelques fautes de jeunesse à son auteur et on se remettra en boucle des titres comme

Décidément, cette année s'annonce comme un excellent crû avec toutes ces découvertes et ces confirmations impeccables (The Kills, Girls in Hawaii etc)

Et tout ça en attendant fébrilement Le disque évenement (ou pas) de cette année, je veux parler bien du troisième album de Portishead « Third » annoncé pour la fin du mois prochain


www.myspace.com/adele


Publié par volfoni77 à 10:54:53 dans gros plan | Commentaires (0) |

Les nouvelles stars s'appellent VAMPIRE WEEK END | 14 mars 2008

Attention hype !


Cela ne vous a sans doute pas échappé, le buzz indé du moment a pour nom un groupe américain au patronyme étrange : Vampire Weekend


D'abord repéré sur myspace avant d’être signé, ces vampires du dimanche jouent une pop décomplexée et lo-fi qui souffle un vent de fraîcheur sur la scène indie pop qui en avait bien besoin


J'ai d'abord eu du mal avec ce disque : des morceaux ordinaires à mon goût, un son d'ensemble moyen et surtout l'impression d'avoir globalement déjà entendu tout ça quelque part


D'ailleurs, un groupe en provenance de NY composé de jeunes gens de bonne famille à et qui jouent une musique pop/rock fraîche et désinvolte ça ne vous rappelle rien?


Les Strokes bien sûr


Mais après plusieurs écoutes, le charme VWE fait son effet


Là ou l’autre sensation new-yorkaise du moment MGMT me lasse écoute après écoute, celle des VWE me ravit chaque fois davantage


Certes cet album n’a rien de révolutionnaire


Comme leur cousins new-yorkais CYHSY, les musiciens de VWE possèdent sans doute chez eux l'intégralité des Talking Heads, les Feelies et quelques autres standards new-yorkais incontournables tels que Television et ça s’entend


Nos new-yorkais y ajoutent deux particularités : un timbre vocal nasillard qui rappelle une autre icône new-yorkaise, Paul Simon, et des ryhtmiques afro qui apportent une touche exotique à l’ensemble


Un cocktail rafraîchissant en somme que ce premier opus éponyme de VWE


Pour ma part j’ai une petite préférence pour  la seconde moitié du disque de l'album (mais la première n'est pas à jeter) avec des titres qui font mouche comme One (Black’s got a new face), le tonitruant Walcott, le classique pop I stand corrected ou encore Kids Dont stand a chance


Au bout du compte, un petit disque sympa une fois passé la barrière de la voix rappelant Paul Simon et un album qui se laisse écouter sans difficulté et plaira sans doute aux fans des Strokes et autres CYHSY


Un petit conseil : ne ratez pas (sur Youtube ou autre) la vidéo du clip illustrant « A punk » le premier single du disque

Sur cette recommandation amicale, je vous souhaite à tous et toutes un excellent week end (sans créatures de la nuit si possible)


http://www.myspace.com/vampirewekend

 




Publié par volfoni77 à 19:09:57 dans gros plan | Commentaires (1) |

Lenoir toujours au top en 2008 | 12 mars 2008


Envie de pousser un cri du cœur aujourd’hui (pour changer)
De rendre hommage à un mec génial, un de ceux à qui on ne remettra jamais aucune médaille mais auquel votre serviteur décerne celle du mérite MBR

Je veux bien sûr parler de l'éternel adolescent qui sévit sur les ondes depuis presque trois décennies et que les initiés surnomment "le Black"

Vous l'aurez sûr reconnu, il s'agit de notre père à tous Lenoir Bernard et de son émission sur l'antenne de France Inter qui porte encore aujourd'hui son nom

Même en 2008, C’est Lenoir est un programme incontournable pour les amateurs de nouvelles sensations musicales que nous sommes et une des émissions les plus pointues dans le style

A l’heure d’internet et de myspace on pouvait pronostiquer un déclin de l’ancien enfant du Rock mais que néni
La soixantaine passée depuis peu mais toujours bon pieds bons tympans Nanard

Il nous le prouve depuis la rentrée dernière
Sa programmation est toujours aussi risquée et d’une grande pertinence

Tout en balayant l’actualité du moment notre animateur culte joue les explorateurs de premier plan et les découvreurs de terres musicales inconnues (jusqu’à démarrer son émission par un titre électro de huit minutes récemment)

Qui avait entendu Alela Diane avant sa diffusion en novembre dernier dans c'est Lenoir?
Qui connaissait Emilie Jean White ou Anna ternheim avant leur passage dans C'est Lenoir l'an dernier
Sans parler des Besnard Lakes, Foals, Dawn Fades etc tant de noms pour lesquels il a eu le nez creux et ce avant tout le monde

L'inrockuptible a des défauts bien sûr : un ton qui peut paraître condescendant, une tendance à l'élitisme et des références tellement pointues que lorsqu'il nous les balance et qu'elles sont inconnues on a un peu l'impression d'être le neuneu de service
Mais c'est juste que le temps et l'expérience sont irremplaçables

On ne la fait plus à Bernard (qui a débarqué sur les ondes dans les années soixante-dix d'abord comme programmeteur musical dans l'émission Pop Club de José Arthur puis comme seul comme animateur de la mythique émission Feedback, ancêtre de C'est Lenoir)

Celui que l'on appelle le « John Peel français" en donc encore sous le pied, qu'on se le dise 

Et (si la direction de France Inter lui prête vie) l’émission C’est Lenoir de belles heures devant elle 

Qui s’en plaindra ?


www.radiofrance.fr/franceinter/em/cestlenoir/



Publié par volfoni77 à 11:29:21 dans gros plan | Commentaires (0) |

j'aime pas ALELA DIANE | 08 janvier 2008



Premier billet d'humeur de l'année
Première déception également
Sans doute pas la dernière

Si comme moi vous êtes un lecteur régulier des revues indie, le nom d'Alela Diane n'a pas dû vous échapper
Les publicités à son sujet rivalisent même de comparaisons élogieuses et de compliments dithyrambiques : « un folk puissant intemporel » pour les Inrocks , « rien de plus fort depuis Cat Power » pour Telerama etc

La plupart des classements de fin d'année la place même dans les dix meilleurs disques de l'an dernier
Son album sorti il y a quelques semaines intitulé « Pirate's gospel » pourrait se résumer à un un slogan : une guitare, une voix
Point
J'ai écouté attentivement
C'est (assez ) beau
C'est bien joué et même très bien chanté
C'est certes intemporel (forcément dans cette configuration) et indémodable mais je n'entends dans cet album qui renouvelle le genre
Selon moi les mélodies et les compos de Pirate's gospel manquent même singulièrement de relief et de personnalité
J'ai un peu l'impression d'entendre le même morceau pendant tout le disque ce qui est très décevant à la longue
Mis à part le premier titre qui ouvre l'album, aucun des autres morceaux ne trouve grâce à mes yeux

En même temps, j'aime pas non plus Cat Power
Ou plutôt je n'aime cat Power pas au niveau dont la plupart se gargarisent à son sujet l
J'ai certes beaucoup aimé « What would the community think », album assez enragé pour séduire mes tympans, mais depuis rien à ce niveau
Le point d'orgue de cette relation étant certainement la sortie de son dernier album « The greastest » qui ne généra chez moi qu'ennui et déception

Dans le cas d'Alela Diane, c'est pourtant pas faute d'avoir essayé plusieurs fois
Mais il n'y a rien à faire
Il manque selon moi à ce disque ce je ne-sais-quoi qui fait qu'on tend l'oreille un peu plus près, ce mystère qui fait qu'on presse la touche « repeat » de son lecteur afin de se délecter des petits détails de tel ou tel passage, bref qu'on aime

Dans ce registre voix/guitare brut de décoffrage je préfère Marissa Nadler
Son album « Song III bird on the water » sorti au début de l'année dernière est un petit bijou de folk avec une voix réellement sublime et renversante de beauté

J'aime pas Alela Diane
Et j'aime pas Cat Power non plus

Mais il paraît que l'on peut vivre sans
Alors...


Publié par volfoni77 à 11:13:05 dans gros plan | Commentaires (3) |

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