Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

MY BEST POP & ROCK

Découvertes, coups de coeur, news... ma petite tambouille musicale

<< Le nouveal album de THE VERVE sur My Space | Gros plan : retour sur "Zeitgeist" THE SMASHING PUMPKINS | La rentrée des classes de C'est Lenoir >>

Gros plan : retour sur "Zeitgeist" THE SMASHING PUMPKINS | 25 août 2008

L'été on se relaxe, on bronze, on glande...

On en profite aussi aussi parfois pour revenir vers des disques que l'on avait pas eu le temps d'écouter en profondeur et que l'on avait mis de côté, certains que l'on était d'y retourner à un moment ou à un autre

Parmi ces disque qui n'ont pas reçu le traitement qu'ils exigeaient, Zeitgeist, sixième album des Pumpkins (si l'on ne compte pas l'album MACHINA II/The Friends & Enemies of Modern Music librement distribué sur internet) qui marque le retour d'un grand groupe et de son cerveau le chanteur/guitariste Billy Corgan

Huit années se sont écoulées entre la parution du dernier opus des citrouilles et cet inattendu retour
Huit ans durant lesquels ce combo n'a pas trouvé de successeur sur la planète indé
Et pour cause, on ne remplace pas si facilement un groupe dépositaire d'un son, d'une esthétique et d'une personnalité si forte que celle des Citrouilles de Chicago auteur, en pleine période grunge ou post grunge, d'une poignées d'albums classiques tels que "Siamese dream" "Mellon Collie and the Infinite Sadness" ou "Adore"

On pensait alors le groupe appartenir définitivement à un glorieux passé et son leader perdu pour la cause rock

La faute à un split officiel ayant eu lieu en 2000 et à deux nouveaux projets (un nouveau groupe Zwan et un album solo) qui ne convainquérent pas grand monde

Malgré tout son talent, ces deux échecs artistiques et commerciaux confirmaient une chose : la tête pensante des citrouilles n'est rien sans un groupe digne de ce nom et surtout, sans son frère de musique, le batteur Jimmy Chamberlain deuxième pilier du groupe

Aussi lorsque le groupe annonce sa reformation officielle le 21 avril 2007, on n'est pas totalement surpris, les projets individuels de chacun s'étant soldées par des bérézinas 

Un concert en première mondiale est donné à Paris au Grand Rex le 22 mai 2007 (certains s'en souviennent encore) puis arrive le 7 juillet 2007 (07-07-07...),date de sortie du nouvel album qui s'intitulera  "Zeitgeist" (en allemand l'esprit du temps)

Deux membres historiques (la bassiste darcy et le guitariste James Iha) ne sont pas de l'aventure mais qu'importe la machine est à nouveau relancée et on va voir ce que l'on va voir

La jacquette de l'album annonce la couleur : rouge vif, avec la statue de la liberté qui s'enfonce dans une mer rouge de sang... 

on croit comprendre le message
Corgan annonce le déclin de l'Amérique, sans doute celle à laquelle il croyait .. on est en pleine guerre d'Irak
Démago le leader des Pumpkins? Peut être

On introduit la galette dans son lecteur favori et on ouvre grand ses oreilles
Démarrage en trombe avec un premier titre Doomsday Clock, intro parfaite à ce déluge sonore
Guitares lourdes, batterie monumentale (Chamberlain n'a peut être jamais aussi bien joué), les Pumpkins ne font pas dans la délicatesse mais ça tombe bien ça n'est pas ce qu'on leur demande

Qu'est ce que ça fait du bien d'entendre à nouveau ces sonorités heavy au service de chansons pop très bien écrites
ça déménage comme dirait l'autre

La batterie est énorme,  les singles "Tarantula" ou "That's the way" sont des classiques instantanés
ZeitGeist renoue avec les meilleurs moments de Gish ou de Mellon Collie
Et puis il ya le grain de voix de Corgan, ce timbre unique dans le petit monde de l'indie, à la fois capable d'hurler et de vociférer comme de souffler le vent et l'air

Il pourrait interpréter des chants du troisième reich qu'on trouverait ça beau sans doute

"United states" est un morceau bravoure : plus de dix minutes d'une orgie sonore impressionnante ...  

"fight, I wanna fight .. revolution !" hurle Corgan et nous avec
La veine pop du groupe est aussi bien représentée avec "Neverlost" ou"    qui conclut magnifiquement le disque
La production du disque est aussi formidable, le son ayant été travaillé impeccablement afin de conférer à ce disque un caractère résolument moderne

Disque radical et retour gagnant donc pour Corgan et ses sbires avec ce Zeitgeist massif à ranger aux côtés des superbes Gish ou Mellon Collie
Machine à tubes et sorte de chainon manquant entre la new wave britannique et le grunge américain et , je place sans problème ce groupe dans mon top 10 aux côtés des Pixies, REM, Radiohead et autres Cure

Pour info, le groupe a sorti en début d'année un EP acoustique intitulé "American gothic"

Vivement le prochain 



Publié par volfoni77 à 21:31:26 dans gros plan | Commentaires (0) |

Ajouter un commentaire

Nom :
Email :
Url :
Sujet :
Texte :
Code :
si vous n'arrivez pas à voir le code Cliquez ici