Ma bunny valentine... mon lapin... C'est fou ces noms d'animaux qui égarent, et qui s'échangent tout le temps. Parfois même quand ça va moins bien, des noms d'oiseaux, puis rien, rien de grave. C'est fou quand elle pense britannique, tous ces spasmes de la langue. Sortons de là, les oiseaux, les pupuces, sortons de là les civets... alors elle repense... Matisse, l'amour c'est bleu difficile, les caresses rouges fragiles...
Son kayakiste britannique aime les rapides, il y est cool, tranquille. Elle l'aime quand il l'emmène au bord des raidillons, en Estanguet tout en tangente, elle cherche son souffle, trouve un zéphyr. Ou qu'importe, un aquilon. Des fois ça cogne comme sur un tambour sur la chair tendue. Sans faire exprès elle repense Souchon, aux machines à faire.
Et puis juste avant de mourir, comme toujours, elle croise son visage livide tendu par le penchant. Faut voir si les couleurs d'origine peuvent revenir? pense-t-elle en chantant, le regard perdu derrière les rideaux de raphia. Le linge ça n'a rien de fatigant, ça se salit tout le temps.
OST - Whirlpool of love - John Powell
Publié par maximgar à 20:55:03 dans 17, place du Personnage Inconnu | Commentaires (4) | Permaliens
Vroum des piétons :