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Pendant que De Niro s'échauffe à petits bonds
derrière l'ombre rouge des lettrines d'un taureau rageur, que la pellicule va
si vite d'une bobine à l'autre que ses gestes sa danse en seront à jamais vaporeuse silhouette en suspension aléatoire, en gris incertains, le grand intermezzo
symphonique se dilate, se jaspe, avec la certitude que dorénavant tout n'ira
pas bien.
Alors puisque c'est la messe de Pâques, puisque personne ne se rend bien compte, et qu'Alfio bientôt refusera le vin de celui qui déjà lui mit les cornes, et que le sang de Turridu bariolera les vergers, que la foule criera « Hanno ammazzato compare Turiddu », que Lucia s'effrondera orpheline de son fils que même les guerres ne lui avaient volé, dans les bras de Santuzza récompensée de s'être vengée d'une ruade, mais malheureuse comme jamais, en fin de conte, Giaccobe La Motta sautille dans le noir et blanc, derrière le titre rouge, et les cordes poussiéreuses.
OST - Intermezzo sinfonico (Cavalleria Rusticana) - Pietro Mascagni
Publié par maximgar à 18:07:08 dans 50, boulevard du Crépuscule | Commentaires (1) | Permaliens
07-12-2007 18:29
De Inno Sujet:
Tiens ça fait longtemps
Vroum des piétons :