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Sur les trottoirs que rasent les murs corrigés à la bombe de la galerie Solibo, quand une fraction de ces ébauches des sans-craie sans-fusain qui traînent à l'ombre des réverbères me rappelle une intervalle lointaine, une latitude allogène et l'infléchissement de soleil qui va avec, je me souviens sans le faire exprès, sans préméditation avenante, des architectures de phrases, des couloirs des goulets des détroits qui serpentent et se frisent dans une bibliothèque borgésienne, je me dis, c'est chouette quand même, je viens d'une contrée où le verbe "cacher" s'énonce, s'annonce "serrer". Ou je pense autre chose.
Mais l'idée est là. Que le bâtisseur de ce verbe, l'horloger à la petite grammaire petit nègre et à l'orthographe quarteronne n'avait rien, ne possédait rien. Rien qui ne tienne dans le creux de la main, ni cachette, ni rien à cacher qui ne se fourre dans le poing et s'envole quand ce dernier se détend en doigts. Alors serrer. Serrer des trésors qui n'échappent pas à l'index. Serrer des histoires de personnages qui ne savent pas sur quelle scène de quel théâtre aller jouer. Serrer des amours. Se serrer l'un l'autre pour réécrire la pudeur.
Publié par maximgar à 16:09:42 dans 9, galerie de Solibo | Commentaires (4) | Permaliens
04-12-2007 18:42
De Lillysback
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Vroum des piétons :