Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

FM en ville :

Loading

Index des rues :

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930 

Cul de sac :

counter statistics

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Lettre de chez Tiffany's (1/3) | 21 novembre 2007

 

Cher Truman,

Aujourd'hui rien ne voudra marcher comme prévu, même pas à l'heure pour mon bagel du matin, et son café dans un gobelet en carton. Alors j'ai pensé, qui mieux que toi pourrait comprendre ça ? tu as vu, après tout du Truman Capote se finir en Blake Edwards, avec ce sens inouï de la party dans un appartement tout cintré, et le happy end à l'hollywoodienne que tu avais décrit, toi, en fuck-end à la Brésilienne, en pensant non pas à Audrey, mais à Marilyn et sa taille 44 qui aujourd'hui ne lui offrirait qu'un rôle de modèle allemand dans Bagdad Café, une version irakienne à la Burton mais pas trop, avec ce qu'il faut de film d'auteur. En parlant de café, j'en bois un, une fois n'est pas coutume. Il est encore trop chaud, mais il risque d'avoir le temps de refroidir. Parce que je compte écrire longtemps avant de me satisfaire d'une gorgée.

Moi ce que j'avais prévu devait avoir un air de party improvisée, avec des scènes et des personnages qui se mélangent, trois quatre textes pas plus. Mais je ne suis pas doué pour l'improvisation (ni pour la réflexion méthodique), question de timing car quoique je fasse, je suis toujours bouffé par le temps, et si ce n'est pas lui, c'est un chronophage qui me choppe et après m'avoir saupoudré un peu de sel partout me croque. Quant à la party, Blake est et restera le maître incontesté. Il aurait tourné la Boum que Claude Brasseur serait entré au Panthéon du Cinéma. Ça, toi et moi, on ne pourra pas le lui retirer. Trois quatre textes pas plus, toutes les six heures, histoire d'aérer. Dont une lettre pour toi, au petit déjeuner, d'un autre tenant, je ne te le fais pas dire.

Tu pourrais te demander pourquoi toi, et pourquoi Diamants au déjeuner, comme disent les Wallons. Et je pourrais te répondre : « par accidents ». Il faut que je trouve une bague, et la meilleure interprétation d'une de vos chansons de Noël, ce terrible remake de Minuit, chrétiens, celui qui fait « ô holy night » sans l'accent circonflexe, celui que ma bagueuse de mon doigt appelle le petit chapeau quand elle épelle le mot bêtise. Alors une chose en entraînant une autre, et parce que comme Paul, je me suis remis à écrire dernièrement (ça se voit un peu, non ?), j'ai pensé à ton Holly, plus équilibrée en ailes que la Sainte Nuit.

Et question interprétations d'Holy Night, j'ai un peu les glandes là, à l'idée de passer en revue Maria Carey et les Destiny's Child en passant par Perry Como. Tu n'as pas connu les premières, mais le troisième, hein, « papa loves mambo », chac chac secoue les reins, « mama loves mambo », ici ça nous a fait une pub AGF avec Mamie qui abandonne sa vie monotone et s'en va vivre comme un Antoine opticien à paire gratuite. Oui, je te passe les détails quoi, des Magic moments, avec des légumes Bonduelle. Mais je m'égare.

Les stars brillent vivement, dit la chanson, et les écrivains ont sûrement les mains sales, Georges Peppard pourra te le dire, lui dont on se rappelle moins bien que la robe noire d'Hubert de Givenchy. Je m'égare encore et je ne prétends en rien avoir les mains sales.

Je t'écris Truman, parce que les histoires perdent leur chemin, et en empruntent d'autres. Je t'écris, parce qu'il paraît que lorsqu'on croit très fort à quelque chose, il y a de gros risques que ce quelque chose se mette à exister, (j'ai vu ça dans un film l'autre soir, et finalement c'était plutôt triste). Je t'écris, parce qu'écrire c'est déjà trahir, et s'apprêter à l'être. Je t'écris comme pour dire, t'as vu, je me suis sabordé en avance. Et parce que les hasards des bagues et des chants de Noël l'ont voulu.

Parce que je suis persuadé que toi, tu peux le comprendre, bien plus que n'importe quel autre sur la 5ème avenue.

Plutôt qu'en interprétations d'Holy Night, je me perds en Moon River. Ça non plus, ça n'a rien voir avec ton livre, juste Mancini qui craquait pour l'Hepburn, certainement. J'y trouve des Louis Armstrong, des Franck Sinatra, et même Perry Como. Tu n'imagines pas mon bonheur.

Je dois te laisser, car tu ne me croiras pas, mais un cahier de trois tonnes vient de s'écraser sur le macadam, un grand livre de pages blanches, qui a tout défoncé la chaussée. Il n'y a pas l'air d'y avoir de blessés. Mais ça doit valoir le déplacement. Au moins jusqu'à de l'autre côté de la vitrine.

Cordialement.

N.


OST - Moon River Cha Cha - Henry Mancini


Publié par maximgar à 16:45:28 dans 50, boulevard du Crépuscule | Commentaires (0) |

Neuf | 20 novembre 2007




 D'après les informations qui me sont tombées sur le téléscripteur pendant que je farfouillais parmi les 33 tours du rayon sud-américain, route de l'Abbé, le prisonnier n°9 finira bientôt, un peu comme nous tous, mais en avance, sous le coup sec du bourreau.

Il en rit. Il en sourit aussi quand il n'a plus la force.

Parce que depuis qu'on lui a collé ce numéro sur la poitrine, tatoué marqué comme du bétail, il a choisi de ne retenir que Kaprekar. Ainsi quand on l'aura coupé en deux, il restera égal à lui-même en somme.

Après tout. L'autre, la tierce personne, il l'avait bien cherché à lui tripoter sa moitié.


OST - EL preso numero nueve - Chavela Vargas

Publié par maximgar à 18:22:07 dans 4, route de l'Abbé | Commentaires (0) |

Mission : Florent Pagny Impossible | 20 novembre 2007



 Un jour par inadvertance, au cours d'une soirée mondaine sur msn, ou durant une embuscade sur meetic, j'ai du laisser traîner une carte de visite, sur laquelle on retrouve mon nom et mon numéro de téléphone au boulevard Eusebio Cafarelli (dit le Chanoine), parce qu'il m'y arrive fréquemment n'importe quoi par téléphone comme les plus fidèles fans de mes aventures rocambolesques l'auront déjà remarqué une fois. J'arpentais mon salon en tâchant de trouver quelques mots justes et adéquats pour un blog sous-traité en Thaïlande, quand la sonnerie de mon téléphone retentit. Je décrochai comme soulagé d'un poids, interrompu dans mon triste et dur labeur de technocrate altermondialiste du verbe. « Monsieur, nous avons besoin de vous. A la salle polyvalente de la MJC de Saint-Binau en Velours. » Je comptais demander à qui j'avais affaire, car comme chacun sait, les salles polyvalentes des MJC se louent à n'importe qui pour une poignée de pain, et on a tôt fait de se retrouver embarqué avec des malandrins louches et peu recommandables, recherchés par INTERPOL, le FBI, le MI-6, ou les gardes champêtres rattachés à la police communale de Comblins-les-Picolettes sur la Douves. Mais mon interlocuteur ne me laissa pas le temps d'en placer une : « nous connaissons votre réputation, nous savons que vous êtes le meilleur. » Voilà une accroche qui valait toutes les présentations. Je me contentais d'un : « On se retrouve dans une heure. »

Trois heures plus tard, grâce à Billy mon système GPS volé au cours d'une mission tchétchène sur le dos d'un missile sol-sol hautement bactériologique que j'avais réussi à détourner sur un institut Pasteurovski, je me garais sur le parking de la salle polyvalente de la MJC de Saint-Binau en Velours. Un homme dont la silhouette se découpait dans l'entrée inondée de lumière me salua de la main et vint à ma rencontre.

- Difficile à trouver ? me fit-il d'un sourire narquois.

C'est vrai qu'après avoir pris la route qui contournait le petit village de Vilain-la-Débâcle, et que les Vilains-Lâches - les habitants de Vilain-la-Débâcle que le Saint Binaudien appellent carrément les Couards alors qu'ils ont dans les mêmes proportions portés la mode skinhead à la sortie de la guerre - surnomment le périphérique, je m'étais paumé dans la rue unique et en cul-de-sac du Hameau de Haille et Fineserbe.

- C'est que nous préférions rester discrets, continuait l'homme, nous avions parié que vous arriveriez en trois jours, mais vous êtes vraiment un très bon.

La flatterie a tendance à me rendre confiant, et je ricanais comme un imbécile qui se la joue. J'enfilais ma veste et je le suivais dans la salle polyvalente. Six hommes y étaient déjà attablés, et à peine avais-je désenfilé ma veste pour la jeter sur le portemanteau, qu'on me présentait un fauteuil cuir face à mes sept hôtes dont les visages restaient faiblement visibles perdus dans l'ombre. Là j'étais tombé sur un gros coup, pas de doute.

L'homme qui m'avait accueilli s'était assis au milieu de tous, et il commençait à me faire les présentations : René Lancelot de la confédération des véliplanchistes sexagénaires, Charles Frument du comité estival des fêtes du Bassin d'Arcachon, Laurent Romechko porte-parole de la météorologie télévisée, Hervé Sinclair de la SACEM, Julio Hernandez de la Paella Valenciana restaurant de bord de mer de la Côte Balnéaire del Sol, et Jacky vendeur de glaces. Il finit par lui-même, le meilleur pour la fin, Hughes Grante, grand sociétaire de la Compagnie des Plages privatisées landaises et des Campings qui vont avec.

- Vous voyez où nous voulons en venir ? me demanda-t-il.

Tout ce que je voyais c'est qu'il venait de faire les présentations, et que j'avais là une belle brochette de faiseurs de pognons des étés qui chauffent, à quelques exceptions près, comme ce Laurent Romechko de la Météo, ou ce Hervé Sinclair de la SACEM. Mais je balançais sans trop y réfléchir la première chose qui me passa à la tête : l'instinct du tueur, l'inspiration du neurone actif à la synapse sensible.

- Et bien, vous travaillez tous ou presque pour l'industrie estivale, mais vous avez eu (comme nous tous) un été pourri, d'où la présence de Laurent Romechko, et vous aimeriez réchauffer l'ambiance, d'où la présence de Monsieur Sinclair de la Sacem.

Ils se retournèrent tous les uns vers les autres. Même si leurs visages restaient dans le noir, on entendait à la surprise de leurs chuchotements, qu'ils étaient épatés. Hughes Grante reprit la parole :

- On nous avait prévenus que vous étiez un bon, mais vous dépassez toutes nos attentes.

Laurent Romechko se leva et avança dans la lumière vers un tableau posé au mur. On y trouvait plein de graphiques et de hiéroglyphes.

- Voyez-vous, commença-t-il, l'été a été complètement nase.

L'homme de la SACEM s'était levé à son tour et avait marché vers le mur opposé, où se trouvait un autre tableau plein de graphiques et de cartes de France.

- Nous avons observé une corrélation entre un tube de l'été et le temps tout pourri.

Hughes Grante frappa sa table du poing, en appuyant sur la touche play de son radio-cassette et en brandissant une photo de chanteuse plutôt sexy qui ne me laissa immédiatement pas insensible, même si a priori le beat lascif qui cognait dans les petites baffles du poste n'était que trop pas assez structuré pour mes goût de trip-hopeur averti :

- Oui ! tout le temps que Rihanna a chanté « UMBRELLA » cet été, il a fait moche.

C'est vrai que maintenant que j'y réfléchissais, ils n'avaient pas tort. L'homme de la SACEM n'était pas à cours d'argument :

- Je dirai même plus ! Depuis que son single « don't stop the music » est sorti en radio, il n'arrête pas de passer. Si ça ce n'est pas un preuve.

Je me levais de mon fauteuil et me dirigeais vers un premier tableau, puis vers le second, fis semblant de m'y intéresser. Je n'avais qu'une unique inquiétude. De toute évidence, non seulement la petite Rihanna chantait n'importe quoi, mais c'était prémonitoire. Restait à savoir ce que ces hommes allaient me demander de lui faire prémonitoirer, si vous me concédez le néologisme. Qu'elle chante « Magic Sarko » ou « Nico in my mind » !!! on ne sait jamais où la mégalomanie de certains peut pousser la culture pop ? Avant qu'ils ne me fassent leur proposition, j'avançais mes pions.

- Vous désirez donc que je lui écrive une chanson, comme « Sunglasses », ou « Fouette moi la crème solaire » ?

J'avais déjà le riddim dans la peau à l'idée de traîner quelques jours en studio avec cette petite. Mais ces hommes avaient un plan encore plus machiavélique.

- Nous avons un plan encore plus magnifique.

Je me retournais légèrement inquiet.

- Vous allez écrire pour Florent Pagny.

Je crois sincèrement que l'Homme a des limites. Un jour un athlète courra le 100 mètres plus vite que jamais, et nul ne le battra jamais, à moins de réduire la distance du 100 mètres, de changer ses chaussures ou la qualité des pistes. Un jour un nageur nagera le 100 mètres plus vite que jamais, et nul ne le battra jamais, à moins de réduire la distance du 100 mètres, de changer son maillot de bain ou la densité de l'eau. Et ainsi de suite. Je crois sincèrement que l'Homme est un individu plein de limites, et que là je venais de toucher une des miennes.

Je les ai donc laissés en plan, et je suis reparti en me paumant sur le périphérique de Vilain-la-Débâcle, juste après la rocade de Saint-Binau en Velours, en croisant David Halliday au passage... pauvre de lui.


OST - Umbrella - Rihanna


Publié par maximgar à 11:28:22 dans 64, boulevard Cafarelli | Commentaires (21) |

Joe le Taxi | 19 novembre 2007

 

 J'avais appelé un taxi pour aller route de l'Abbé, à la recherche d'un bon vieux trente-trois tours aux sillons qui crachoteraient, à la pochette qui sentirait le papier jauni où se couchent et se lèvent les histoires de vieux birbes négligés dans les bouquins encore plus débraillés des étagères branlantes des bouquineries qui sentent le papier jauni, et ainsi de suite dans l'abandon... Je ne prends que très rarement les taxis. Là, c'était histoire de, parce que je venais juste de regarder un Crime de Manuel Pradal et que je me sentais de m'asseoir sur une banquette arrière pour griffonner la juste injustice et l'amertume au sens du goûter qu'il m'en était resté.

Par ici, comme dans beaucoup d'endroits au monde, les taxis ne roulent pas dans de jaunes américaines à l'enjoliveur qui brille. Plutôt dans des grosses anonymes qui refusent l'uniforme. Là, ce devait être une Mercedes Grise d'avant les années quatre-vingt-dix, je n'avais pas fait attention plus que ça, je ne m'étais arrêté qu'à son néon de travers, ses quatre lettres en rouge sur fond blanc crasseux, qui faisaient « taxi » comme on fait « boulanger ». Comme ça ne voulait rien dire, mais que ça sonnait bien, aux échos de mes lobes, je m'étais empressé de bien le retenir et de ne faire attention à rien d'autre, le carnet rouge à la main, le stylo à la bouche. Sur le siège passager de son taxi, mon taxi avait laissé traîner son saxophone. Comme il brillait, je le vis.

- Où allons-nous ?
- Route de l'Abbé. Il y a ce disquaire, vous voyez ?
- Je vois. J'y vais parfois.

Je griffonnais. Il poursuivait.

- Je vais pas partout.

Et je me demandais, s'il me parlait des rues, ou des rayons du disquaire.

- Vous écrivez ?

Il me parlait depuis le rétroviseur. Je rangeais mon carnet dans une de ses multiples poches où je ne trouve jamais rien parce qu'il y en a trop pour savoir où chercher.

- Je ne voulais pas vous empêcher d'écrire.
- Vous n'avez rien empêché, ai-je menti.

Au feu, un bruit de verre tinta pas loin de l'instrument. Soit son saxo buvait parfois un coup. Soit il marchait pas au soda.

- Moi, j'y vais pour me trouver des vieux disques de mambo.
- De mambo ? demandais-je.
- Oui de mambo, de rumba, des Xavier Cugat des Yma Sumac .

Je ne les connaissais pas vraiment, et j'avais tort. Pour deux simples raisons : la première, c'est que comme tout le monde j'avais déjà entendu Yma Sumac ; la seconde, c'est qu'il fallait les connaître.

- Tenez, attendez.

Il fit avaler à son radio cassette une cassette à la bande électromagnétique fripée qui crachotait plus encore qu'un bon vinyle ne doit bien craquer. Dans sa caisse sa musique résonnait. Je lui demandais alors qu'on arrive pas trop vite, de prendre par tous les p'tits bars, tous les coins noirs, et la Seine, et ses ponts qui brillent, en évitant quand même le Perry Como et son « papa loves mambo », je t'en foutrais moi des « papa loves mambo ».

...

aux Les Baxter, Mongo Santamaria, Jack Costanzo, Cal Tjader, Eumir Deodato, Yma Sumac et Xavier Cugat qui sont partis garnir les plages des compil's ultra lounge pour faire genre...


OST - Joe le Taxi - Stereo Total

 


Publié par maximgar à 16:32:30 dans 4, route de l'Abbé | Commentaires (0) |

L'Eclipse | 17 novembre 2007

 


 Ruelle de la Lettre des îles Balabar, les feuilles ne se ramassent pas à la pelle, les arbres y tiennent, et ils migrent sous des soleils mieux éclairés, les prés sont verts, moins ici que chez le voisin. Nous aussi, on ira là où on se foutra de la poésie. On laissera les rimes riches pour des pauvres en mots, on croisera les pieds, et les orteils au bout. On se contentera de petits cris, de souffles et puis d'apnées.

Pour l'éclipse, on se clipse, les doigts à la ceinture, serre-moi le clair de la lune, pour la pleine d'elle, on se love, sur un arrondi de croissant, ou une mer crevassée et ses récifs à fracas sages sélénites.

Voilà ce qui se passe, quand je n'ai rien d'autre à écrire que je veux faire l'amour avec toi. Je laisse aller l'idée par la porte de la cuisine. Elle récupère son manteau, enfonce son bonnet jusqu'au du mât de son dé et traîne les œufs. Et il me reste des mots de mon corps dans le tien, qui ne veulent rien dire les uns avec les autres. Juste encore. Ne ressembler à rien encore.

Ruelle de la Lettres des îles Balabar, j'ai des idées qui cogitent et s'écrivent sur les murs, à la bombe tirée des dictionnaires chétifs, en attendant le pas menaçant d'un gardien de la paix des lettres, et son sifflet qui fait « sliffe » et gomme sans rature.

 

OST - Black Hole Sun - Chibo Motta


Publié par maximgar à 18:05:45 dans 5 ou 2, Ruelle de la Lettre des îles Balabar | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| >>