Avant que son père n'aille perdre haleine dans la chevelure blonde meryl-streepienne d'Elvira, la fille à Tony Montana avait été conçue à la va-vite, comme quelques autres bâtards des trottoirs de la Havane, et autres boulevard du Crépuscule de Varadero et Camaguey. Plus que tout autre, elle avait cette fibre paternelle de l'insensibilité. On l'appelait d'ailleurs la Montanita, jusqu'à ce que son prénom s'oublie, presque pour de bon, comme on le lira après. Antes que anochezca écrivait Reinaldo Arenas, Avant la nuit, un autre exilé tel son paternel, car il s'était trouvé qu'entre un lever et un coucher de soleil d'avril 80, Tony profitant de l'exode de Mariel comme d'autres grimpent dans un bus, s'en alla vivre son rêve américain, ce qui chez beaucoup, dont lui, n'est qu'un accouchement sans forceps d'une mégalomanie qui rend bien à la caméra. Avant la nuit, donc, il lui était arrivé de sauter sur les genoux paternels, entre les mains qui sentaient la viande, le sang, la chair, aux rythmes des injonctions des plans quinquennaux de l'occasion. Être un assassin sous régime insulairement communiste, c'était quelque chose, et son père ne pratiquait pas tant que ça à la faucille et au marteau, seulement s'il n'en avait pas sous les doigts, tandis que ses mains, il les avait toujours sur lui. Elles écrasaient les joues, dodelinaient les dents, adoucissaient les sourires, enfonçaient les nez. Puis elles la prenaient, moites de travail, poisseuses presque, enflées de labeur et des plaques de craintes arrachés des figures défigurées. Jusqu'à ces âges, on a conscience de plus de choses qu'il n'y paraît. Peut-être parce qu'on ne sait pas les nommer. C'était avant la nuit et l'Exode de Mariel.
Aujourd'hui qu'elle a quitté son île, en balsera, sur radeau polychlorure de vinyle, elle lit avec un sourire qui ne dit rien, mais qui dit long, elle retouche ce pan de l'Histoire, en suivant de l'index, les lignes des études économiques, sur ces merdes exilées d'une chiotte à l'autre : ...l'économie de marché a une forte capacité d'absorption des chocs externes d'immigration... Entre autres, pense-t-elle, sans jamais rien en dire, l'économie de marché a fait sopalin pour toutes les saloperies de mon père, les petits débitages à la tronçonneuse dans la baignoire, et les rails de coke où radotent des tramways extatiques nommés des ires. Son père était devenue une idole et elle s'en foutait. Les camps, la carte verte, les malheurs de celui-ci, les malheurs de celui-là. Elle, la Montanita, elle était partie vivre au Montana, une sorte de trou du cul du monde avec de l'ombre.
Juste après l'avant la nuit, quand il lui arrivait de penser à ceux qui partaient de l'autre côté de la mer, dans un des bouts du monde qui se cachent derrière les vagues, elle s'inventait des pays, dont un petit Montana, avec ses collines, et ses mers, sa neige d'un côté et ses complexes balnéaires de l'autre, ses histoires d'un soir, et des guitares hawaïennes qui traînent, parce qu'étrangement Hawaï quand on est Cubaine, ça fait exotique, plus encore que Missoula, et son immense pas grand chose qui se recouvre parfois d'un n'importe quoi de neige.
Derrière sa caisse, à vendre sodas et magazines, sandwiches sous vide, et chewing-gum aux fruits de la passion E134, elle regardait passer les hommes. Mais toujours insensiblement. Elle allait en posséder quelques uns parfois, sur une banquette arrière. Histoire de se sentir un pouvoir. Mais sans plus. En fait, pour dire vrai, elle aurait tué le premier, Mike, qui la regardait les yeux dans les seins. Découpé le second. Fracassé le troisième. Puis elle s'habitua quelque part entre le quatrième et le cinquième. Avec cette sensation, ce quasi leitmotiv, « je suis née déracinée de toute façon », et de jouer de l'arrière-train, la fleur parasite qui embrasse et reçoit, le temps de trois allers-retours.
Elle lit. En attendant.
Alors qu'elle errait dans le n'importe quoi de neige blanche, avant la nuit noire, elle croisa le vieux Vermicelli, ce gars du carrefour qui ne dit rien, ou du pas plus qu'elle. Comme ils se rentrèrent l'un dans l'autre, ils se retrouvèrent assis sous un réverbère qui peinait à s'allumer.
Et ils rient, et se relèvent, d'un autre temps.
« Pourquoi ? » hésite-t-elle, et elle ne pose pas sa question, « Pourquoi vous appelle-t-on Vermicelli ? »
Parce qu'il était le fils de Noodles. Et qu'avant la nuit, donc, il lui était arrivé de sauter sur les genoux paternels, entre les mains qui sentaient la viande, le sang, la chair, aux rythmes des corruptions et des coups. Être un assassin sous régime prohibitionniste, c'était quelque chose, et son père ne pratiquait pas tant que ça pour le sabbat, seulement s'il n'avait pas tous ses doigts joints en prière, tandis que ses mains, il les avait toujours sur lui. Perdus de l'un à l'autre. Presques pareils. Dans ce qui différenciait un De Palma d'un Leone, vers quatre-vingt-trois quatre-vingt-quatre.
Il rajuste son manteau et sa vieillesse, elle rajuste son bonnet et sa jouvence. Elle lui sourit. Mais il voudrait l'étreindre, lui dire son vrai prénom, entendre le sien. Envoyer chier cette vie de fils et fille de héros de fiction, même pas cités dans le film...
Non ce n'est même pas vrai. Il corrige : ces antihéros de fiction. A son père, Fat Moe a dit « j'aurais tout parié sur toi », et Noodles avait répondu : « tu aurais tout perdu. »
« Je rêve parfois de pays », commence Vermicelli, prêt à partir.
« Un petit Montana ? », demande-t-elle, prête à lui emboîter le pas.
« Cela se pourrait. »
« Je m'appelle Célia. » Et c'est comme si elle agitait un passeport.
OST - Montanita - Ratatat
Publié par maximgar à 15:05:14 dans 50, boulevard du Crépuscule | Commentaires (5) | Permaliens
Mon petit appartement sympa 64 boulevard Eusebio Cafarelli (dit le Chanoine) a beau être en ville, il est loin de la ville, la mourante, Hamelin, celle dont on m'a donné les clefs, en même temps qu'une bonne poignée de main ferme du maire, sourire dents blanches accroche flashes des photographes, lors d'une cérémonie qui avait lieu dans ma ville, et pas dans la sienne, à quelques pas de chez moi à peine. Je ne m'estime pas très sûr que ce que j'avais fait pour ça puisse valoir telle récompense, mais j'avais chaussé mon meilleur sourire dents blanches accroche flashes des photographes.
Dans la vie, je me suis fait une spécialité de réussir tout et n'importe quoi tant que ça n'engage que moi, qu'il n'y a pas trop à réfléchir, et que je ne me retrouve pas en compétition, du fait d'un côté Poulidor malgré moi qui m'entraîne à réussir la collec' complète des plus beaux échecs sur le fil. Non, par contre, donnez-moi une mission impossible, un objectif bidule alpha dont personne ne veut, et je vous le fais, vite fait et surtout bien fait.
Cette petite ville dont j'ai maintenant les clefs, quelque part, parce que j'ai réussi à les perdre, s'appelait (et s'appelle sûrement encore, mais plus pour longtemps) la Cité Dortoir d'Hamelin. Et comme beaucoup de quartiers défavorisés à l'abandon, elle était infestée par deux calamités : les rats et leurs cailles dont les déjections se dessinaient sur les murs à la bombe bon marché volée. J'avais rien à y faire, je m'y étais perdu, comme ça m'arrive des fois, quand mon GPS a bu. Le maire, un coco de la vieille époque où ça marchait mieux, pleurait au milieu du square où je m'étais arrêté pour lire la carte municipale des rues ou à vrai dire de la rue et des coupes gorges.
- Qu'est-ce qu'il y a mon bon monsieur ?
- Il y a qu'il y a des rats et des cailles ici.
Voilà, moi, on me dit ça et je me sens dératiseur dans l'âme.
- Je vais vous faire ça, mon bon monsieur.
Il me suivit les yeux écarquillés. Je voyais bien à sa mine, qu'il s'attendait à ce que je sorte une flûte de ma Twingogo - un modèle spécial tunné en rajoutant un « go » à côté du nom - diesel, et que je me mette à attirer tous les rats et les cailles comme ce bon vieux flûtiste d'autrefois. J'ouvris le coffre et j'en sortis un Kärcher que je lui remis :
- Tenez-moi ça, sinon ça va tout niquer mon bass boom system.
Puis j'ai mis le son à fond, la première, puis la seconde, et tous les rats et les cailles m'ont suivi au pas de course, quand c'était pas en tektonite. J'avais sauvé la ville. Afin d'éviter ce qui arriva dans la véritable histoire, le maire me payas rubis sur l'ongle, et vint jusqu'à chez moi me remettre les fameuses clefs de la ville que je sais plus où je les ai mises.
A vrai dire quelle importance ? car on invente rien, tout comme on ne change pas les choses ! Plus de rats, plus de cailles, il n'y avait tout simplement plus d'enfants à Hamelin. J'avais un peu fait d'un caillou deux coups. La cité mouroir avait laissé toutes ses retraites dans la fonte de mes clefs et les nouvelles couches de peintures des murs, il ne lui restait plus qu'à s'endormir dans la légende.
OST - Keys to the city - The Go! Team
Publié par maximgar à 17:45:21 dans 64, boulevard Cafarelli | Commentaires (2) | Permaliens
De sa fenêtre qui ne donne pas vraiment sur la route de l'Abbé, Laine aurait pu voir quatre garçons dans le vent traverser. Il y avait beaucoup de choses simples qu'elle ne pouvait entreprendre mais qu'elle continuait de concevoir : elle s'imaginait si fort pouvoir les faire dans un futur assez proche, envisagé en semaines depuis plusieurs années, qu'elle ne s'était pas encore évanouie du monde... Assez quand même pour ne pas les voir traverser... On ne savait plus très bien si c'était la folie de son corps, ou la maladie de son esprit qui l'avait poussée à transformer le quotidien en prison, avec ses subtiles permissions, et ses interdictions strictes. Mais il y avait de la folie drôle dans les palliatifs qu'elle s'inventait, de la folie douce dans celle qui lui interdisait de mettre le nez et le reste dehors, une fois l'heure venue.
Ce qui lui manquait le plus avait un nom et un visage, une vie et de la patience, même si pour sa part il n'avait pas encore changé les semaines en années, et se contentait d'attendre la cinquantaine au hasard des calendriers et des févriers qui s'allongent. Elle en avait fait son obsession qui lui mangeait la chair, soulagée par glissades sur les tranchées qui ne s'enflaient plus du corps étranger qu'à l'occasion rare et embrassée de Saturnales, la fête du slip au village. Elle en avait fait un quotidien, qui effaçait le néant austère de l'autre, le réel, celui qui l'empêchait d'aller voir à la fenêtre.
Laine voyait parfois dans la rue, et marchait jusqu'au centre d'une ville. Pesant chacun de ses pas, comme on déguste une forêt noire de liberté, un framboisier d'absolu, une excellence pâtissière hors de prix associée à un absolu sans valeur, car généralement inexistant. Et qu'on se la raconte :
... va savoir pourquoi j'aime la tropézienne plus que tout... je mourrais pour mon droit de grève...
en sachant que la moindre lèche de crème, condamnée à disparaître sur la langue ou derrière les lèvres, contre les dents et dans la salive vaut plus cher que n'importe quel beau principe après tout tout aussi inutile. Elle marchait et chacun de ses pas avaient autant de valeur que les aspirations de beaucoup. Un peu comme si ses sandales soulevaient la poussière du monde et les rêves qui vont avec.
Pour ne pas y penser, Laine avait pensé à ne plus marcher, à rester allongée, et se tuer à l'obsession et au dégrafage de ses lèvres d'entre ses jambes. Et nulle part ailleurs. Pas de mains sur la bouche, pas de doigts sur les yeux, pas de paumes sur les seins. Juste sexuel, parce que le sexe tue le temps quand il n'enfante rien d'autre. Cependant elle ne restait jamais longtemps couchée. Il lui fallait retourner dehors, pour pas s'évanouir déjà, et se recharger en électricité statique.
Il lui restait quelques amis, qu'elle ne rencontrait jamais... Et cette phrase n'a rien à faire là, pour le moment.
Puis un jour vinrent des musiciens, un peu comme ceux qui traversaient la route. Des célèbres, des reconnus, néanmoins des artistes, des artisans, des artificiers, des artégalomanes et tous les autres mots qui commencent pareil et n'existent pas encore. Ils dirent juste, « nous jouons ». Comme beaucoup, elle s'était retrouvée devant le dernier Radiohead à se demander ce que ça vaut la musique. Un jour comme ça, où Laine ne voulait pas peser la liberté et se résumer à une promenade poussière.
Il lui restait quelques amis, qu'elle ne rencontrait jamais mais à qui elle pouvait demander
... vous y mettrez combien vous dans le dernier Radiohead ... moi rien, je suis juste ... une livre symbolique lol mdr ... j'ai pas pensé, j'ai pas payé, j'ai pris ...
S'asseoir et donner de la valeur aux choses, ou du moins à l'attente. Apprécier le dernier Radiohead, au sens strict, au sens strictement pas strict, elle, qui n'avait plus aucune vie en attendant un futur proche, elle goûta cette liberté là, et s'embrouilla souriante dans sa façon de dire merci. Signer en oubliant son diminutif de pelote.
Maladroite et tendre. 8 livres 43.
Hélène.
OST - Reckoner - Radiohead
Publié par maximgar à 18:01:06 dans 4, route de l'Abbé | Commentaires (12) | Permaliens
Pas très loin de la rue du Bac, un ancien journaliste, ou un nouvel ambassadeur, qu'importe, un homme qui avait pas mal bourlingué, s'était réfugié dans une tour d'ivoire. Il ne regrettait rien des temps où il n'était pas solitaire, parce que, comme il l'avait lu dans un livre, « personne n'est jamais arrivé à résoudre cette contradiction qu'il y a à vouloir défendre quelque chose d'humain en compagnie des hommes ». Et lui, il aimait ces quelques choses d'humain, plus facilement décelable dans les ronds malades des barbus de Sumatra, ou la truffe humide d'un berger allemand, dont les noms ne trompent plus tant que ça à la longue.
Du même livre il avait tiré d'autres mots, et il en avait gravé tout un fronton d'ivoire démesuré à l'entrée de sa demeure : « Et les gens se sentent tellement seuls et abandonnés, et ils ont besoin de quelque chose de costaud, qui puisse vraiment tenir le coup. Les chiens ne suffisent plus, les hommes ont besoin des éléphants. »
Mais les sens s'étaient détournés. Qu'il s'agisse du livre, qu'il s'agisse de la vie.
Quand il m'arrivait de passer le voir nous évitions donc d'évoquer l'humanité. Ça tombait bien, je n'étais pas plus doué que ça en humanité. J'avais tant de mal à la distinguer du reste, de l'étymologie aux gestes, du goûter au frôler, du bien au mal et les et cætera. Pour ne pas évoquer l'humanité, nous parlions du temps, du croustillant du pain, de ma confiture de ses framboises, du beurre que je préférais demi-sel. Puis comme si nous avions fait le tour, le check-up des inutilités essentielles, je me levais, et je ne lui serrais pas la main. Il n'aimait pas ça, et moi non plus.
J'étais aller chercher ce livre, un fameux jour de gris, à la librairie du 108, rue du Bac, pas loin de chez lui, parce qu'il me semblait qu'il était temps, le soleil adéquat. J'étais ravi sur mon trottoir à lire et relire le titre, « les Racines du Ciel » persuadé qu'il m'était suffisant, certain qu'il ne m'apprenait rien, et je ne le vis pas descendre la rue. Comme je ne l'avais pas vu prendre ses escaliers, avalant les marches quatre à quatre, avec ses jambes de vingt ans, d'un mécanisme félin habitué aux volées de bois cirées. Du moins si, je le vis, mais il avait déjà pris l'angle.
« Que sais-tu de l'Ivoire ? », me demanda-t-il une fois.
J'avais pensé éléphant, puis savane, rien d'autre. Quoique rien d'autre soit un mensonge, j'avais pensé Rivoire et Carret, coquillettes et nouilles, cadeaux de fêtes des mères, un cendrier tout nase en terre volcanique, ou un papillon dans un vitrail, quinze centimètres sur quinze, tout ça faits avec amour, mais sérieusement, alors on allait aux Galeries avec Papa, et on trouvait un appareil ménager qui arrangerait tout le monde, ah non, pas une yaourtière, qui arrangerait tout le monde qu'on a dit, la dernière fois que je suis allé aux Galeries j'étais grand, je voulais plus y aller avec mon père, c'était un ancien copain de classe qui tenait la boîte pour son père... Rien à voir...
« Je ne sais rien de l'Ivoire. »
Je craignais un peu, il faut dire, qu'il se remette à causer de « SA » Côte d'Ivoire, comme ça lui arrivait parfois en s'engluant dans ses souvenirs, en s'en imprégnant si profond avec des relents d'un colonialisme douteux qui me faisaient passer pour le boy de la nouvelle génération à lui faire ma confiture avec ses framboises. Mais j'avais tort, sur le moment, et en général.
« L'Ivoire. Et même l'ivoirine. »
Je l'entends encore, en fait il en savait plus que tout le monde.
Il en savait tellement qu'il avait tué des braconniers à mains nues, pire que dans le bouquin qui restait assez drôle. Lui il allait sans humanité parce qu'elle n'était pas nécessaire. De la poussière des vols de ces victimes, qu'il brisait par-dessus des falaises, il s'était recouvert, plus dur à chaque fois, plus fragile aussi. Il s'était fait une véritable côte d'ivoire, comme d'autres portent la maille. Et ses balles de carabine étaient de petites dents pointues, ciselées à même les mâchoires arrachées du poing à quelques chasseurs trop souriants.
En fait, pour lui, et à force de réduire son entourage au néant, il s'était senti tellement seul et abandonné, qu'il avait besoin de quelque chose de costaud, qui puisse vraiment tenir le coup. Les éléphants ne suffisaient plus, cet homme avait besoin de son humanité.
Et ce fameux jour de gris, rue du Bac, il l'avait vue descendre la rue. Ça faisait si longtemps qu'il avait une dent contre elle, et elle passait là comme une ombre, se faufilant parmi les passants. Armé, il prit les escaliers, ouvrit la porte, la claqua pour la fermer, descendit la rue sans rien regarder autour, moi-même je ne le reconnus que lorsqu'il tournait déjà. J'aurais aimé lui dit en secouant le bouquin, « tu as vu ? je vais l'lire ».
Il s'enfonça jusque dans un cul-de-sac, et arrivé au pied du mur, il s'explosa la tête d'une dent qu'il avait patiemment taillée.
Ce que je retiens en ivoire, c'est une pipe à tête de marin. Il ne faut jamais la fumer par temps froid, de peur de la voir se briser. Bientôt les éléphants grandiront sans défense, ce serait l'évolution de l'espèce qui veut ça, sa préservation générationnelle, ségrégationniste (comme c'est humain), différents mais comme ils ont toujours été : plus costauds qu'un chien.
OST - Elephant Gun / Beirut
Publié par maximgar à 15:34:59 dans 108, rue du Bac | Commentaires (1) | Permaliens
Vroum des piétons :