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Publié par musicalXperience à 21:20:41 dans Concerts | Commentaires (0) | Permaliens
Le klub des 7
Concert du 16 juin 2006 au 4sans à Bordeaux
J'ai déjà parlé de ce projet de Fuzati pour le titre du 2 juin 06, le klub venait de sortir leur album : de la crème sur une galette x7.
Aujourd'hui il est temps de juger l'affaire sur scène et il y a comme un pressentiment que le lancement d'une bombe se prépare. Les MC's se font attendre et on aime ça. Des fauteuils confortables sont prêts à les accueillir sur scène. Dj Detect lance les scratchs et nos hôtes d'un soir rentrent en piste les uns après les autres, sortant de leur sac leurs premières rimes et nous prenons nos premières claques. Cela ne fait que commencer. Avant toute chose, tous les membres du klub réunis font prêter serment au public « je ne parlerai pas du klub aux parents ». Ainsi fait, les membres enchaînent les prestations solos à faire pâlir la grand-mère de Francis Lalanne. (Si si elle était dans la salle !). Gérard Baste aura le temps de nous faire une rétro Svinkels avec un bout du svink c'est chic et hard amat' pour défier le sieur Cyanure connu pour raper plus vite que son ombre. Puis finalement en bon fusilleur de phases, le spécialiste enterrera tout le monde avec une sérieuse démonstration de ses talents. James Delleck et Le Jouage nous offre un aperçu de leur collaboration sur gravité zéro. Fuzati, l'instigateur du projet, rappel qu'un jour il baisait des gens en digne looser qu'il fut et qu'il restera « J'ai pas de meuf et j'ai pas d'potes qu'est-c'tu veux qu'j'ai un public ». Sorti de ça, Il lance des impros avec éthylotest et sérénité, deux mots proposés par le premier rang et le versaillais s'en sort remarquablement bien. Pendant que Delleck cherche Gérard de Roubaix, le Baste veut lui « casser la gueule » en renversant sa bière sur Fredy K... A Bordeaux c'est le bordel et Dj Detect en fout encore plus balançant des beats hardcore. Au-delà des rappels de leurs groupes respectifs, le krew enchaîne les titres de l'album du klub des 7. Si sur cd les morceaux paraissent un peu légers à côté d'autres productions genre l'atelier, ils prennent toute leur puissance en live. Ils font preuve d'une énergie communicante puisant leur force dans la diversité de leur style. Y'en a pas 2 pareils : aucun lien entre un Fuzati et un Cyanure ou entre un Baste et un Fredy K. Ils sont tous fils unique et ont leur carte de membre au klub des 7 pour le plus grand plaisir de nos sens. Si vous aimez le hip hop décalé, énergique, créatif, paradoxalement joyeux et désespéré, un peu conscient mais pas trop quand même, il faut voir ces gars en concert. Le klub des 7 c'est le package tout compris. Y'a plus qu'à laisser parler les maîtres du genre.
Publié par musicalXperience à 20:08:23 dans Concerts | Commentaires (0) | Permaliens
Compte rendu d’une journée au festival GAROROCK à Marmande 16.04.06
Les groupes qui ont marqué la journée :
Karlit&Kabok – Hushpuppies - Art Brut (réserve) – Gojira – Vive la fête (vite fait) – Mickey 3D – Birdy Nam Nam – Punish Yourself – Dj Zebra
Karlit&Kabok : (hip hop humoristique)
2MC’s découverts en début de journée, qui donnent la patate avec des lyrics mêlant humour sarcastique et hip hop énergique. L’influence des Svinkels ou autres Stupeflip est plutôt imposante mais le groupe trouve sa place dans ce style de hip hop à la fois chargé et décalé. Derrière les 2 compères apparaissent les choristes qui confondent parfois la bouteille de vin et le micro et leur dj qui en fait autant. Un bon set qui donne le sourire et prépare bien mentalement la suite des évènements.
Hushpuppies : (rock)
Direction Perpignan mais Hushpuppies serait digne de figurer parmi les nouveaux nom du rock anglo-saxon. Ils ont réveillé les foules en quelques morceaux, pour ceux qui ne s’étaient pas remis de leur courte nuit de sommeil. Les Français (parce qu’ils le sont et on peut en être fier) envoient leurs perles de rock énergique, puissant et fédérateur, ce qui déclenche le premier pogo de la journée. Le style Dandy de ces messieurs ne les empêche pas de mouiller la chemise pour finir par le slam qui s’impose du chanteur, mais cela toujours avec classe. Excellente prestation et l’un des meilleurs concerts du jour.
Art Brut : (rock)
Pour ne pas perdre la main, on enchaîne avec un autre groupe de rock indé qui fait parler de lui dans le milieu. La différence d’âge des membres est plutôt frappante, leur style vestimentaire également, une bassiste plutôt dark, un jeune guitariste qui ne cache pas sa provenance britannique et un chanteur qui oscille entre David Lynch et Bryan Ferry, peut-être plus jeune mais étrangement moins sexy. Trop de lignes pour ne pas parler de musique. Mais la performance scénique reste quelque peu décevante après l’écoute prometteuse des morceaux sur cd. La qualité du son n’étant pas à leur avantage, ils n’ont pas réussi à briser la barrière qui empêche le public d’entrer dans leur musique. On est resté à l’entrée, l’échange ne s’est pas fait. En espérant que les conditions y sont pour beaucoup, l’expérience d’un live d’Art Brut est à renouveler pour confirmer ou au contraire démentir cette première et mauvaise impression.
Gojira : (metal)
On fait un signe de loin aux Wampas car le temps nous presse pour retrouver le gros son de la journée. « J’ai un peu faim comme un punk en hiver ». Les choses sérieuses commencent dans la scène rock du festival. Les landais qui sauvent ce qu’on peut sauver du métal français entrent en scène. Ils sont prêts à nous envoyer en pleine face le son de leur dernier album « From Mars To Sirius » dont l’écoute est plus que recommandée. La chose ne tarde pas et le son à la fois brutal et mélodique déclenche un pogo général, difficile d’y résister et en même temps difficile de faire autrement. La formation impose le respect en diffusant toute la force de leur musique jusqu’au fond de la salle. La session n’étonne pas par sa violence et Gojira appuie sur la corde sensible des grosses guitares. Monumental.
Vive la fête (pop electro) / Mickey 3D (pop rock) :
Après être sortis tant bien que mal de la salle, on s’est dirigé vers un son beaucoup plus electro : celui de Vive la fête. Après la tornade subie sous la tente de la scène rock, le léger et non moins frétillant Vive la fête passe un peu comme une douche fade. L’appel de la foule se fait entendre et finalement on se retrouve dans la grande scène devant Mickey 3D ; une des têtes d’affiche du festival qui nous amène la bonne humeur de St Étienne. Pas de surprise sur leur prestation qui mêlent comme à leur habitude pop rock et chanson française. Entre énergie et nonchalance, le groupe goutte aux sensations de Gojira qui flottent encore au-dessus de la foule ; ce qui donne un pogo survolté pour ceux qui en voulaient encore, même si le décalage avec la musique se fait un peu plus sentir. Mickey 3D a fait retomber la pression en douceur. On les remercie d’avoir joué des morceaux de leurs premiers albums qui font plaisir à entendre et qu’on traîne jusqu’à la scène suivante.
Birdy Nam Nam : (Djs)
On remet les compteurs à zéro avec ce qui se prépare sur la scène groove. Le concept plutôt intéressant de Birdy nam nam se met en place. 4 des meilleurs Dj’s de France (Little Mike, Dj Pone, Dj Need et Crazy B.) passent derrière les platines pour une leçon de mix en live. Ils nous présentent leur album savamment construit, rassemblant toutes leurs compétences afin de produire un son mixant tout style musical avec beaucoup de maîtrise. Les samplers font mauvais genre près de leurs platines qui préfèrent sentir les doigts experts des 4 acolytes produire des rythmes et mélodies originaux à partir de leurs influences respectives (electro, hip hop, rock, jazz…). Leur son a attiré la foule et a rempli la salle en quelques minutes. L’exercice scénique est plutôt impressionnant et on sort de là pas mécontent de les avoir croisé dans ce festival.
Punish Yourself : (indus)
Il est déjà 0h30 quand on jette un œil à la scène Dickies où les déjantés de Punish Yourself traînent à moitié maquillés sur la scène. Le groupe a pour habitude d’emporter avec lui un dispositif scénique assez lourd, dont une grille sur le devant de la scène, des jeux de lumières et de se peindre entièrement le corps avec de la peinture fluorescente rose, bleu ou vert. La grille n’est plus au rendez-vous mais la fougue de ces jeunes gens est intacte. Les amateurs de trip hop sont priés de se retirer et les amateurs de métal indus de se lâcher sur l’onde de choc qui leur arrive sans crier gare. La déflagration sonore va durer plus d’une heure. Avec les PY tout y passe sexe, violence et politique autant dans les lyrics que le visuel. Pour certains la transe n’est pas loin surtout pour ceux qui ont 3 jours de festival dans les jambes. Un show puissant qui rappelle de vieux souvenirs (info perso concert à Bordeaux le 08 mai 2004 avec LTNO).
Publié par musicalXperience à 01:11:36 dans Concerts | Commentaires (6) | Permaliens
THE RAKES
Ca assure du côté de The Rakes. Plutôt à l’aise les p’tits gars. Faut dire qu’il y a de la maîtrise au bout des doigts. Faut les voir ! Déjà la musique est bonne sur skeud mais live c’est puissant. Court…énergique mais court. On regrette le choix de ne pas faire durer les titres en live. Bonne attitude du chanteur qui nous vend ses lyrics avec de charmantes espiègleries gestuelles. Ils balancent un rock anglais sans grésillement. La panoplie est là : rythme, tempo, mélodies efficaces et refrains accrocheurs mais un son plus abouti, maîtrisé, relâché que celui d’autres formations plus jeunes de cette nouvelle scène anglaise.
Open book, we are the animals, all too humans... À écouter et à voir
Liens: www.therakes.co.uk
Publié par musicalXperience à 19:48:01 dans Concerts | Commentaires (0) | Permaliens
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