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g une vieille tete
Avant d'en retrouver une autre bye
L'ensemble des dépenses de santé en France en 2003 ont atteint 168 milliards d'euros, soit 10,8% du produit intérieur brut, une augmentation de 0,4 point sur 2002, a annoncé jeudi le secrétariat d'Etat à l'Assurance maladie lors de la présentation des Comptes de la santé.
Ces 168 milliards d'euros, soit 2.732 euros par habitant en 2003, englobent la consommation médicale totale, les indemnités journalières (lors d'un arrêt maladie), les subventions, la recherche, l'enseignement et la gestion administrative de la santé.
En 2002, ces dépenses s'étaient élevées à 157,9 mds EUR (10,4% du PIB), contre 148 mds EUR en 2001 (10,1%) et 140,56 mds EUR en 2000 (10%).
Premier constat "important", selon Xavier Bertrand: "le rythme élevé de croissance des dépenses de santé". En effet, "l'évolution enregistrée en 2003 de 6,6% est dans la ligne de la croissance en moyenne annuelle des cinq dernières années de 5,6%", a souligné le secrétaire d'Etat dans son discours prononcé devant la Commission des Comptes de la santé.
"Dans un contexte de croissance ralentie du PIB, la dépense courante de santé voit son poids s'accroître fortement dans la richesse nationale: elle s'élève à 10,8% du PIB en 2003", a-t-il ajouté.
A l'instar de 2002, il en impute la responsabilité d'une part à la "croissance rapide" des dépenses de l'hôpital public, notamment en raison "des embauches consécutives à la RTT", d'autre part aux revalorisation d'honoraires des médecins et des autres professionnels de santé les deux dernières années, pour les soins réalisés en ville.
Second constat: "la légère augmentation, à 77%, de la part des dépenses de santé faisant l'objet d'une prise en charge par l'Etat ou la Sécurité sociale", a relevé M. Bertrand.
Cette hausse est pourtant marquée par "deux effets en sens inverse": la progression des malades pris en charge à 100% contribue à l'augmentation de cette part, alors qu'à l'inverse, on constate une tendance structurelle des dépenses à pencher vers les soins moins bien remboursés (en ville, médicaments).
Pour lui, "l'envolée des dépenses amène aujourd'hui à une situation où le système entier est en crise". "Le système, fondé sur une assurance obligatoire et universelle, qui prend en charge plus des trois quarts de dépenses, est menacé d'implosion", a assuré le secrétaire d'Etat qui a ensuite présenté longuement le projet de réforme de l'assurance maladie, débattu actuellement à l'Assemblée nationale.
Avec 10 milliards d'euros d'économies et 5 milliards de recettes nouvelles, ce projet de réforme ambitionne un retour "vers l'équilibre financier de l'assurance maladie en 2007", alors que celle-ci devrait enregistrer un déficit de 12,9 milliards en 2004, a affirmé M. Bertrand.
"Mais nous saurons avant si la situation évolue dans le bon sens: en 2005, si les comportements commencent à se modifier, la dérive des comptes devrait s'arrêter et le déficit se réduire", a-t-il avancé.
Publié par coroubai à 16:08:24 dans sur tout et rien | Commentaires (0) | Permaliens
Les résultats d'une étude publiée mercredi aux Etats-Unis confirment le besoin d'un dépistage fréquent, à partir de 40 ans, du cancer de la prostate par le suivi du niveau d'antigène lié à ce cancer, pour améliorer les chances de survivre à la maladie.
Ces travaux montrent que les personnes chez lesquelles a été détectée une hausse rapide du niveau d'antigène produit par l'organisme contre le cancer de la prostate durant l'année précédant le diagnostic de la maladie ont un risque accru de mourir de la maladie, même après une ablation de la prostate.
L'étude publiée dans la revue New England Journal of Medicine datée du 8 juillet montre que le rythme de hausse du niveau d'antigène avant le dépistage de la maladie fournit une indication plus utile du risque que le niveau d'antigène lui-même, car la vitesse de la hausse traduit l'agressivité de ce cancer.
Spécifiquement, une hausse annuelle de plus de deux nanogrammes par millilitre de l'antigène (produit par le système immunitaire) a été associée à un risque nettement accru de décès des suites du cancer malgré la chirurgie suivant le diagnostic.
"Les résultats indiquent que les hommes ayant une hausse rapide de l'antigène ne devraient pas être seulement surveillés, nombre d'entre-eux ayant besoin de davantage qu'une prostatectomie radicale pour prévenir une mort du cancer de la prostate", a commenté le Dr William Catalona, du Northwestern Memorial Hospital à Chicago (Illinois, nord).
Le chercheur recommande un suivi du niveau d'antigène spécifique à ce cancer chaque année à partir de 40 ans pour dépister une forte hausse.
Un homme sur six développera un cancer de la prostate au cours de sa vie, un niveau plus élevé que le risque d'une femme d'être touchée par un cancer du sein (une sur huit). "C'est un gros problème, qui tue beaucoup d'hommes", a souligné le Dr Catalona.
Publié par coroubai à 16:05:52 dans sur tout et rien | Commentaires (0) | Permaliens
La Cour européenne des droits de l'Homme a refusé de s'immiscer jeudi dans le débat sur la détermination du début de la vie, en rejetant la requête d'une Française qui souhaitait obtenir réparation au pénal après un avortement lié à une erreur médicale.
La requérante, Thi-Nho Vo, âgée de 36 ans, avait perdu son bébé, en 1991, au sixième mois de grossesse, à la suite d'une confusion avec une autre patiente qui devait se faire enlever un stérilet le même jour, dans le même établissement hospitalier. Le médecin avait provoqué une rupture de la poche des eaux, rendant nécessaire un avortement thérapeutique.
En 1999, la cour de cassation avait cassé une condamnation du médecin par la Cour d'appel de Lyon à 6 mois d'emprisonnement avec sursis et 10.000 francs d'amende pour homicide involontaire. Elle n'avait pas retenu la qualification d'homicide involontaire, refusant ainsi de considérer le foetus comme une personne humaine, pénalement protégée.
Devant la Cour européenne, la requérante invoquait la violation de l'article 2 ("le droit de toute personne à la vie est protégée par la loi") de la Convention européenne des droits de l'Homme, pour dénoncer le refus de la justice française de reconnaitre l'atteinte à la vie de l'enfant à naître.
"L'article 2 est silencieux sur les limites temporelles du droit à la vie et en particulier, il ne définit pas qui est la +personne+ dont la +vie+ est protégée par la Convention", ont noté les juges européens dans l'arrêt rendu jeudi.
"La Cour est convaincue qu'il n'est ni souhaitable ni même possible actuellement de répondre dans l'abstrait à la question de savoir si l'enfant à naître est une +personne+ au sens" de cet article, continue la Cour, qui a jugé par 14 voix contre 3 qu'il n'y avait pas violation de l'article 2.
Soulignant qu'"aucun consensus européen n'existe sur la définition scientifique et juridique des débuts de la vie" et qu'il n'y a pas sur ce point de position "arrêtée au sein de la majorité des Etats" signataires de la Convention, les juges ont ainsi estimé que "le point de départ du droit à la vie relève de la marge d'appréciation des Etats".
Jusqu'à présent, la Cour européenne n'avait examiné cette question du début de la vie qu'à travers les législations sur le droit à l'avortement. Selon cette jurisprudence, "l'enfant à naître n'est pas considéré comme une +personne+ directement bénéficiaire de l'article 2 et son droit à la vie, s'il existe, se trouve implicitement limité par les droits et les intérêts de la mère", selon la Cour.
D'autre part, concernant le cas de Mme Vo, les juges ont reconnu "l'atteinte mortelle involontaire de l'enfant à naître, contre la volonté de la mère et au prix d'une souffrance toute particulière de celle-ci". Mais ils ont estimé que la vie du foetus était "intimement lié à celle de la mère et (que) sa protection pouvait se faire à travers elle".
Reprenant un argument présenté par le gouvernement français lors de l'audience du 10 décembre dernier, la Cour a ainsi noté que la requérante avait la possibilité "d'engager une action en responsabilité contre l'administration" en raison de la faute du médecin hospitalier et d'obtenir "réparation" notamment par le versement de dommages et intérêts.
Cette action qui n'a pas été faite, Mme Vo ayant laissé passer le délai de quatre ans de prescription pour saisir le juge administratif, "pouvait passer pour un recours efficace à la disposition de la requérante", ont insisté les juges européens.
Publié par coroubai à 16:03:30 dans sur tout et rien | Commentaires (0) | Permaliens
Une Chinoise de 26 ans, détenue depuis trois mois pour possession d'un faux passeport, a finalement été libérée et renvoyée chez elle après que les autorités eurent réussi à trouver un interprète pour son procès, a rapporté mardi le journal gouvernemental Iran.
Selon le quotidien, l'étudiante chinoise qui voyageait en Iran comme touriste, a finalement été jugée après que l'ambassade de Chine à Téhéran a fourni un interprète au tribunal pour la juger. Elle avait été arrêtée en mars à son départ de Téhéran.
La Chinoise, dont l'identité n'a pas été révélée, ne parlait ni le persan, ni l'arabe, ni l'anglais, ni le français, ni le russe ni l'allemand, langues pour lesquelles la justice iranienne possède des interprètes.
Le quotidien affirme que lors du procès, dont la date n'a été précisée, elle a affirmé qu'elle ne savait pas que son passeport était un faux. Le juge l'a condamné à payer une amende de 2,5 millions de rials (310 dollars).
Incapable de payer l'amende, le juge a finalement accepté de la relâcher pour qu'elle puisse retourner en Chine.
Publié par coroubai à 16:01:39 dans sur tout et rien | Commentaires (0) | Permaliens
Sur l'île de Terschelling dans le nord des Pays-Bas, le XXème siècle, l'exode rural et les touristes n'ont pas eu raison de l'une des plus anciennes pratique des îliens qui redeviennent pilleurs d'épaves dès que se lève le vent du nord.
Sous une brise joyeuse qui fait danser des houppes vertes ou blondes au sommet de ses immenses dunes, Terschelling, "la perle des îles Wadden" semble paisible. Dans le port, à l'ombre du Brandaris, le plus vieux phare d'Europe, les anciens prennent le soleil, et les jeunes rêvent du continent.
Et pourtant... Il n'y a pas si longtemps, le pasteur de l'île priait Dieu en ces mots: "S'il faut que des bateaux coulent, jetez les épaves sur nos plages".
"On raconte qu'on donnait un petit coup de pouce à la tempête qui précipitait les navires sur l'île, qu'on croquait les doigts des naufragés pour prendre leurs bijoux. D'où notre surnom de bouffeurs de doigts", explique Hille van Dieren.
L'homme a l'oeil qui brille, et plus d'une histoire dans son sac. Il les illustre en désignant son invraisemblable collection d'objets ramassés sur les plages de sable fin: défenses d'animaux exotiques, prothèse de jambe, canards de baignoire, ducats et boutons en or de la Compagnie des Indes, sabres...
Pratiqué depuis le Moyen-Age, le pillage est toujours soumis à des règles qui n'ont jamais été modifiées: un tiers des bénéfices au "maître des trouvailles" (le maire), un tiers au propriétaire du bien échoué (s'il réclame son bien), et un tiers au pilleur.
Sous couvert d'anonymat, les îliens avouent que les deux premiers n'ont pas souvent vu leur part du butin.
Transformée en bistrot-musée, l'antique ferme paternelle de Hille, bâtie avec le bois de l'épave du Cyprian, un vaisseau norvégien passé par le fond, déborde de trésors. Ils sont parfois émouvants, comme ce sextant et ces jumelles. Hille a retrouvé la famille de leur propriétaire, Theodor Schulz, officier de 23 ans à bord de l'UB61, sous-marin de la Kriegsmarine, coulé en 1917. Mais inutile de remonter loin pour rencontrer la tragédie: des objets à peine attaqués par l'eau assortis de récits dans les journaux à l'encre encore fraîche en témoignent.
"La mer prend, la mer donne", dit un îlien, pilleur à ses heures. Pour ce qui est de prendre, les marins aux noms exotiques qui ont trouvé un dernier refuge au cimetière de la bourgade en savent quelque chose.
Le pillage des épaves, "c'était avant tout une question de survie, car on était pauvre", explique Hessel Wiegman, le barde de l'île. Il se souvient de la première fois qu'il a goûté du beurre, "en 56, après le naufrage de l'Equador, la mer en a rejeté une motte".
Chaque jour que Dieu fait, il parcourt les 30 km de plage en tout-terrain, à la recherche de phoques et de fous de Bassan englués de pétrole, ou empêtrés dans les déchets et les filets. Il sait que le ressac n'amène pas que des trésors. "La mer, c'est une responsabilité qui dépasse les frontières. On aura beau nettoyer ici, si de l'autre côté...". Il termine sa phrase par un geste vague.
Les animaux n'empêchent pas Hessel de rester attentif au plus beau des cadeaux que les vagues peuvent apporter aux îliens: le bois. "Pas de forêt ici; donc pas de poutres pour les maisons, ni de bois pour se chauffer". Bien-sûr, les temps ont changé. Le bois se trouve à profusion sur le continent, mais aujourd'hui encore certains le préfèrent patiné et délavé par le sel marin.
Deux artistes, Rick van Dongen et Piety de Jong ont choisi de s'établir sur l'île. Zout Hout (Bois Salé), leur entreprise, perpétue la tradition qui précipite les habitants sur les plages après chaque tempête ou bourrasque. La table basse qu'ils s'étaient fabriquée il y a quelques années avec une palette échouée est le premier meuble d'une ligne qui se vend à présent au delà des frontières néerlandaises.
Publié par coroubai à 15:53:51 dans sur tout et rien | Commentaires (0) | Permaliens
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