"Je suis à la fenêtre
Toi tu es dans la baignoire
Tes pieds dépassent, je peux les voir
Dans la glace de l'armoire
II y a ce disque idiot
Qui est rayé au milieu
Et, les tarots que je te tire
Sur ton châle en camaïeux
II y a l'odeur d'encens
Et les bougies ont fondu
Tout est si vague
Le fil des pensées s'est perdu
Je ne sais même plus si je pense
Je ne sais même plus si je pense."
Dashiell Hedayat : Long song for Zelda
Au dos de cet album mythique (produit par Bernard Lenoir en... 1971) il est inscrit :
"This record must be played as loud as possible, must be heard as stoned as possible and thank you everybody"
Publié par Hope- à 23:03:20 dans Ecrits... vains | Commentaires (0) | Permaliens
Tes pensées sont comme des flashes qui crépitent dans la nuit, incessants. Par moment ces pensées deviennent stroboscopiques, aux frontières de l'hallucination. Tu voudrais qu'on débranche cette machinerie infernale. Tu voudrais stopper cette lutte intestine. Tu viens ici, cracher tes mots dérisoires, espérant qu'ils calmeront le ver qui te ronge. Tu voudrais entendre une voix dans la nuit qui te parle et t'apaise, mais les murs ne renvoient que l'écho de ton propre silence. Tu ne dors pas. Encore un lendemain qui n'existera pas.
I'm up all night
Against my will
My medicine
Won't let me feel
Anything at all ...
...And babe You were the light
But now You are the dark
Joseph Arthur : You are the dark
Publié par Hope- à 00:06:16 dans Insomniaque | Commentaires (0) | Permaliens
| Tu veux du rouge. Pour la passion, pour la chaleur, pour ne plus avoir froid. Tu veux du rouge pour la lumière. Tu veux du rouge pour sentir le feu dans tes entrailles. Tu veux du rouge pour l'amour, pour le sexe. Tu veux du rouge comme un soleil embrasant le ciel. Tu veux du rouge dans ta nuit parce que le rouge va si bien avec le noir. "Fill the void in me now Making love to me girl Red light cruising the night Red light getting me home Pull the weight of me now Wrapped around me so good Red light cruising the night Red lights getting me home " Red House Painters : Void | ![]() |
![]() | Tu veux du bleu. Pour le calme, pour la sérénité. Tu veux du bleu pour apaiser tes nuits. Tu veux du bleu lisse et plein de reflets comme un lac d'altitude. Tu veux du bleu pour y plonger après l'amour. Tu veux du bleu parce que c'est sa couleur préférée. Tu veux du bleu comme une lumière dans la nuit. "Almost blue Flirting with this disaster became me It named me as the fool who only aimed to be Almost blue It's almost touching it will almost do There's a part of me that's always true...always Not all good things come to an end now it is only a chosen few I've seen such an unhappy couple Almost me Almost you Almost blue" Elvis Costello : Almost blue |
Publié par Hope- à 13:15:09 dans Ecrits... vains | Commentaires (0) | Permaliens
Give me your eyes That I might see...
...And we're here again And the sand And the sea grows
I close my eyes Move slowly
Through drowning waves Going away On a strange day...
...I remember a song
An impression of sound
Then everything is gone
Forever
A strange day
The Cure : A strange day
Publié par Hope- à 12:03:57 dans Ecrits... vains | Commentaires (1) | Permaliens
Parfois tu as vraiment l'impression d'être à coté de la plaque, maladroit, hors phase... un vrai désastre... en fait tu gâches tout. Pourquoi les choses ne sont-elles jamais simples avec toi ? C'est comme si tu n'avais plus de spontanéité.
Jamais dans le ton, jamais les mots justes, tu brides tes sentiments quand il faut les exalter, tu t'enflammes quand il faut de la sérénité... Tu fais deux pas en arrière quand il faut en faire un en avant, tu ne fais que reculer, tu n'avances pas... Et merde...
"Se reporter sans cesse à un monde où rien encore ne s'abaissait à surgir, où l'on pressentait la conscience sans la désirer, où, vautré dans le virtuel, on jouissait de la plénitude nulle d'un moi antérieur au moi...
N'être pas né, rien que d'y songer, quelle liberté, quel bonheur, quel espace !"
"Si tu es voué à te ronger, rien ne pourra t'en empêcher : une vétille t'y poussera à l'égal d'un grand chagrin. Résigne toi à te morfondre en toute occasion : ainsi le veut ton lot"
Cioran : De l'inconvénient d'être né
Publié par Hope- à 11:34:30 dans Ecrits... vains | Commentaires (2) | Permaliens

Sexe : M
Age : 46
Profession : Aucun interet
Situation : Pissing in the wind
Tout à coup, comme cela, sans prévenir, un prénom resurgit à ta mémoire et te hante à nouveau.
Son prénom. Le sien. Un joli prénom qu'elle porte merveilleusement bien.
Alors tu l'as cherchée partout là où elle avait l'habitude de passer son temps libre, là où vous vous êtes connus, là où vous vous détendiez ensemble.
Tu sais qu'elle est ici, quelque part, à quelques encablures de toi. Tu ne sais même pas pourquoi tu fais cela.
Tes écrits seront vains...
Espoir.
Parce que vivre sans espoir c'est cesser de vivre.
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