En vadrouille sur le plateau Laonnois.
Quand on parle de moi, on se demande toujours : Ileou ?
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Le Matin avec amour,
La Journée sans toi,
La Nuit dans mes bras,
Jusqu'au prochain jour.
Petite fleur de l'aube,
Ses pétales diaphanes,
De la main le contact,
Courbent délicatement
Leurs formes chaudes.
D'un geste exact,
Ils soupirent et se plient.
Un souffle frissonne,
La peau tressaille,
Le soleil éblouit,
Le matin résonne,
Dans la lumière de paille,
La fin de la nuit...
Publié par Ileou à 19:46:32 dans Balades des gens heureux | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Ileou à 19:25:28 dans Vu sur la toile | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par Ileou à 19:55:08 dans No Comment | Commentaires (0) | Permaliens
Au carrefour du loisir et de l'utilité se situe le bricolage. Qui dit
loisir ne dit pas forcément détente : la preuve du contraire saute aux
yeux sur les routes, tous les dimanches. Mais le bricolage entraîne
indiscutablement une détente et il est intéressant de déterminer pour
quelles raisons.
Chez les intellectuels, parce qu'il prend figure de travail manuel et contraste ainsi avec leurs occupations habituel-les.
Chez les manuels, parce que l'ouvrier, qui ne fabrique bien souvent
qu'une seule partie d'un tout, trouve dans le bri-colage l'occasion de
faire un ensemble, et surtout parce qu'il travaille sans patron.
A ces constatations d'ordre sociologique s'ajoute une notion psycho-physiologique.
De même que le rêve, pendant lequel les circuits électriques du cerveau
promènent des électrons en liberté un peu partout, est l'essentiel du
repos dans le sommeil, le bricolage nous procure le repos à l'état de
veille en faisant fonc-tionner en nous toute une série de circuits
cérébraux que nous utilisons très peu et en permettant ainsi au cerveau
de se dépolariser, de s'équilibrer.
Je voudrais que les psychologues élucident la question de savoir s'il
n'y a pas beaucoup plus de équilibrés chez ceux qui bricolent que chez
les autres. Je parierais que oui, pour ma part.
Vous vous souvenez qu'un humoriste se demandait si c'était le cerveau
qui avait obligé la main à se développer ou bien l'inverse. Eh bien, si
l'on affirme aujourd'hui que la main a contraint le cerveau à se
développer, les effets du bricolage n'y sont peut-être pas étrangers.
Le bricolage nous oblige à nous battre avec le réel et nous enseigne
ainsi une sorte de modestie, car on s'aperçoit, en bricolant, qu'il est
beaucoup plus difficile qu'on le croit de réaliser quelque chose avec
ses mains. Cette constatation vient tempérer les idées orgueilleuses
des adolescents qui n'ont fait qu'étudier dans les livres.
Beaucoup plus de gens seraient aptes à comprendre le réel s'ils étaient déniaisés par ces travaux.
Dans les tests qu'elles font passer pour leurs embauchages, de grandes
sociétés questionnent les candidats sur ce qu'on appelle les 35 hobbies
et elles prétendent qu'elles en déduisent bien des indices intéressants
sur la personnalité de l'individu. A cet égard, le bricolage est
considéré comme l'un des tests les plus instructifs.
Le bricolage est tonique parce qu'il reçoit dans la vie familiale la
sanction de compliments dont l'être humain a tout autant besoin que le
cheval de tapes sur l'encolure. Sans eux il se débilite.
Entre une femme qui peine, dans sa cuisine, à fricoter un civet pour
son mari et celle qui se borne à ouvrir pour lui les meilleures boîtes
de conserve, on peut désigner sans peine celle qui détient les
meilleures chances de s'attirer des compliments.
La maîtresse de maison en a d'autant plus besoin qu'ils contribuent à
rétablir un équilibre compromis par les appareils ménagers. Une
enquête faite en Grande-Bretagne a montré que plus une femme avait à sa
disposition d'auxiliaires mécaniques, électriques, etc., plus elle
devait prendre de pilules pour dormir.
Pour l'homme, le bricolage est une mine inépuisable de compliments car
il lui permet de faire chez lui quantité de petits travaux pour
lesquels sa femme ne trouve plus aucune main-d'œuvre ailleurs.
Le bricolage est une distraction active, et j'insisterai sur ce point, voici pourquoi.
Dans la civilisation de l'abondance et de la réduction du travail
physique - où l'Amérique s'est installée et où les autres pays
cherchent à s'introduire - les adolescents sont environnés par un monde
dans lequel l'effort est devenu beau-coup moins apparent qu'autrefois.
Il était, pour ainsi dire, la langue maternelle de toutes les
générations qui ont précédé la leur, et cette langue, ils ne
l'apprennent évidemment plus quand ils voient une machine à laver le
linge à la place de leur mère.
Les distractions mêmes de la jeunesse sont, pour une grande part,
devenues passives : naguère, par exemple, si un enfant voulait se
familiariser avec la musique, le meilleur moyen d'y parvenir était
d'apprendre à jouer lui-même d'un instrument, c'est-à-dire de faire
quelque chose d'actif, tandis qu'à présent il lui suffit de demander à
son père d'acheter un électrophone et les disques qu'il souhaite
entendre.
Le bricolage est, à cet égard, pour la jeunesse un excellent antidote contre les méfaits de l'inactivité.
Louis ARMAND, " Bienfaits du bricolage ", Simples propos, 1968.
Publié par Ileou à 16:48:22 dans Vu sur la toile | Commentaires (1) | Permaliens
Ca me rappelle deux trucs poilus et rayés le matin...
Publié par Ileou à 20:47:26 dans Balades des gens heureux | Commentaires (0) | Permaliens
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