En vadrouille sur le plateau Laonnois.
Quand on parle de moi, on se demande toujours : Ileou ?
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Des fois, ca me manque...
"Comme de visages, la ville de Bordeaux jouit de noms divers. Elle s'est construite dans leur multiplicité. De Burdigala, Bourdeu, Bourdeaux, Bordeaulx au nom actuel, tous portent les marques des métamorphoses du passé. Son âme, elle, fut préservée en une métempsycose. Elle est celle de son fleuve, son port d'origine gallo-romaine.
Autant d'appellations qui renferment une histoire de 2000 ans, à écouter, à observer dans les murmures des mascarons, les tressaillements des pierres. Elles soufflent l'air d'anciens vestiges à l'accent romain de la Burdigala d'Ausonne, aux venelles pavées et sombres d'époque médiévale. Là se joue la pièce de mon Bordeaux. Celle où mon esprit grandit, que j'aime et à ma vie manque ! Au gré d'une ballade à travers rues et quartiers il revient, à mes oreilles, le bruit du métal rougi, frappé sur l'enclume des ferronniers.
Les échos
des voix du peuple grouillant d'artisans résonnent encore sur les murs
refroidis d'anciennes échoppes, que mon oeil d'un coup, embrasse pour remonter l'histoire
des rues du " vieux Bordeaux ". Des Bahutiers à la Fusterie,
du Chai des farines aux Argentiers, sans oublier la Rousselle toujours laborieuse.
Et le marteau cogne, le bois craque et travaille derrière les portes
cochères d'où s'échappent en une fièvre travailleuse,
fumées et poussières noires. Chatouillant mes narines, ce temps
y dépose son odeur lointaine. En un ballet, la foule d'artisans continue
sa danse aux abords du fleuve. Ils sourient à la porte Cailhau, à Aliénor d'Aquitaine,
qui tournée vers le fleuve, assure sa pieuse et royale défense.
Dans ce tohu-bohu, silhouettes et membres agités dessinent de larges
ombres qui s'étirent en arc en ciel sur les berges encombrées.
Les passants endimanchés et curieux en tout genre observent le spectacle
d'ouvriers à la gouaille " bordeluche ". Ils déchargent
de leurs mains aguerries, vivres et marchandises, sur des quais boueux parsemés
de pinasses effilées pour un corps à corps avec l'estuaire. D'une manoeuvre habile, toute la richesse marchande prend l'étroit
chemin d'échoppes aux fenêtres à meneaux, ouvertes sur le
négoce, en des convois branlants. Avec hissée, au mât de
leur charreton en bons hommes de " Bourdeu ", la reconnaissance du
port nourricier.
Stéphanie Bourdy, Bordeaux, 18 mai 2003.
Je rajoute le lien vers son site web, avec d'autres textes ... ;)
Publié par Ileou à 10:38:25 dans Voyages | Commentaires (2) | Permaliens
21-04-2007 11:14
De Ileou
Sujet:
Hello Url: [Liens]
17-04-2007 13:29
De BOURDY Sujet:
qui es tu ?