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Chansons Drogue | 31 juillet 2008

Une petite selection de chansons

 Françaises:


Découvrez Svinkels!

Internationales:


Découvrez Weezer!

Publié par jlparticule à 22:05:17 dans Drogues | Commentaires (0) |

Rohypnol | 28 juillet 2004

LE  ROHYPNOL

Propriétés : Dépresseur - Benzodiazépine - 

Autres noms: Drogue du viol, Roche,  Roofies,  Roples,  Ruffles,  Rophies

 

Le  flunitrazepam  commercialisé  sous le nom de ROHYPNOL,  est un benzodiazépine dix fois plus puissant que  le Valium® dont il est de la même famille.  Illégal en Amérique du Nord, il est utilisé dans 64 pays du monde pour le traitement de l'insomnie et de l'anxiété.

C'est un comprimé  de couleur blanche, semblable à une aspirine.  Cette drogue est peu dispendieuse (2 à 6 $ la pilule) et facilement accessible sur le marché noir.  Sa réputation de "drogue du viol" en a fait un sédatif rapidement populaire à cause des périodes  d'amnésie totale qu'il provoque lorsque consommé avec  de l'alcool. 

 

Modes de consommation

Le Rohypnol  peut être avalé, mâché, dissous sous la langue ou dans un liquide, écrasé, reniflé, injecté et fumé. Il est sans goût, sans odeur, sans couleur et, de ce fait, peut être mélangé  à tout breuvage. Il est absorbé par le système gastro-intestinal et rapidement redistribué dans les tissus humains. Il est difficile à détecter car, une fois ingéré, il se retrouve rapidement dans les urines et très peu dans le sang.

 

Effets à court terme

Consommé avec de l'alcool ou de la marijuana, il en augmente et prolonge, par un effet de synergie, l'action. À cet égard, c'est un produit dangereux. Ses effets se font sentir dans les 20 à 30 minutes après l'ingestion et jusqu'à huit (8) heures, son effet optimal survenant entre un et deux heures plus tard. Ce produit diminue fortement l'inhibition du consommateur. Dépendamment de la dose absorbée, celui-ci aura des pertes de jugement et de mémoire, une démarche chancelante, sera amnésique et pourra même, à forte dose, perdre conscience. Par ailleurs, il aura des nausées et de la difficulté à parler clairement. Plusieurs jours plus tard, il peut se sentir désorienté et être pris d'étourdissements tout en ayant de la  difficulté à se souvenir des détails de l'agression, si agression il y a eu.

 

Dépendance

Un usage régulier de Rohypnol crée une dépendance psychologique et  physique.  Parmi les symptômes de sevrage, notons les maux de tête, la douleur musculaire,  l'anxiété, la confusion et l'irritabilité.  L'engourdissement,  la perte d'identité, les hallucinations,  les convulsions et l'effondrement cardiovasculaire peuvent également se produire.  Les symptômes de sevrage  peuvent se produire une semaine ou davantage après l'arrêt de consommation.  Comme avec d'autres benzodiazépines, le sevrage  de flunitrazepam doit se faire progressivement en diminuant les doses. 

 

Test de dépistage

Le flunitrazepam est difficile à détecter car, une fois ingéré, il se retrouve rapidement dans les urines et très peu dans le sang. Toutes traces chimiques sont disparues  du corps 24 heures après avoir été consommé. 

Le seul test actuellement disponible n'est pas reconnu pour sa sensibilité à la transformation du produit  dans l'organisme (métabolite du produit) et, de ce fait, ne donne pas une indication précise de la présence de la drogue.  

 

Surdosage

Une forte excitation, du délire, des problèmes de coordination, de  la stupeur et une dépression respiratoire sont parmi les manifestations retrouvées suite à une surdose de rohypnol.

 

Publié par jlparticule à 16:13:58 dans Drogues | Commentaires (2) |

Livres a lire sur la drogue | 28 juillet 2004

Voilà quelques bon livres sur la drogue:

Nouvelles sous ecstasy (F. Beigbeder) 

L'herbe bleu (Témoignage)

Substance Mort (Philip K. Dick)

Mort aux Ramones (Dee Dee Ramone)

Publié par jlparticule à 15:43:59 dans Drogues | Commentaires (32) |

MDMA ou Ecstasy | 02 juillet 2004

                                         ECSTASY

Qu'est-ce donc ?

L'ecstasy est une drogue prohibée qui se présente sous forme d'un cachet de couleur et de taille variables (souvent orné d'un motif) ou d'une gélule.
"Normalement" le produit actif de l'ecstasy est la MDMA (Méthyldioxy-métamphétamine), molécule de synthèse appartenant à la famille des phényléthylamines (famille dont font aussi partie les amphétamines).
Selon des récentes analyses effectuées en France, on peut trouver dans un cachet vendu sous le nom d'ecstasy :

- Les sœurs de la MDMA : MDA, MDEA, MBDB... Leurs effets psychotropes en sont proches (empathogènes et entactogènes) mais la MDA, par exemple, provoque plus facilement de pénibles tensions musculaires, généralement au visage et plus particulièrement aux mâchoires.
- Les demi-sœurs proches de la mescaline et plutôt hallucinogènes : 2CB, DOM, DOB... Ces produits (La MDMA, ses sœurs et demi-sœurs) sont appelées les designer drugs. Ils libèrent la sérotonine dans le cerveau (effets empathogènes).
- Les cousines : Les amphétamines ou speed, qui sont des stimulants sans effets empathogènes. Le speed présente d'autres styles de risques. Les amphétamines sont des stimulants et agissent en libérant la dopamine dans le cerveau.
- Pire encore, il est très souvent coupé avec tout un tas de produits plus ou moins dangereux : Caféine, morphine, sédatifs (tranquillisants, opiacées), hormones, atropine...
- Pour finir, on peut te vendre des médicaments qui présentent leur propre danger : tranquillisants, stimulants cardiaques, antipaludéens, anti-parkinsoniens, corticoïdes...


Les effets, c'est quoi ?

A peu près ½ heure après l'absorption commence la weird period (période bizarre ), qui ne dure que quelques minutes (impression de flottement, parfois légère inquiétude).
Puis, de ½ heure à 1 heure ½ après avoir gobé, s'installe un sentiment d'euphorie, de bien-être, d'amour universel, une profonde envie de partager. Communiquer te semble plus facile. Ce sont les effets empathogènes (qui suscitent l'empathie).
Tes sens sont exacerbés, en particulier le toucher qui devient presque magique (effets entactogènes). Une sensation ordinaire peut devenir exceptionnelle.

Contrairement au LSD, la MDMA ne procure pas d'hallucinations visuelles. La MDMA a la réputation d'intensifier l'activité sexuelle (pilule de l'amour). En fait, elle exacerbe grandement la sensualité mais peut empêcher l'érection chez l'homme, ainsi que l'orgasme masculin et féminin.

La durée des effets est variable (de 6 à 8 heures) et dépend de l'engouement et du contexte.

S'amorce ensuite la fin de l'ivresse (la descente) qu'il est nécessaire d'organiser, l'important étant sans doute de ne pas rester seul et d'avoir au minimum 24 heures de repos devant soi sans activités qui prennent la tête. A l'inverse, si le contexte ou l'environnement ne sont pas favorables et rassurants, c'est une période où peut apparaître, voire s'installer, un moment dépressif.


Mais les effets, c'est aussi...

La consommation de MDMA peut dans de rares cas, provoquer des complications médicales graves. Il ne s'agit pas de foutre la parano, mais simplement d'informer et d'indiquer des moyens de limiter ces risques.

L'une des principales causes d'accidents est liée à l'augmentation de la température du corps et à la déshydratation, et d'autant plus que la température ambiante est élevée, que l'effort physique est important, que les pertes d'eau sont mal compensées. Tout cela peut entraîner des convulsions, une hyperthermie maligne dont les conséquences sont plus ou moins graves, parfois mortelle.
Il faut donc boire de l'eau régulièrement (ne pas boire de grande quantité d'un coup : ½ litre par ½ heure), porter des vêtements amples, faire des pauses et s'aérer pour prévenir la déshydratation. Tu limiteras du même coup la toxicité au niveau des reins.

En cas de déshydratation ou de fièvre, il est vivement conseillé de boire de l'eau salée.

L'autre principal risque d'accident posé par la prise de MDMA étant les troubles du rythme cardiaque, il est certain que quelqu'un qui a déjà un problème cardiaque ou d'hypertension ne doit pas gober !

Même si les données scientifiques ne sont pas certaines, il semble exister un risque neurotoxique (dégradation de certaines extrémités de certains neurones du cerveau) dont on ne connaît pas encore les conséquences réelles à long terme. Par contre, il semble probable que ce danger augmente avec la dose, la fréquence rapprochée des prises et les mélanges (surtout le mélange ecstasy + speed, car la libération simultanée le la dopamine et de la sérotonine accroît la neurotoxicité).

Il existe aussi une toxicité de la MDMA au niveau du foie. Des cas d'hépatites fulminantes dues à l'ecstasy ont été rencontrées. Alors attention aux foies déjà malades (hépatites en particulier).

Un autre risque auquel on s'expose avec les produits psychédéliques comme l'ecstasy est le bad trip (mauvais délire). Il peut être lié au contexte et à la prédisposition du consommateur, à la qualité ou au dosage des produits. Ces substances se comportent en fait comme un amplificateur d'un état déjà existant.
Attention, car il est possible de rester bloqué suite à un bad trip (c'est à dire développer une maladie psychiatrique chronique...). C'est pourquoi, avant d'utiliser un produit psychédélique comme l'ecstasy, il faut être attentif au lieu et aux personnes présentes et ne pas acheter n'importe quoi à n'importe qui.
Des cas de psychose, de crise de panique et de dépression ont été décrits, alors si tu te sens "limite" ou si tu as déjà eu des problèmes du genre, fais la teuf sans gober !!

Saches que la consommation rapprochée et répétée d'ecstasy (par exemple une fois par semaine pendant trois mois) peut entraîner une période de dépression sévère. La plupart du temps ce n'est que passager. Par contre dans certains cas c'est le début d'une grosse galère : dépression chronique, psychose...

Enfin n'oublie pas que la MDMA est proche des amphétamines : Elle fait oublier la faim et la fatigue. La consommation abusive peut aboutir à un véritable état d'épuisement et d'amaigrissement.

Si quelqu'un a un malaise, il faut demander des secours immédiatement (( SAMU 15, Pompiers 18), le placer en position latérale de sécurité, s'assurer qu'il n'avale pas sa langue et veiller à ce qu'il ait de l'air frais.

Plus tu gobes et moins les effets sont positifs. En gobant de plus en plus d'X, on peut retrouver certains effets mais la magie du départ, tu es le seul à pouvoir la développer. Il suffit de le savoir, d'y réfléchir et d'espacer la consommation.


La possession, l'usage, la production, le transport, l'achat, la vente et la cession à titre gratuit de stupéfiant sont prohibés par le Code de la Santé Publique et le Code Pénal.

13 précautions d'usage pour limiter les risques

1. La MDMA est médicalement contre-indiquée dans les cas de troubles du rythme cardiaque, d'épilepsie, de problèmes psychiatriques, d'insuffisance rénale ou hépatique, d'asthme, de diabète, d'asthénie et également aux femmes enceintes ou allaitant leur enfant. En cas de traitement, attention aux interactions médicamenteuses.

2. Fais attention à ce que tu achètes et à qui tu l'achètes.

3. Si tu as décidé de gober, fais-le avec des gens de confiance, dans un contexte rassurant.

4. Ne mélange pas la MDMA avec d'autres substances, en particulier l'alcool.

5. L'usage d'ecstasy entraînant une grande fatigue, ainsi qu'un éventuel état dépressif momentané, il est conseillé de se reposer les jours suivants. Attends plusieurs semaines si tu as décidé de renouveler l'expérience.

6. Evite de gober plusieurs ecsta dans une même soirée (hyperthermie, problèmes cardio-vasculaires...). Moins on en prend, plus on apprécie les effets. La première fois, prends en un quart ou une moitié.

7. Absorbe l'ecstasy par voie orale uniquement.

8. Porte des vêtements amples (pas de bonnet).

9. Bois de l'eau régulièrement mais ne bois pas de grandes quantités d'un coup.

10. Evite d'avoir l'estomac plein (nausées, digestion difficile) mais prends un repas énergétique quelques heures avant (il te faut des forces...).

11. Lors de la descente, mange des produits vitaminés et sucrés (fruits, bonbons...).

12. Evite de prendre le volant (reste en vie, on t'aime!) et d'entreprendre une activité à responsabilité...

13. Prends garde à la déshinibition : mets une capote !

                   ex

Voilà je n'ai pas grand chose a rajouter, c'est une drogue que je vous conseille d'éviter, sur le coup ça donne l'impression de vivre plus fort, n'importe quel fille deviens la femme de votre vie, avec une trop forte dose vous pouvez même être amoureux d'un objet (ours en peluche, string que vous avez gardé en souvenir d'une ex) et a la longue vous pouvez finir totalement dépendant, pas dans le même sens qu'avec une drogue comme l'héro, mais plus un sentiment de dépression et un dégoût de la vie réel (quand vous n'étais pas sous X), les doses augmentent, et l'effet dure de moins en moins longtemps, j'en connais plus d'un qui en sont arrivé au suicide ou a l'HP.  

A lire sur le sujet:  Nouvelles sous ecstasy  de Frédéric Beigbeder.

"La première gorgée d'ecstasy"
de Frederic Beigbeder
extrait de Nouvelles sous ecstasy (Folio)

    C'est un comprimé verdâtre et rond. Il a coûté cent cinquante francs. Le packaging est très haut de gamme : un minuscule sachet en plastique d'un centimètre carré. Comme ça, le cachet fond dans la bouche, pas dans la main. Avant de l'avaler avec une gorgée de Coca, j'ai hésité un dernier instant : impossible de savoir ce qu'il y a là-dedans. Il faut faire confiance à des types qui ont trafiqué cette pilule dans des laboratoires clandestins, au fond d'une cave mal éclairée. Si ça se trouve, ils ont tripoté ce truc avec des mains dégueulasses. Trop tard. Maintenant il ne reste plus qu'à attendre, et à ésperer que ces inconnus connaissent leur boulot. L'ecstasy, c'est encore pire que le saut à l'élastique. Chaque ecstasy est un plongeon dans le vide sans respect des normes de sécurité.
    J'ai suivi les conseils du dealer : ne pas boire d'alcool (le mélange étant dangereux) et ne pas diner (un estomac plein diminue les effets de la drogue). Me voilà donc comme un imbécile, à poireauter sans pouvoir picoler ni casser la croûte. Ce doit être ça, un apprenti drogué : un mec qui ne boit pas, ne bouffe rien, et qui regarde sa montre toutes les cinq minutes. Au bout d'une demi-heure d'attente, je regrette d'être le pigeon qui a dit "moi" quand on a demandé qui voulait tester l'ecstasy. Je trouvais l'idée rigolote, et puis ça me plaisait de me prendre pour Lester Bangs ou Hunter Thompson, le genre "gonzo-journaliste kamikaze prêt à toutes les expériences pour une pige de plus".
    Toutes les drogues ont eu droit à leur littérature : l'opium grâce à Cocteau et Thomas De Quincey, la mescaline avec Henri Michaux et Aldous Huxley, l'héro chez Burroughs et Yves Salgues, le peyotl par l'entremise de Castenada, le LSD grâce à Timothy Leary et Tom Wolfe, le haschich dans tout Baudelaire, la coke avec Bret Easton Ellis et Jay McInerney, le bourbon dans les oeuvres complètes de Charles Bukowski. Au tour de l'ecsta de faire son entrée dans l'Histoire des Lettres. Ceci est une OPA sur le MDMA.
    Une autre demi-heure s'écoule. Toujours rien. Soudain une vague de chaleur me monte au cerveau. On dirait une décharge électrique, mais toute de douceur et de tendresse. Je ne peux plus m'arrêter de sourire. Toutes mes extrémités accueillent cette onde de chaleur avec bonheur. Mes pieds et mes mains sont plus légers que l'air. Je suis parfaitement conscient de ce qui m'arrive, et contrôle entièrement cette nouvelle énergie interne. Je trouve ça plutôt amusant. Je me lève. La montée continue : j'entends dans mes oreilles un bourdonnement de bien-être. La vie me paraît tout d'un coup extrêmement simple : on naît, on rencontre des gens passionnants, on les aime, on discute avec eux, parfois on couche ensemble. La mort n'existe pas; c'est une chouette nouvelle. J'ai terriblement envie de parler. Je vais voir tous les gens pour leur dire à quel point je les trouve sympas. Même mes ennemis ont toutes les qualités. D'ailleurs, des ennemis, c'est bien simple : je n'en ai pas. Je complimente tout le monde. C'est un peu embêtant : si Adolf Hitler était dans cette boîte de nuit ce soir, j'irais l'embrasser en lui disant qu'il a dû beaucoup souffrir pour faire tout ce qu'il a fait. Il est temps que je sorte prendre l'air.
    Dehors il pleur et chaque goutte caresse mon visage avec bienveillance. Je ne me suis jamais senti aussi à l'aise. Je n'ai plus de problèmes dans l'existence. Le monde est plein d'amis intéressants et d'aventures folles qu'il me reste à découvrir dans les heures qui viennent. Je fonce dans un autre club. Je suis complètement désinhibé, jamais je n'ai été moins timide. Certaines filles me regardent un peu bizarrement quand je les demande en mariage alors que j'ai une alliance au doigt. Je fais corps avec la musique. J'ai très chaud, des bouffées de transpiration me submergent et me donnent une envie irrépressible de danser. Je compose des airs de house incroyables dans ma tête. Je suis Wolfgang Amade-House !
    Les danseuses s'agitent autour de moi, je leur souris, nous communions. Mes gestes sont parfaits, le rythme dessine des arabesques avec mes bras traversés de lasers holographiques tridimensionnels. Je sais que je suis complètement défoncé mais cela ne m'empêche pas de caresser des joues, des cous, des bouches pleines de compréhension.
    Lorsque je regarde ma montre, il s'est écoulé deux heures et demie en cinq minutes. C'est alors que les ennuis commencent. Je m'aperçois que j'ai horriblement soif. Ma gorge s'est desséchée. Un copain me sert quatre grands verres d'eau que j'avale cul sec. J'ai les dents serrées, les mains très moites, les oreilles qui sifflent. Une des filles à qui j'ai déclaré ma flamme il y a trente minutes vient se coller à moi. Je me sens opressé : il faut absolument que je sorte de cet endroit étouffant. Comment ai-je fait pour tenir aussi longtemps sans respirer ? Je m'enfuis. L'oxygène de la rue me calme un instant, mais très vite je commence à PENSER. C'est à partir de là que les choses se gâtent vraiment. Tous mes problèmes, disparus depuis trois heures, me reviennent en tête à toute berzingue : soucis d'argent, conspirations diverses, difficultés conjugales, impossibilité de l'amour, certitude de la mort. Ma vie n'est qu'une merde et j'ai un noeud atroce dans le ventre. Je rentre chez moi en espérant m'endormir mais c'est peine perdue : je n'ai absolument pas sommeil. La seule solution constructive serait un suicide rapide par défenestration. Il ne me reste plus qu'à attendre le lever du jour en claquant des dents et en maudissant cette saloperie de drogue mensongère. En plus il n'y a rien à la télé à cette heure-là : je contemple des chasseurs qui tirent sur des bestioles. Ma principale distraction consiste à répéter deux mille fois "un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien / un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien / un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien". Le plafond me méprise. Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour entrer dans le Lagarde et Michard. J'ai passé ma soirée à faire des confidences très personnelles à des inconnus et des déclarations d'amour à des thons.
    L'ecstasy fait payer très cher ses quelques minutes de joie chimique. Il donne accès à un monde meilleur, une société où tout le monde se tiendrait par la main, où l'on ne serait plus seul ; il fait rêver d'une ère nouvelle, débarassée de la logique aristotélicienne, de la géométrie euclidienne, de la méthode cartésienne et de l'économue friedmanienne. Il vous laisse entrevoir tout ça, et puis, tout d'un coup, sans prévenir, vous claque la porte au nez.
 

Publié par jlparticule à 14:41:08 dans Drogues | Commentaires (9) |

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