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Il y a tout juste 19 ans, à l'âge de 19 ans, j'ai vu mon tout premier concert. C'était celui de Madonna à Bercy pour son 'Blonde Ambition Tour', la veille des résultats du bac le 3 juillet 1990 (et oui, on se fait plus tout jeune
). Jeudi soir, j'étais à nouveau au rendez-vous pour son unique date à Bercy à l'occasion de son 'Sticky & Sweet Tour' et elle ne m'a pas déçu, loin de là même ! J'ai adoré le concert de bout en bout. Il faut dire qu'elle y met le paquet. Pourtant, le show est plutôt sobre en accessoires : seule la grosse voiture blanche vintage au début du concert fait exception. La force du spectacle réside dans la présence d'écrans géants derrière la scène mais aussi un autre de forme circulaire qui monte et qui descend au dessus de l'avant-scène ronde. Ils diffusent des films de grande qualité qui posent l'atmosphère, voire l'histoire de chaque chanson. Madonna, elle, est pro jusqu'au bout des ongles bien-sûr. Elle a 50 ans mais danse, court partout et fait même de la corde à sauter comme si elle en avait 20 de moins. Pour la voix, elle est probablement aidée à certains moments par une bande son, mais on entend bien qu'elle chante sans play-back la plupart du temps, tout en dansant. Egale à elle-même, provocante, elle chauffe la salle avec des "On va tout niquer ce soir" ou des "Vive la France".
1h45 de show total où s'enchaînent les chansons, anciennes et nouvelles, sur des tableaux différents, souvent séparés par des interludes filmés quand la star part se changer. Le début est très urbain avec notamment 'The beat goes on' (très bling bling), 'Human nature' (mettant en scène Britney sur écran) et 'Vogue' (version 2009 sur des samples de '4 minutes'). Puis c'est très coloré et eighties ('Holidays' et 'Into the groove' oblige). On a aussi droit à 'Dress you up' avec Madonna jouant de la guitare électrique, 'She's not me' où elle se moque de ses looks passés et 'Music' avec une chorégraphie très hip hop. Puis, une ambiance espagnole et tsigane se met en place ('La Isla Bonita' version tsigane très enlevée, c'est juste mortel !) avec aussi des moments plus intimistes et posés sur 'Miles away', 'The devil wouldn't recognize you' et 'You must love me' (B.O d'Evita). Sur cette dernière, elle nous démontre ses qualités vocales. Ces passages sont très agréables car ils semblent empreints d'une certaine spontanéité et légèreté dans un spectacle millimétré... Après un interlude politiquement engagé où apparaissent d'importantes personnalités de notre planète, dont le bon Obama et le méchant Ahmadinejad, commence alors la dernière partie où le paquet est mis pour nous faire danser : '4 minutes' avec des écrans mobiles qui nous restitue de façon inventive la présence de Justin Timberlake, 'Like a prayer' (voir vidéo ci-jointe) belle surprise pour laquelle mon corps s'est délié, 'Frozen', 'Ray of light' et le final, en forme de bonheur total sur 'Give it 2 me', ambiance boîte de nuit avec lasers. Voilà, c'était juste énorme
. Juste une déception pour moi : l'absence du méga-tube 'Hung up'. Par contre, très sympa l'hommage à Michael Jackson au milieu du show (voir vidéo). ++++
Publié par marcozeblog à 18:18:46 dans Concerts | Commentaires (0) | Permaliens
A mon avis, ce troisième volet de 'L'âge de glace' est probablement le meilleur, en tout cas celui qui m'a le plus enthousiasmé en salle. J'ai trouvé ça assez énorme, je dois même dire. Les trois amis sont toujours ensemble. Manny le mammouth va devenir papa, Diego le tigre veut partir vivre sa vie et Sid le paresseux fait à nouveau des siennes en adoptant de force trois bébés dinosaures. S'ensuit de rocambolesques aventures dans un monde souterrain où les dinosaures, normalement d'un autre temps, subsistent. Que dire de plus sur un film qui cartonne déjà et qui va faire presque l'unanimité des spectateurs ? C'est bourré d'humour et d'énergie. La présence de Scratina, le pendant féminin de Scrat, poursuiveur impénitent de gland, donne un peu de sang neuf au fil rouge cultissime de 'L'âge de glace'. Les oppossums, petits frères jumeaux savoureux, sont un peu en retrait dans l'humour par rapport à l'épisode 2. Dommage. Cependant, la dynamique comique du film n'est pas en reste, notamment avec la présence de Buck, la fouine chasseuse de dinosaures. Non vraiment, allez voir et revoir ce film d'animation sans complexe quel que soit votre âge. ++++
Publié par marcozeblog à 10:35:45 dans Films | Commentaires (0) | Permaliens
Je viens de finir de lire en anglais la biographie du capitaine James Cook par Richard Hough, écrivain et historien britannique. La lecture était difficile, plus que celles d'autres livres que j'ai pu lire en anglais, mais j'ai tenu le coup car la vie de l'explorateur anglais Cook était très intéressante à découvrir. Je n'ai d'ailleurs pas trouvé trace d'édition française.
James Cook (1728-1779) commença sa carrière dans la marine marchande en mers du Nord et Baltique, pour ensuite s'engager dans la Royal Navy au moment de la guerre de sept ans. Il traversa donc l'Atlantique et aida notamment à la prise de Québec aux Français en cartographiant le fleuve Saint-Laurent. Mais ce sont ses trois périples dans l'océan Pacifique qui vont laisser son nom dans l'histoire. Ceux-ci furent autant des expéditions scientifiques (astronomie, études de la faune et la flore, cartographie) que des voyages dont le but était d'étendre au maximum l'empire britannique de l'autre côté de l'hémisphère jusqu'à l'hypothétique "Terra Australis", continent austral dont beaucoup de savants croyaient en l'existence (il passa très près, sans le voir, du continent antarctique). En une dizaine d'année, il réalisa des cartes précises des nombreux territoires visités. Il découvrit la côte est de l'Australie et de nombreuses îles dont la Nouvelle Calédonie et les îles Cook, Sandwich et Hawaï. Il visita également largement les côtes de la Nouvelle Zélande et les îles de Polynésie (Hawaï, île de Pâques ...). Il traversa les deux cercles polaires et tenta une traversée du détroit de Béring (Alaska) pris dans les glaces. Son épopée s'arrêta en 1779 lorsqu'il fut tué par les hawaïens.
Au fil des pages, l'auteur nous dépeint factuellement mais agréablement ces voyages, en citant régulièrement des passages du journal de bord des navires. Cook m'apparaît comme un grand explorateur doué pour la navigation et la cartographie, lucide et judicieux dans ses décisions, meneur d'hommes, soucieux du bien-être des siens (il leur évita le scorbut par l'apport de la vitamine C dans leur alimentation) et du respect des populations locales. Vers la fin, son comportement exemplaire souffrira un peu de son échec de passer en Arctique et de problèmes de santé. Ce livre m'a permis de voyager dans le temps et dans l'espace sur les traces de l'un des derniers grands explorateurs. +++
Publié par marcozeblog à 17:08:45 dans Livres | Commentaires (3) | Permaliens
J'ai très peu tardé pour acheter le troisième album d'Olivia Ruiz (si on exclut son live et son album en espagnol, tous deux sortis récemment) car cela fait longtemps que je suis conquis par la jolie môme de Marseillette. Après les très réussis 'J'aime pas l'amour' et 'La femme chocolat', je ne suis pas le moins du monde déçu par 'Miss Météores'. Certes, il est plutôt différent des autres ; il est globalement plus rock et moins style chanson réaliste. En cela, elle a été fortement influencée par son compagnon Mathias Malzieu du groupe Dionysos qui a co-réalisé l'opus. Cela saute aux oreilles dès la première écoute. Cet album est très dionysien car porté par un rock grandiloquent et onirique. Olivia y imprime tout de même et heureusement sa patte en y ajoutant la féminité hispanisante qui est en elle. Olivia et Mathias ont écrit la quasi-totalité de l'album à quatre mains (seulement aidés en cela par le frère et le père d'Olivia pour leur titre respectif qu'ils interprètent avec elle). Seuls 3 titres échappent à la règle (deux créés par Coming Soon et un par Lonely Driften Karen). Cela en fait pour moi un disque à l'écoute cohérente, plus que pour les autres albums pour lesquels les participations étaient diverses. Les duos et featurings sont omniprésents (Malzieu, Toan, Didier Pain, Coming Soon, The Noisettes, Lonely Driften Karen et Christian Olivier en plage cachée) pour en faire tout de même un album plein d'influences et non replié sur lui-même. Le fait que quatre chansons soient en anglais et une en espagnol est symptomatique. Mes préférences vont aux titres 'Belle à en crever' (archi-tube à mon humble avis), 'Les crêpes aux champignons' (jouissif), 'Le saule pleureur' (mélodie imparable), 'Quedate' (survolté à souhait) et 'Spit the devil' (qui me rappelle 'I need a child'). Le premier extrait choisi 'Elle panique' n'est pas le meilleur mais probablement le plus "radio-génique" (voir vidéo). +++
Publié par marcozeblog à 20:36:18 dans Albums | Commentaires (0) | Permaliens
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