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Ce concert fut un régal pour mes oreilles. Je n'ai rien à redire. Musicalement, c'était excellent. Plutôt rock de l'aveu même de Boogaerts. Des versions de 'Ondulé', 'Le ciment' et bien d'autres très réussies. La mise en scène toute simple en apparence était très recherchée. La scène de l'Alhambra était vide de tout objet gênant pour laisser place à une batterie, et donc un batteur, sur un socle à roulettes. Celle-ci et le pied de micro sans fil étaient balladés d'un côté à l'autre au fur et à mesure du set du concert, par le chanteur et les autres musiciens (basse et clavier), eux-mêmes en baskets sur roulettes. Chaque chanson voyait tous les protagonistes (avec leur pantalon d'une couleur différente) plutôt immobiles à un endroit savamment recherché de la scène. Une sorte de cliché polaroïd à chaque chanson. Une belle trouvaille qui donne vraiment de l'effet aux chansons faussement simples de Mathieu Boogaerts. Cette mise en scène enlevée était réhaussée par l'humour naturel et (faussement?) improvisé du petit bonhomme ('Appelez les pompiers'). Parfois, il fut aussi seul pour des morceaux plus acoustiques pour des moments privilégiés ('Vegas', 'Dommage', 'Siliguri'). J'ai adoré la version qu'il a fait de 'Dom' dont j'ai découvert les paroles, et aussi 'L'espace'... Il y a eu une fin en beauté avec la participation d'une chorale d'adolescentes de Sannois qui avait aussi assuré la première partie sans prétention, à l'image du roi de la soirée. ++++
Publié par marcozeblog à 22:29:20 dans Concerts | Commentaires (0) | Permaliens
Après le très beau 'Les cerfs volants de Kaboul', j'avais envie de me plonger à nouveau dans l'Afghanistan de Khaled Hosseini à travers son autre roman 'Mille soleils splendides'. L'histoire de deux femmes Miriam et Laïla qui, à près de 20 ans d'intervalle, doivent épouser Rachid, un afghan de Kaboul, peu aimant et surtout machiste et violent. Ces deux femmes, que tout oppose, vont tout de même se rapprocher dans leur malheur et se battre pour essayer d'échapper à leur condition. Comme pour son premier roman, l'auteur dépeint avec amour mais aussi sans concession son pays natal gâché par la guerre et la dictature des talibans. C'est un beau roman passionnant qui se lit d'une traite jusque la très belle phrase de fin. ++++
Publié par marcozeblog à 16:42:18 dans Livres | Commentaires (0) | Permaliens
Arrivé avec un peu d'avance à l'Alhambra, dans le quartier République, je me suis installé au premier rang de l'orchestre pour assister à mon premier concert d'Albin de la Simone. La première partie fut assurée par la jeune chanteuse 'Chat' à l'univers intéressant et aux talents de pianiste évidents. Elle était accompagnée de Joseph Chédid, le petit frère de Mathieu. Le concert d'Albin qui a suivi était en version acoustique, avec deux musiciens de guitare sèche et un autre qui faisait les percussions. C'était une bonne surprise pour moi qui aime particulièrement les moments dépouillés lors des concerts quand l'émotion passe de façon toute simple. En contrepartie, le spectacle fut plutôt statique, ne rendant d'ailleurs pas hommage à l'ampleur électro et enlevée de son album 'Bungalow!'. Quelques chansons furent quand même accompagnées des choeurs féminins de l'album (en fait la voix arrangée à l'ordinateur du chanteur), mimés par deux marionnettes très drôles façon Muppet Show (Rose et Barbara Barnes, les cousines de Cliff). Leur venue sur l'avant-scène à la fin du concert avec leur marrionnettiste sur 'J'avais chaud' fut un joli moment. J'ai beaucoup aimé la participation du public pour l'habillage scénique de certaines chansons, à l'image du deuxième CD de la nouvelle édition de son album, et à l'utilisation de certains accessoires pour réarranger acoustiquement certains titres (métronome, boîte d'allumette, petit enregistrement sur téléphone portable ...). Un coup de coeur particulier à la chanson 'Mes amis' extra sur nos claquements de doigts. +++
Publié par marcozeblog à 14:09:26 dans Concerts | Commentaires (0) | Permaliens
Walt, homme dur et amer, vit replié sur lui-même, plein de préjugés pour son voisinage de plus en plus composé d'immigrants asiatiques. Malgré ça, il est amené à défendre ses voisins immédiats des agissements d'un gang. Malgré la tentative de vol de sa belle Ford Gran Torino 1972 par celui-ci, il se prend petit à petit d'affection pour le jeune Thao dont il ressent le bon fond. Leur amitié improbable va changer le cours de leur vie. Pour ce film que je qualifierais de thriller intimiste, Clint Eastwood assure un maximum aussi bien en tant qu'acteur que réalisateur. C'est une oeuvre forte, juste et non dénuée d'humour. La superbe chanson du générique de fin, interprétée par Jamie Cullum, prolonge de quelques minutes l'émotion ressentie. ++++
Publié par marcozeblog à 13:57:09 dans Films | Commentaires (0) | Permaliens
Après un peu plus de deux ans, me revoilà à nouveau à un concert de Vincent Delerm dans cette célèbre salle du quartier Pigalle. Le thème de cette tournée est sans aucune ambiguité le cinéma, thème récurrent chez Delerm (voire majeur dans son premier album datant de 2002). Le concert commence avec le lion (en peluche) de la Warner et finit par le mot "Fin" sur un écran de cinéma. Entre temps, il déroule ses chansons sur un scénario cinématographique, comme à son habitude dans une mise en scène décalée et bourrée d'humour et cette fois-ci sur fond de décors rétro très années 70. Je ne pourrais pas me souvenir et énumérer tous les ressorts de cette mise en scène enlevée mais on a même eu droit à une fausse entracte avec de vieilles réclames... On rigole beaucoup à un concert de Delerm. Le public adore. Ces moments légers n'empêchent pas les moments d'émotions, mes préférés, avec des interprétations sobres au piano sur des chansons comme "Deauville sans Trintignant", "Châtenay-Malabry" ou encore "L'heure du thé". Il a bien-sûr alterné ses vieux titres qui font l'unanimité ("Fanny Ardant et moi", "Les parents", "Les filles de 1973 ont trente ans", "Le monologue shakespearien"...) et celles de ses deux derniers albums que personnellement j'aime moins car aux paroles plus obscures et aux arrangement plus "variété française". Le concert s'est terminé sur un grand nombre de rappels. Même Vincent était charmé et presque surpris de l'accueil chaleureux du public parisien. Il a terminé sur une reprise de Julien Clerc. Autre bonne surprise de la soirée pour moi : La première partie du concert fut assurée par Albin de la Simone que j'allais voir le lendemain à l'Alhambra. +++
Publié par marcozeblog à 23:04:29 dans Concerts | Commentaires (0) | Permaliens
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