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'Trois petits tours' de Thomas Fersen | 29 octobre 2008

Malgré sa déjà longue carrière, Thomas Fersen est un chanteur que j'ai découvert qu'assez récemment, finalement, avec l'album "Pavillon des fous" et surtout son "best of de poche" au ukulélé. Le petit dernier "Trois petits tours" est dans la lignée de ses albums précédents. Pour moi, c'est pour le mieux car ça m'aurait embêté qu'il se mette à slammer pour se renouveler. Il est déjà très original le Thomas avec sa patte décalée et son univers intemporel rempli d'objets, de bêtes et d'humains bizarres. Cette fois-ci, le thème pas mal présent dans les 11 chansons de l'album est ... sa valise (alias Germaine), et donc le voyage. Je ne vais pas décortiquer les textes pointus pour les comparer avec l'ensemble de son oeuvre car je ne la connais pas assez, mais c'est toujours un plaisir de découvrir des textes si peu conventionnels et tellement imagés. Je pense, pourtant, que ce n'est pas un album qu'on adore. Il est probablement un peu en dessous de ses prédécesseurs. Mais il s'écoute tout de même avec énormément de plaisir. La plupart des titres sont portés par son, désormais, inséparable ukulélé tandis que deux autres sortent du lot par leurs arrangements vigoureux : "Chocolat" à l'ambiance fête foraine que j'adore et la splendide "La malle" aux rythmes de danse de salon (ou quelque chose comme ça). Une attention particulière aussi à la jolie "Ce qu'il me dit". De toutes façons, comme d'hab, quand Thomas Fersen nous emmène en voyage, ça ne se refuse pas. +++

Petit hommage sympathique à Monsieur Fersen de la part d'un internaute musicien :

Publié par marcozeblog à 19:50:25 dans Albums | Commentaires (0) |

Vicky Christina Barcelona | 26 octobre 2008

Depuis quelques uns, les films de Woody Allen deviennent intéressants puisqu'il ne parle plus de lui. Le dernier est une bonne surprise. Vicky et Christina (Rebecca Hall et Scarlett Johansson) sont deux américaines qui viennent passer l'été à Barcelone. Elles y rencontrent un bel artiste espagnol exotique et dépaysant (un Javier Bardem à tomber) pour lequel elles succombent l'une après l'autre. A cela, s'ajoute une ex-femme suicidaire et incendiaire (une Pénélope Cruz fantastique). L'été va être mouvementé ! Avec la Catalogne pour cadre, c'est un film charmant et sensuel sur l'amour. Quel sorte d'amour faut-il pour être heureux ? Chacun en a sa propre idée... +++

Publié par marcozeblog à 22:54:38 dans Films | Commentaires (0) |

"La reine dans le palais des courants d'air" de Stieg Larsson | 24 octobre 2008

Ca y est ! J'ai lu le dernier volume de la trilogie Millénium. Contrairement au premier tome, le deuxième et le troisième ne font qu'un. "La reine dans le palais des courants d'air" clôt donc l'histoire par un polar dans lequel les forces du bien se battent contre une conspiration au sein de la police secrète suédoise. Mikael Blomkvist se détourne du trafic de femmes pour enquêter sur la Sapö et tenter de faire acquitter son amie Lisbeth Salander et de faire triompher la démocratie. Il n'y a pas grand chose d'autres à raconter par rapport à ce que j'ai déjà dit pour les deux premiers tomes ("L'homme qui n'aimait pas les femmes" et "La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette"). Sa lecture est juste passionnante et on a le temps d'en profiter largement car le livre est plutôt long, à mon plus grand plaisir. ++++

Publié par marcozeblog à 21:00:41 dans Films | Commentaires (0) |

"Point de suture" de Mylène Farmer | 19 octobre 2008

"Point de suture" est le dernier album en date de la "Vilaine Fermière". C'est aussi son septième album studio de chansons nouvelles. D'un point de vue de fan, Mylène Farmer a toujours fait de très bons albums mais le dernier "Avant que l'ombre" avait un peu déçu. Il est vrai que je l'ai beaucoup moins écouté que ses prédécesseurs car il était plus sombre et plus "lounge" et donc moins accrocheur. C'était dur de passer après "Anamorphosée" et "Innamoramento". Sans être de leur trempe, le tout dernier en date revient donc aux bonnes vieilles valeurs farmériennes à base de bonne dance bien calibrée. La tracklist resserrée (10 titres contre 15 pour "Avant que l'ombre") est une bonne idée. Je préfère que 10 bonnes chansons ne soient pas polluées par 5 mollassonnes. 2 ballades de bonne facture et dans le plus pur style farmérien subsistent tout de même : "Point de suture" et "Si j'avais au moins...". Le reste est très dance, à part peut-être l'agréable duo avec Moby qui a une très belle voix. Le premier single "Dégénération" déconcertant au début par l'indigence des paroles, devient addictif à l'écoute. Avec quatre autres chansons électro-dance très sympas ("Je m'ennuie", "Réveiller le monde", "Sextonik" et "C'est dans l'air"), elle contribue à en faire un album festif. Sinon, il y a aussi "Appelle mon numéro", idéal et joyeux deuxième single (j'aime beaucoup les jolies allitérations dans le texte), et mon préféré "Paradis inanimé" aux arrangements presque rock qui me ramène à la belle époque d'"Anamorphosée" que j'ai beaucoup écouté. Malgré son nom et sa couverture hideuse, cet album est une bouffée d'air frais. +++

 

Publié par marcozeblog à 21:39:34 dans Albums | Commentaires (0) |

Entre les murs | 09 octobre 2008

Sans sa palme d'or, probablement que je n'aurais pas été voir ce film à mi-chemin entre le reportage et la pure fiction. Des élèves et des professeurs du collège Françoise Dolto dans le 20ème arrondissement de Paris se sont prêtés au jeu de cette histoire ancrée dans la réalité de nos écoles. Nous assistons au quotidien d'un professeur de français, parfaitement interprété par François Bégaudeau, au contact de sa classe de 4ème dont il est professeur principal. Au début, c'est étrange car ça sonne presque faux tellement tout est trop réel (notamment les profs ne jouent pas très bien). Les enfants sont, pour certains, des têtes à claques mais au bout du compte, on les aime bien. Le professeur, lui, fait ce qu'il peut. On est admiratif et on souffre avec lui. Il n'est pas parfait lui non plus. Cela me l'a rendu plus vrai que nature. Malgré toute cette "violence", je suis sorti de la salle ému par l'"humanité" de cette histoire. +++

Publié par marcozeblog à 18:43:04 dans Films | Commentaires (0) |

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