Sortie cinoche mardi soir avec Céline, Arnaud et Didier. J'hésitais à aller voir "La cité interdite" car j'avais vu "Le secret des poignards volants" du même réalisateur Zhang Yimou. Le film était sublimement esthétique mais je me souviens m'être ennuyé car les références culturelles étaient trop éloignées des miennes. L'action tarabiscotée à la chinoise m'avait aussi fatigué. Par contre, cette fois-ci, je me suis laissé embarquer par "La cité interdite", peut-être parce que l'histoire faite de luttes de pouvoir et de trahisons est plus universelle. Elle aurait pu se passer n'importe où et à n'importe quelle époque (toute proportion gardée bien-sûr) comme à Versailles au 18ème siècle par exemple. Je l'ai perçu un peu comme un thriller psychologique et un drame familial où l'action finalement est secondaire. Là, je m'y retrouve. J'ai apprécié la première partie où le drame se met en place, mais aussi ensuite quand tout s'emballe avec la grande bataille dans la cité interdite. Esthétiquement, tous les plans sont splendides. Les couleurs exagérément chatoyantes des logements et des habits impériaux sont un plaisir pour l'oeil. La belle et talentueuse Gong Li est aussi impériale, c'est le moins qu'on puisse dire. A entendre vaguement les gens au sortir de la salle, le film ne fait pas forcément l'unanimité. On me dit bon public. Tant mieux, j'en profite. +++