Le lendemain matin, après une nuit réparatrice dans un chalet pourtant surchauffé, nous sommes repartis tels des bikers :-) sur les chemins balisés enneigés. Après quelques dizaines de kilomètres, nous nous sommes arrêtés dans une ferme d'élevage de rennes. Nous avons été accueilli par Hali, une femme saami, habillée en costume traditionnel lapon.
Le peuple saami, considéré par beaucoup comme le peuple indigène de laponie, n'est pas un groupe ethnique mais un peuple parlant plusieurs langues saamis d'origine finno-ougriennes (dont sont aussi issus le finnois et le hongrois). C'était un peuple nomade vivant de la chasse, de la pêche et de l'élevage des rennes et qui s'est maintenant largement sédentarisé sur tout le territoire lapon (Norvège, Suède, Finlande et Russie) où ils sont à ce jour environ 85 000 (seulement 8 000 en Finlande). Les saamis ont leurs propres culture, traditions et modes de vie.
Hali nous a fait les honneurs de la ferme qui appartient à sa famille depuis cinq générations. Après un petit tour de champ très touristique en traîneau tiré par un renne (nous avons tous reçu un permis de conduire un renne !) et une démonstration de la technique pour attraper le bestiau au lasso, nous avons pu visiter la maison où elle-même a longtemps habité et qu'elle a transformé en petit musée reconstituant l'habitation de ses ancêtres avec meubles, vaisselle, vêtements et autres objets. C'était très intéressant de l'entendre raconter quelques anecdotes. Ensuite, nous avons assisté à un diaporama décrivant l'élevage de rennes et le mode de vie des éleveurs. J'ai ainsi appris que jusque dans les années 70 lorsque la pratique a été interdite, les rennes mâles destinés à être mangés étaient castrés avec les dents (diapo à l'appui) ... Fin de visite agréable en forêt pour aller nourrir avec du lichen les quelques rennes en enclos, la grande majorité des rennes vivant en liberté malgré le fait qu'il appartiennent tous à un éleveur.
Après cet arrêt culturel, nous revoilà partis en motoneige pour rentrer à l'hôtel avec un stop dans un chalet pour déjeuner d'une bonne soupe chaude avec des légumes et de la viande de renne. De retour à Harriniva, avant le repas d'au revoir, nous avons subi une petite expérience de survie en forêt plus sympathique et ludique que réelle source d'enseignement. Le lendemain, nous prenions l'avion de retour vers la France après le passage obligé à la boutique de souvenirs. Voyage inoubliable ! +++
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