Chronique difficile que celle-ci...Les deux premiers Dissection font incontestablement partie des albums qui ont marqués ma jeune vie musicale, et m'étendre sur eux serait inutile tant les mots sont vains face a de tels monuments...
Aujourd'hui c'est donc du troisième album du combo suédois que je vais vous parler. Le line-up originel n'est plus, le seul rescapé est bien sur Jon Nodveidt, l'âme de Dissection. Ses compère sont plutôt en retrait, on a plus l'impression d'entendre des musiciens de sessions qu'un vrai groupe. Bon, autant le dire tout de suite, le Jon Nodtveidt cru 2006 n'a plus rien a voir avec celui qui a enfanté Storm Of The Light's Bane. Adepte du "Misanthropic Luciferian Order", il a fait de ce Reinkaos un hommage forcené a ce mouvement, a tel point que ce disque aurait pu être sous-titré "An Introduction To The MLO".
Comme uniques survivances de son passé, Dissection a gardé la voix de son leader et les passages de acoustiques clairsemant les morceaux. Le reste ressemble plus a un death mélodique des familles bien foutu, mais tellement éloigné de ce dont le groupe est (était ?) capable...En ne tenant pas compte de ses antécédents, on peut cependant écouter avec plaisir cette galette qui renferme d'excellents titres (Xeper-I-Set, Beyond The Horizon) et semble avoir été concue pour le live (God Of Forbidden Light et ses choeurs "a la Manowar"). Le meilleur titre est cependant connu depuis belle lurette, puisqu'il s'agit de Maha Kali, présenté ici dans une version légèrement différente et plus aggressive. Dur, très dur pourtant d'oublier qu'on est en face d'un des plus grands combos des années 90...
Il convient cependant de se pencher sur les paroles pour comprendre l'essence du disque. Le MLO est une secte mélant satanisme "anti-cosmique", culte des dragons, mathématiques pervertis...pour un résultant limite grand-guignol et assez patchwork. Et c'est ce concept tout entier qui régit Reinkaos. C'est du là que vient le retour permanent de certains mots dans les paroles, l'emploi systématique de noms propres (Maat, Azerate, Lilith...). Ce disque se veut une invocation, d'où sont aspect homogène. L'auditeur averti aura vite compris les principes fondamentaux du MLO en lisant les paroles.
Sauf que le fond est assez ridicule (les explications de la philosophie de la secte sur le forum du groupe valent le détour !), pronant la fin de tout ce qui peut appartenir a l'entité cosmique, la mort des lois physiques et mathématique, et l'avènement des 11 forces du chaos...Et dans la forme, le Jon se permet des clichés comme on en fait plus ("Hail Lucifer, Dark Bringer Of Light", 666, etc). Donc il faut prendre ce disque avec de la distance et le voir comme la représentation sonore d'un concept à prendre au 18eme degré pour vraiment l'apprécier.
Un avis mitigé donc. J'apprécie cet album, mais je l'aurais sans doute largement préféré si il avait été l'oeuvre d'un groupe de death mélo inconnu. D'autant plus que des groupes comme Naglfar représentent aujourd'hui à mon sens ce que Dissection aurait du être. Mon impression n'est cependant pas définitif, et ce Reinkaos est un disque dont on pourra déterminer la vraie valeur avec le temps.
Publié par PF à 02:38:58 dans Le metal... | Commentaires (1) | Permaliens
Sahar est un groupe de Black Metal aubois composé de Ravenaz (guitares), Lord KrØhlig (basse), Lord Korkoth (batterie) et Avrüs (chant). Je m'intéresse içi à la démo Satanic And Hellish Aeons Rising.
Le prologue est à la fois calme et inquiétant, avec des murmures sur auxquels se mèle une sombre guitare acoustique, dont l'accélération finale annonce le chaos caractérisant le premier morceau, Anihilation Of The Weak. Osons les mots : Sahar joue dans la cour des grands. Avrüs impose d'emblée sa voix puissante et est littéralement possédé par les textes de son confrère Ravenaz, qui de son côté lamine l'auditeur à coup de riffs diaboliques et inspirés. La basse de Lord KrØhlig n'émerge que rarement du mur de son, mais elle n'est pas là pour faire de la figuration et le prouve aux travers de nombreux passages mélodique où elle vient dominer la masse sonore. Le travail de Lord Korkoth à la batterie est aussi puissant, et le bougre ne se contente pas de blaster à longueur de temps. En résumé, ces quatres là sont destinés à devenir incontournables dans la scène black nationale. Vivement le prochain assaut !
Le deuxième titre, Shadows Of Death, est plus court et direct, très puissant. Avrüs se permet même des voix death qu'on croirait tout droit sortie de la bouche du grand cornu tellement elles impressionnent !
Et sans prévenir déboule The Splendour Of Darkness, premier opus des Symphonies Crépusculaires, concept qui sera dévellopé sur plusieurs disques. Comment décrire la neauté mélancolique de l'introduction ? On prend alors consicence du travail énorme effectué sur les guitares, véritables prétresses infernales qui dominent de haut ce morceau...Découpé en deux parties, obscur et épique, c'est le plus long morceau de la démo.
Démo qui prend fin animalement avec Betrayer's Death, un titre ou Avrüs vomit une voix d'obédience burzumiene dépressive à souhait. Je tiens à saluer la valeur du texte, l'un des plus forts et honnêtes pondu dans le black. Sahar ne brosse personne dans le sens du poil.
Publié par PF à 10:59:45 dans Le metal... | Commentaires (3) | Permaliens
Supportons la scène toulousaine !! Ce maxi date de 2004, mais le groupe est toujours actif, et il semblerait que une nouvelle production soit en préparation.
Bon, outre le fait que ce groupe est originaire de mon bahut ^^, qu'est-ce qui fait la qualité de Psykotic Dreams ? Tout d'abord un son impressionant, mettant en valeur tout les instruments (la basse est très présente). Et puis le chant, qui a lui seul résume l'esprit du groupe : mélange des genres. En effet, à des gueulantes hardcore (voire death par moment) s'associent un chant clair troublant et des vocaux...ragga !!! Incredible dude !! C'est donc une diversité et un métissage somme toute assez toulousain que revendique le vocaliste.
Mais que la performance peu anodine du chanteur Soly ne nous fasse pas oublier les qualités des musiciens. Les guitares évoluent dans un style brutal et assez jumpant bien balèze. Autant les riffs de Tchernofolies (qui ouvre le maxi de fort bonne manière, avec un texte en forme de plaidoyer contre le nucléaire) ne sont pas bien fins et vont directement à l'essentiel, autant Daft se démarque par un arpège calme et doux, s'associant à la ligne vocale la plus mélodique du CD.
La section rythmique n'est pas en reste. La basse ne se contente pas de supporter les guitares, et s'impose comme un pan important de l'édifice Psykotique. Quand à la batterie, elle matraque assez habilement nos oreilles.
TOULOUSE RULES !! FUCKIN' GREAT !!
Publié par PF à 12:44:43 dans Le metal... | Commentaires (1) | Permaliens
Ah, c'est non sans une certaine fierté que je vous parle de ce groupe de death metal blagnacais (comme moi). Il n'ont réalisé que ce MCD, mais pour parler djeunz "ça nique sa mère !". Du brutal, très brutal...Les vocaux sont excellent, le chanteur allant de la vomissure death habituelle à des hurlements dignes de Glen Benton. Quand à la musique, elle n'est pas en reste, entre des riffs détonnants, une basse très présente et uen batterie assez impressionant vu le gabarit du batteur (visible sur le livret).Publié par PF à 19:02:31 dans Le metal... | Commentaires (4) | Permaliens
Urfaust est un groupe assez dérangeant. Pourtant pas içi de chant black écorché, ou si peu. Non, la majorité du temps le chant est clair. Mais il est désespéré, suicidaire, grandiose. Le chanteur est définitivement fou. Il déclame une lente poésie morbide. La base musicale est assez étrange, puisque sur des guitares black "basique" (comprendre içi que elle ne révolutionne pas le genre) cotoient des arrangements orchestraux magnifique et graves. Pour peu on se croirait dans une chapelle abandonnée, en train d'assister au ballet infernal des âmes damnées...Pas étonnant puisque le nom du groupe fait référence à l'oeuvre de Goethe (ils sont hollandais, mais le chant est en allemand).
Je ne possède malheureusement pas beaucoup d'informations, le groupes étant assez underground.
Publié par PF à 18:28:57 dans Le metal... | Commentaires (2) | Permaliens
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