Depuis le 01-02-2007 :
62853 visiteurs
Depuis le début du mois :
5510 visiteurs
Billets :
48 billets
pub
Vous avez remarqué que je ne bloguais plus beaucoup, mais c'est
simplement parce que, après en avoir terminé avec « Je ne vous voyais pas
comme ça », s'est posée la question
de la dédicace. Elle m'a prit du temps
car c'est une épreuve, vous savez. Mais j'ai
alors eu le courage de réfléchir sur moi-même, de ne pas me laisser aveugler
par les croyances populaires. Il paraît que les lecteurs se liguent et se
persuadent qu'un livre doit être dédicacé, absolument. Et qu'il n'y a pas à en débattre. De grands
écrivains se sont d'ailleurs évertués à
le faire croire. Tenez par exemple, je les cite comme ils viennent. Orwell y
allait d'un proverbe : « Ne réponds
pas à l'insensé selon sa folie, de peur de lui ressembler toi-même »,
figure en première page d'Hommage à la Catalogne.
C'est beau, ça pose le débat, mais franchement quand on a le talent d'Orwell, on peut quand même se fouler d'un
truc plus perso. Marcel Pagnol, lui a écrit
« A la mémoire des miens » en dédicace de La gloire de mon père. Pas original, mais propre. Et là, pour le
coup, c'est perso. Bref, après vérification, ya pas de règle, sauf que dans l'esprit
pervers du lecteur, sortir un livre sans dédicace serait pour l'auteur, comme sortir au théâtre sans avoir ciré ses
chaussures. Une sorte de manque de
savoir-vivre, ou un machin comme ça. Il existe même un ouvrage remarquable
regroupant les dédicaces célèbres. Oui, moi aussi, je me suis posé la question en levant le sourcil gauche de 5 mm : « - A qui ce livre est-il dédicacé ?".
Alors, moi aussi j'ai cherché à qui et comment dédicacer mon livre. Il y a bien sûr quelques personnes à qui j'aurai pu le dédier, mais, s'agissant d'un livre sur la mort, c'était délicat. Et même si le fond est grave, mais le ton hilarant, dixit P.Drachline , vous imaginez si, après avoir écrit « A la mémoire des miens », ils venaient à leur arriver quelque chose, la contre publicité serait terrible, et à l'instar de Toutankhamon, je serais victime de la rumeur qui ferait de mon œuvre, un livre maudit à brûler sur le premier bûcher venu. Non, impossible de le dédier à quiconque. Restait le proverbe ou le mot d'auteur, et sur la mort, y en a des paquets. Tous aussi beaux les uns que les autres. Et là, rebelote, lequel choisir ? Je me suis gratté la cuisse un moment, et j'ai pris ma décision. Après avoir lu la 4 ieme de couverture signée par Céline Guillaume, auteure de talent s'il en est et que je remercie encore, vous serez confronté en décembre, (date à laquelle sortira « Je ne vous voyais pas comme ça » chez PLE éditions ), à ce moment de suspens qu'est toujours l'ouverture d'un livre, la lecture de la dédicace, des premiers mots. Ils seront de François Alquier- Mandor , journaliste ET blogueur qui a eu la gentillesse de signer la préface de « Je ne vous voyais pas comme ça ». Et, au final, il me semble qu'il serait inutile d'en rajouter avec un proverbe à la con du style « Proverbe à la con, proverbe à la con ».
Publié par nolhart à 13:15:27 dans Journal | Commentaires (1) | Permaliens
Note de lecture, adressée par Pierre Drachline, directeur éditorial du cherche-midi, romancier. 
Publié par nolhart à 13:31:35 dans Journal | Commentaires (3) | Permaliens
RDV début juillet, que j'ai écrit !
Je ne sais plus qui a dit : "l 'important n'est pas d'aller vite ou lentement, mais de ne pas être à l'arrêt", et c'est sacrement bien pensé.
Publié par nolhart à 12:06:50 dans Journal | Commentaires (1) | Permaliens

Dans mon post précédent, je me posais la question : Dieu est-il végétarien ? La réponse m'est apparue lors d'un dîner au restaurant. Et, sachez qu'il y a des fortes présomptions pour qu'il le soit.
Suivez mon raisonnement....Admettons qu'il y ait un chat dans la rue. Le chat mange la souris. C'est la chaine alimentaire et ça ne pose de problèmes à personne et dieu n'est pas concerné. A présent, disons que vous êtes en Arctique, un ours mange un phoque ; là, c'est pareil, chaîne alimentaire. Mais, au petit matin, alors que vous sortez sur la terrasse de votre igloo, vous êtes mangé par le même ours (ou par un lion dans la savane, si vous êtes en Afrique, à toute chose égale par ailleurs), pourquoi dieu serait-il tout à coup plus concerné par ce que bouffe l'ours que par un steak de souris ? Absolument aucune raison.
Par ailleurs, je suppose que vous avez déjà remarqué, que la viande est
préparée de façon fort différente d'une religion à l'autre, d'un coin du monde
à l'autre, et que Dieu a laissé aux interprétations des prophètes le soin
d'écrire des livres de cuisines qui sont, ma foi, de très grands succès depuis
des siècles en librairie, mais qui
démontrent combien, il n'a pas d'idée
arrêté en gastronomie. Selon le livre de
recettes, Torah, bible, ou coran, un mardi on mange gras, puis, on nous dit de
jeûner, un coup on ne mange pas du porc, et la fois suivante, on ne mange plus que
du poisson...et j'en passe. Nous pouvons
supposer que de tels atermoiements démontrent que même si Dieu n'est, habituellement, pas du
genre girouette, (au contraire des femmes qui se posent quand elles rouillent),
il n'a quand même pas d'idée plus arrêtée que ça sur la question. Si ce n'est pas
la preuve qu'il n'y connaît pas grand-chose et qu'il s'en tamponne? Qu'est-ce que c'est ! Vous m'avez suivi ? Je parie donc, à 8
contre 1, que le Très-Haut est végétarien !
Bon, je sens bien que mon histoire ne vous passionne pas, et que vous essayez de vous soustraire lamentablement à votre tâche de lecteur. Je dois vous avouer, que moi aussi, je me ferais bien exfiltrer de mon bureau, par le premier plagiste venu, pour aller profiter du soleil au lieu de me repandre en âneries sur ce blog - et ailleurs-, mais dans l'immédiat, je n'ai rien d'autre à écrire ici, et même si je brûle de vous parler de la sortie de mon nouveau roman « Je ne vous voyais pas comme ça », et de bien d'autres choses, il me faut être encore patient. Rendez-vous début juillet.
Publié par nolhart à 19:26:28 dans Journal | Commentaires (7) | Permaliens
Comme je le disais dans mon post
précédent, je suis assez en forme pour enfin quitter ma tenue de moine
trappiste et me remettre au clavier. Je pourrai vous raconter tout ce qui m'est
passé par la tête ces dernières semaines, « est-ce que dieu est végétarien ? »
ou encore « pourquoi la bêtise n'a pas de limite ». Tenez par
exemple, alors que j'étais en convalescence à Concarneau, humble cité bretonne
où je reposais mon corps endolori et usé par la bêtise, la solitude et des débauches
anciennes, je fus pris du désir dune balade en mer. L'après-midi même, je
faisais modestement remarquer à un marin organisant des excursions que son
bateau était d'un joli bleu. A ma grande surprise, il me répondit, bourru :
- Il est rouge !
- Pardonnez-moi, mais il est bleu ! insisté-je.
- Je vous dis qu'il est rouge
- Ah ? Chacun le voit comme il veut, c'est ça ?
- Non, et si vous ne voulez pas le voir comme moi, foutez le camp ! C'est moi qui décide.
- Mais il est bleu comme la mer, comme le ciel, non ?
- Dégage, je te dis, j'aime pas les autres qui voient pas comme moi. C'est moi le commandant
- Mais, c'est simplement du bon sens, si ce bateau était rouge, je ne vous parlerais pas de la mer et du ciel !
- Moi, je vous dis que c'est comme ça, je décide de tout, même d'être con !
- Vous souffrez peut-être d'un daltonisme ignoré...
- De toute façon, je ne vous écoute pas puisque j'ai raison ! Allez trouver un autre bateau, vous ne montrez
pas à bord de celui-ci ! Pas besoin de gens comme vous, vous m'empechez de tourner en rond ! Et moi, ça me rassure de tourner en rond et de voir mon bateau comme ça m'arrange. Alors basta !
Le roi de la bite d'amarrage planta son regard dans mes yeux cernés en se la jouant « je suis un dur ». C'est là que je me suis souvenu que la bêtise n'avait comme limite que l'intelligence. Donc, parfois pas de limite et qu'il ne faut pas rentrer dans ce genre de compétition car un imbécile ne lâche jamais, sauf peut être si on le caresse dans le sens du poil. Tenir tête à un interlocuteur qui ne peut/veut voir, ni comprendre ce qui l'obligerait à se remettre en cause entraîne généralement de belles bagarres, à la simple raison qu'il faut être équipé d'autre chose que d'un gros qu'un noyau de pèche à la place du cerveau pour savoir reconnaitre ses tords, et lorsque ce n'est pas le cas, il ne vous reste qu'à vous soumettre ou partir. « Mille pardons, mais bien sûr qu'il est rouge votre bateau, et d'un beau rouge même ! je peux à présent ? demandé-je ». Il me regarda méfiant, mais maintenant que je disais comme lui, allant même jusqu'à le féliciter une nouvelle fois de ce magnifique rouge, il accepta que je fisse partie du voyage, sur son bateau rouge pour lui, et bleu pour le reste du monde et vous le croirez ou pas, mais si j'avais continué à le voir de sa vraie couleur, et bien, je serais resté à quai.
Publié par nolhart à 12:30:13 dans Journal | Commentaires (7) | Permaliens
Commentaires