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A sarah.
Elle passait, laissait un mot toujours gentil, je faisais de même. Rien de plus, rien de moins.
Après avoir lu son journal sur son blog, je me suis mis à écrire, le post du 03 Février , en pensant un peu à elle : " Peut-on rire de tout?", et j'ai attendu son commentaire, avec un peu d'impatience et d'appréhension, je dois l'avouer ; il fut celui-ci :
"oui et oui... on peut rire de tout et encore plus d'elle (la mort)... Après tout, pourquoi toujours la saluer de larmes... Pfff oui
vous avez raison, rions en et si nous l'imaginions autrement qu'en
grande faucheuse ??? En nain loufoque, tiens... Une idée... Pourquoi
pas !! et surtout continuez à nous envoyer ces sourires sucrés ... SARAH"
et son dernier post du 16, prend une toute autre dimension par son recul et sa force, merci de la leçon Sarah.
"Je m'inquiétais sur le sort du chat : me voici, à la lecture des derniers posts, super
rassurée... Bon, il est vrai que j'ai juste une toute petite inquiétude
pour vous mais... : et si le chat était là non pas par hasard mais pour
faire partie des dernières pages de votre livre... Ah, vous n'aviez pas
compris son insistance ?? Vous savez, je parle "chat" très
régulièrement et si vous avez besoin d'une interprète, je reste à votre
service ; J'espère vous avoir apporté un peu d'aide dans la
compréhension du discours de ce malheureux matou .... veuillez croire,
Cher Monsieur, etc etc etc...
Doux week end à vous---SARAH"
Je n'aurais pas eu le temps de lui envoyer mon roman, elle nous a quitté avant. Soyez assuré Sarah, que dans mes dernières pages, je lui ferai plus de misères, je la rendrai plus drôle encore, en pensant à vous, en caressant le chat qui me regardera en me demandant "pourquoi elle?", mais je n'aurai personne pour traduire la question, ni la réponse.
Publié par nolhart à 17:52:43 dans Journal | Commentaires (6) | Permaliens
Dès
potron-minet. Non. Pardon, je reprends.
Ce
matin, j'ai voulu me mettre à écrire, et pourtant, je n'étais pas bien
fringuant - et je vous assure que c'est le mot juste, pour dire qu'on ressemble
à un machin tout droit sorti de la poubelle du tombeau de Néfertiti.
Mais, on ne pourra pas dire que c'est dans les
habitudes de la maison. J'ai même, alors que j'étais haut comme ça, raté le
concours du bébé le plus élégant de ma rue, de peu; mais là n'est pas la
question. Je ne sais pas si vous avez déjà dormi l'oreille collée à un moteur
diesel, mais je suppose que c'est exactement la même chose que de dormir avec
un chat, et j'ai bien du mal à trouver le sommeil en ce moment ; mes nuits
sont peuplées de félins qui me poursuivent. Certains ont la tête de mon
ex-femme, d'autre d'une pucelle, ou encore du président de la république, d'un
collecteur d'impôts, ou d'un cornichon. Il y en a même un qui a la tête du
chien de ma sœur, un bouledogue anglais, vous savez, ces chiens dont on a
remplacé le cerveau par du mou de veau. Bref, impossible de dormir sur mes deux
oreilles. Je dors un peu - pas longtemps - puis ils arrivent. Je sais pourtant
que je dors, mais je les sens, ils sapprochent de moi, m'observent, montent
sur les oreillers. Le président s'agenouille sur ma poitrine, me susurre à l'oreille
en me léchant le cou « Tu la veux, ta Rollex ? ». Moi, je ne
veux pas, je ne peux pas, j'aime pas les montres. Et
vous me croirez ou pas, mais c'est le chat qui m'a sauvé de cette situation
tendue. Peut-être qu'il n'a pas digéré un truc, et ça l'a rendu hargneux, mais il s'est mis à sauter de nuque en nuque,
en chantant taiau, taiau taiau, enfin en version chat. Le président en colère
de se voir ainsi interrompu, le suivi sur le mur de gauche, le chien de ma sœur
aussi, la pucelle, et le cornichon en dernier. Le collecteur n'a pas démarré. Ce
qui donnait au premier passage des tribunes,
Position :
1/ Le chat
2/ Le président
3/ La pucelle
4 / le chien de ma soeur
5 / Le cornichon
Les
deuxième et troisième dans un mouchoir, avec plusieurs longueurs d'avance sur
le 4 et le 5.
......
Je crois qu'il est parfaitement inutile de vous en dire plus sur mes nuits pour que vous compreniez pourquoi il me reste encore 19 pages à écrire et que je n'avance pas.
Publié par nolhart à 15:58:59 dans Journal | Commentaires (10) | Permaliens
Ce matin, j'étais au
salon, plongé dans les mots croisés où j'avais « être concis » en 16
lettres, à résoudre, et je en sais pas comment vous vous comportez quand ce
genre d'énigme vient frapper à la porte de vos neurones, mais moi, ça a une
fâcheuse tendance à me coller le crayon à la bouche, parce que c'est bien
l'attitude qu'il convient d'avoir, lorsque vous avez un 16 lettres sur le bout
de la langue, mais qu'il refuse obstinément à quitter cet endroit. Mais, je sens
que vous êtes en train de vous demandez, vous aussi, en vous grattant la joue,
« il en est où ce roman ? que fait-il au salon à cruciverber au lieu
d'être derrière son bureau à conclure? », c'est normal, vous faites partie de
la dizaine de personnes qui se grattent la joue en ce moment même, en se disant
exactement la même chose ; confortant ainsi la profondeur de ce vieux
proverbe chinois, qui dit un truc du style « on se sent moins seul, quand
on est plusieurs". Je dois vous confesser que c'est bien, aussi, ma préoccupation première
du moment : "comment regagner mon bureau pour travailler?"
Mais j'avance, j'avance,
alors que pour une bonne compréhension de ce post, je dois passer la marche
arrière et vous dire que ces derniers jours, mon souci n'est pas un manque d'inspiration,
mais plutôt d'ordre animalier. Suivez-moi bien.
Bon, il est fort à parier que lors de mon entrée dans l'arène du colisée, si j'avais été un valeureux gladiateur romain, je me serais probablement dit « tiens, voilà des chats ! » devant les tigres affamés du cirque; comme je me suis dit « tiens, voilà un tigre, juste avant de sursauter et de pousser un hurlement, devant le chat qui ronronnait sur mon fauteuil le 08 de ce mois au matin. Mais, je vous mentirais si je disais que suis un valeureux gladiateur, et je me contentais, une fois la surprise passée de rester pétrifier une bonne journée devant la présence de cette boule de poil grise chez moi. Il n'était pas question que je l'adopte sous prétexte que nous avons dansé une ou deux fois ensemble car c'est bien connu, le premier défaut d'un chat est d'être ingrat ! On a vu nombre d'entre eux être aux petits oignons chez leurs maîtres,et les abandonner comme des chiens au prétexte qu'un restaurant belge avait jeté des restes de moules frites dans les poubelles du quartier d'à coté. Sans parler du second défaut sur la liste, et pas des moindre : ils sont sujet aux bouffées délirantes, ce qui les poussent, pendant de votre sommeil, à vous sauter sur la nuque ou sur les pieds en pleine nuit, pour des raisons connues d'eux seuls. Et, que dire de ce formidable air de dédain qu'un chat dégage, de ce petit coté supérieur qu'il impose lorsqu'il vous toise, semblant, comme un archevêque, se poser en critique de votre mode de vie. Il est donc préférable, et sans attendre, de demander des comptes à un matou qui dort tranquillement dans votre fauteuil sans y avoir été invité. Je me suis alors approché doucement, et j'ai essayé le célèbre « Confortable, n'est-ce pas ? », mais ça n'a pas fait totalement l'affaire, puisqu'il a entamé une méticuleuse toilette, dédaigneusement, sans même un regard. Il n'a pas bougé depuis trois jours Comment cela est-il possible, demandez-vous ?
Je crois que ce chat a une vie trop belle, qu'il s'en est jeté derrière la cravate bien plus qu'il ne pouvait en avaler et qu'il digère ; ou alors, il a gardé un complexe de supériorité de l'époque où lui et ses semblables étaient traités comme des dieux du bas en haut du Nil se sentant partout chez eux, sur le capot des voitures, comme dans mon fauteuil! Pourquoi suis-je lâche, et que je me contente d'attendre ? demandez-vous ? Mais, vous le savez bien, non, qu'il n'est jamais très bon de se fâcher avec les dieux d'Egypte, on a des statistiques assez là-dessus ; alors quoi ? Devrais finir maledictionné par Toutankhamon, parce que j'ai bousculé un de ses confrères ? Je ne sais pas si vous vous prendriez le risque, mais pas moi. C'est pourquoi depuis trois jours, j'attends, avec un regard de souris coincé dans la gueule d'un chat, qu'il bouge de là ! En attendant, vous n'auriez pas mon 16 lettres, dont je rappelle au lecteur qui aurait raté le début, la définition : « Etre concis ».
Publié par nolhart à 06:10:43 dans Journal | Commentaires (9) | Permaliens
Mon cher Webmaster,
Tu seras bien aimable d'annoncer sur mon blog, « qu'une subite indisposition de l'auteur assujettit à des embarras passagers, nous privera pendant quelques jours de ses éclatantes billevesées. ».
Ce n'est pas vrai, je ne suis pas malade, je vais même très bien et rassure-toi, il n'est pas question que je fasse appel à un docteur car tu sais combien ces gens là sont prompts à couper un bras ou une jambe à la moindre occasion sans s'arrêter de parler, habitués comme ils sont. Non, je vais bien, disais-je, mais, il n'y a rien comme l'écriture d'un roman pour te prendre tout ton temps, et ça pousse pas beaucoup à en rajouter sur un blog, l'écriture un roman, aussi tu comprendras qu'à l'approche de la fin, il ne reste qu'une vingtaine de pages à faire, je ne sois pas tous les jours en état de te donner une éclatante billevesée à publier. Tu voudras bien m'en excuser auprès des lecteurs et leur dire aussi pour moi que de recevoir toutes ces félicitations, toutes ces marques de sympathie au sujet de mon livre me permettent de chanter dès 4 heures du matin, « tiens, les montagnards sont là » avec le cœur de l'auteur qui constate qu'il n'a perdu ni son temps, ni son travail. Mais, ce qui m'honore le plus, c'est la qualité de mes lecteurs, et de savoir que la pucelle et le cornichon passent sur mon blog régulièrement est assez flatteur, car je me demande bien comment après dans la même journée, s'être promené en voiture dans la campagne, jouer au bilboquet, lu Mickey parade, envoyé des menaces par sms, tenté de déstabilisé des auteurs par des mensonges à faire rougir le diable, ils trouvent encore le temps de passer ici et de laisser des commentaires fanfarons, les inconscients. Tu me diras que dans une autre époque, j'aurais laissé aller mon poing jusqu'à l'œil gauche du cornichon, c'est vrai, et c'est effectivement ce qu'il y aura de mieux à faire lors de ma prochaine rencontre avec eux, non que ça implantera de lintelligence dans le cerveau du réceptionnaire, mais ça lui permettra au moins de passer des fêtes de pâques très entouré, avec une cloche nymphomane en blanc qui passera le voir tous les matins pour savoir comment va son nez.
Publié par nolhart à 16:44:16 dans Journal | Commentaires (7) | Permaliens
Et bien oui, là ! J'ai ri aux larmes.
C'est lamentable, dites-vous ? Oui, je le sais bien que c'est lamentable.
On n'écrit pas sur ces choses là, dites vous? Vous voyez bien que si, puisque je les écris.
Je voudrais bien vous y voir, à ma place, vous qui parlez. On est dimanche, j'ai raté la messe, et je n'arrivais
pas à écrireune ligne à la syntaxe amusante, et compte
tenu du sujet, je n'ai pas le choix, il faut que ce soit drôle. Alors je suis
sorti saluer le chat, prendre un café et, effet de la fatigue sans doute, j'ai ri. J'avais des doutes, et bien,cette poilade les a dissipé.Et voilà comment :
Il y a plusieurs mois que je travaille sur un roman dont le
héros est la mort, je tente de la rendre, amusante et drôle, attachante et
respectable, la faisant se mouvoir maladroitement dans un monde où sans
médiatisation on n'existe pas, dans un univers où la médecine, pour de sombre
raisons pécuniaires, oublie un peu trop souvent qu'elle devrait être universellement accessible.
Mais, est-ce nous qui choisissons les
sujets de nos romans, ou sont-ce les sujets qui s'imposent à nous ? Peut-on
rire avec la mort ? S'en moquer ? Peut-on rire de tout ? Peut-on
écrire ces choses là. Ces questions sont arrivées par derrière comme un
coup de batte de base-ball, au moment où je mettais mon cinquième sucre dans
mon expresso.
Mais, oui, m'a répondu Desproges, on peut rire de tout, mais pas avec tout le
monde, et à condition que ce soit drôle.
Alors, je me suis imaginé être le seul à en rire, à ne pas avoir un seul lecteur, et j'ai ri de plus belle encore, en imaginant que ce livre allait se classer tout en haut de mes échecs, et je me suis traité d'imbécile en me frappant le front à coup de petite cuillère, sans arrêter de rire.
Oui, c'est lamentable.
On n'écrit pas sur ces choses là, dites vous ? C'est blasphème, dites-vous?
Oui, peut-être, mais c'est trop tard, c'est fait, sans que je ne puisse plus reculer ; bien oui, je ris de la mort, quand je l'imagine dépressive, en grève ou communiste, je ris de la laisser croire qu'elle peut séduire n'importe qui sous le nez du premier Casanova venu;), je ris quand elle raconte des histoires drôles pour se changer les idées. Je fais rire de la mort, pour tous ceux qui en pleurent de trop, parce que, finalement, elle ne mérite pas mieux que d'en rire.
Publié par nolhart à 14:06:25 dans Journal | Commentaires (11) | Permaliens
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