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<< Journal d'un roman | Salon du livre de Paris 2008 | Salon du livre (partie1) >>
Ah, ces médecins !
Si on n'en avait pas la pratique,
on pourrait s'agacer.
Ils vous parlent de Victor Hugo durant l'auscultation, ce
qui serait agréable si cela n'avait pour conséquence de leur faire oublier l'essentiel,
votre santé ! Et, il y a tout lieu
de penser, que même si la médecine participe à la diffusion de la culture littéraire,
nous sommes en droit de leur dire, dans ces instants où vous sentez l'angoisse
vous étreindre dans l'attente du diagnostic du jour parce que vous avez parié
avec un vieux pote que le sang de veau mort-né n'était pas nuisible à vos
poumons, de se mêler de ce qui les regarde : La médecine. C'est vrai quoi
à la fin, on peut rire un brin sur le dos d'Hugo, mais quand la science se mêle
de beaux textes, et ne se concentre plus sur son propos, elle prend le risque de
limiter l'espérance de vie des auteurs, et cela chambardera le monde de l'édition ;
et on a beau exercer dans une clinique privée et très chic, ce n'est pas une
raison pour promener son stéthoscope sur le dos des cuirs de La Pléiade, plutôt
que celui des patients qui semblent en avoir besoin. Personne n'est à l'abri d'une
étourderie, c'est acquis, mais, tout de même, il est des professions où la
nonchalance et le manque de concentration peuvent avoir des effets négatifs sur
la culture, et ils n'en sont pas conscient ces bougres-là.
Tenez, par exemple, combien d'entre
eux seront à se promener, en saltimbanque, dans les allées du salon du livre,
les mains pleines d'ouvrages n'ayant rien à voir avec les remèdes, la thérapeutique
ou les purges, plutôt que d'être à lire les Dialogues
de Platon, dans lequel, le rôle majeur du Pneuma, qui donne aux organes
mouvement et vie, a été démontré ?
Vous
le savez ou vous ne le savez pas ?
Et bien, je vous l'apprends, ils seront
beaucoup trop !
Je profite de l'occasion pour remercier vivement les lecteurs qui se sont inquiétés de ma santé, et leur dire que sans aller beaucoup mieux, ça ne va pas pire ; que j'attendais l'ouverture du salon du livre pour me remettre de façon définitive, car au final, c'est certainement l'endroit où les docteurs parlent de médecine, puisque dans leur cabinet, ils parlent littérature.
Publié par nolhart à 08:04:43 dans Actu | Commentaires (5) | Permaliens
20-03-2008 15:22
De sandra Sujet:
alerte! Url: [Liens]
20-03-2008 10:17
De Bridget Sujet:
Oups... Url: [Liens]
18-03-2008 18:18
De Marie-Laure Sujet:
Contente de t'avoir rencontré Url: [Liens]
13-03-2008 10:39
De Sarvane Sujet:
Comme Molière
13-03-2008 09:33
De Mulke Sujet:
bon salon
Commentaires